mercredi 18 octobre 2017

Conventions : Partenariat, coopération et nouveautés !

Conventions siam 2015

A l’occasion de la 8ème édition des Assises de l’agriculture, il a été procédé à la signature de cinq conventions concernant le développement du secteur agricole.

La 1ère convention, signée par le ministre de l’Economie et des Finances, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime et le président de la Fédération Interprofessionnelle Marocaine du Lait (FIMALAIT), vise le renforcement du rôle de la filière lait dans la garantie de la sécurité alimentaire et l’encouragement de la valorisation de la production de la filière pour une meilleure valeur ajoutée, ainsi que la diversification de l’offre destinée au consommateur.

Des milliards pour le lait

Doté d’une enveloppe budgétaire de 6,6 MMDH, ce contrat-programme couvre la période 2015-2020 et permettra à terme la création de plus de 40.000 emplois directs et une augmentation significative de la production de lait (de 2,4 à 4 milliards de litres).

La filière lait, placée au cœur de la stratégie arrêtée dans le cadre du Plan Maroc Vert, connaîtra ainsi à l’horizon 2020 une augmentation du cheptel laitier qui passera de 1.200.000 à 1.330.000 têtes, une amélioration de la structure génétique du cheptel, une meilleure intégration dans l’environnement économique national et international et une orientation des nouveaux investissements vers les structures privées.

Un partenariat institutionnalisé

Signée entre le ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime et le ministère de l’Economie et des Finances, la 2ème convention porte sur la définition et la mise en place d’un cadre de partenariat permettant aux parties signataires de réaliser des actions conjointes ayant trait aux domaines de l’environnement et du développement durable en relation avec le secteur de l’agriculture. Cette convention se focalise sur quatre grands axes de partenariats, à savoir le renforcement des programmes de développement de l’économie circulaire dans le secteur agricole, le renforcement de la prise en compte des changements climatiques, l’opérationnalisation de la Convention sur la diversité biologique et la communication et la sensibilisation autour des enjeux d’une agriculture durable.

Coopération Sus-Sud

Un accord tripartite entre le gouvernement du Swaziland, le gouvernement du Maroc et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a également été signé. Cet accord, entrant dans le cadre de la coopération Sud-Sud, vise à faire bénéficier le Royaume de Swaziland de l’expérience du Maroc dans les domaines du développement agricole, de l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la lutte contre la pauvreté. Le financement de cet accord, sera assuré grâce au Fonds fiduciaire marocain hébergé par la FAO et destiné au développement de la Coopération Sud-Sud agricole en Afrique.
Pour sa part, le Maroc s’engage à identifier, élaborer et mettre en œuvre, en étroite collaboration avec les organismes du Swaziland, les activités dans le domaine du développement agricole, l’amélioration de la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté.

Naissance de l’Agropole SMD

Par la même occasion, il a été procédé à la signature d’une autre convention concernant la création de l’Agropole de Souss-Massa-Draa sur une superficie de 74 hectares au sein du Parc Haliopolis d’Agadir. Signée par le gouvernement, les autorités locales et le groupe CDG Développement, cette convention, s’inscrivant dans le cadre de la stratégie du Plan Maroc Vert et plus particulièrement de sa déclinaison territoriale dans la région de Souss-Massa-Draa, permettra la création au sein du Parc Haliopolis d’un parc industriel de valorisation, de transformation et d’innovation dans le domaine agricole.

Et la valorisation des déchets

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement durable pour le secteur agricole, une convention spécifique pour la réalisation du projet de valorisation des déchets issus du secteur oléicole a été signée par le ministre de l’Economie et des Finances, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime et la ministre chargée de l’Environnement. Dotée d’une enveloppe budgétaire globale de 933 MDH, cette convention porte sur la réalisation de projets de valorisation des déchets issus du secteur oléicole avec comme principaux objectifs la valorisation de 730.000 tonnes de grignons humides, soit près de 80% du volume total de grignons humides produit en 2020 et l’épandage de 900.000 tonnes de margines, soit près de 8% du volume total des margines produites en 2020.

Hamid Dades

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Maroc-Côte d’Ivoire : Une coopération exemplaire


La coopération maroco-ivoirienne dans le domaine agricole est exemplaire. En témoigne la participation du Royaume, en tant que pays d’honneur, au Salon de l’agriculture et des ressources animales d’Abidjan (SARA), organisé du 3 au 12 avril 2015. Ainsi, Mamadou Sangafowa Coulibaly, ministre ivoirien de l’Agriculture, relève que le SARA a été l’occasion pour les deux parties d’échanger leurs expériences respectives acquises dans le domaine agricole. Le ministre ivoirien a mis en évidence, dans ce cadre, l’assistance technique apportée par le Maroc à la Côte d’Ivoire pour organiser le SARA 2015, qui s’inscrit dans le cadre de la Coopération Sud-Sud. Il a aussi rappelé la signature, en juillet 2014, de l’accord de coopération visant la mise en place d’une plate-forme logistique à Abidjan pour l’importation des produits agricoles marocains, notamment les fruits et légumes.

Maroc-Sénégal : La riche expérience agricole


«Le Maroc a une riche expérience agricole sur laquelle nous pourrons capitaliser pour massifier les investissements Sud-Sud et construire une sécurité alimentaire et nutritionnelle dans nos pays». C’est ce qu’estime Papa Abdoulaye Seck, ministre sénégalais de l’Agriculture. Le ministre a noté que la coopération constitue un outil précieux à utiliser, afin de développer positivement et durablement les agricultures des pays africains, soulignant qu’un partenariat renforcé gagnant-gagnant est de nature à permettre de lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire. Le ministre a cependant ajouté que la coopération Sud-Sud n’était pas suffisante. Il faut aussi, a-t-il insisté, lors de son intervention à la table ronde organisée aux Assises, développer la recherche.

Maroc-Espagne : Une offre très variée


Dix-huit entreprises espagnoles, toutes filières confondues, présentent leur expertise et savoir-faire lors de la 10ème édition du SIAM, selon le Bureau économique et commercial de l’ambassade d’Espagne à Casablanca. Erigé sur 288 m2, le pavillon d’Espagne permettra à ces entreprises de présenter leurs offres dans différentes filières, comme l’irrigation, les serres, la protection des cultures, les machines agricoles, les équipements pour le bétail et la post-récolte. Cette édition est l’occasion pour une dizaine d’entreprises espagnoles de présenter leurs produits pour la première fois et pour l’ensemble des sociétés de consolider leurs liens avec les clients et partenaires, ainsi que de nouer de nouveaux contacts, a indiqué la même source.

Maroc-Qatar : Global Dryland à l’honneur


La 10ème édition du SIAM devrait aussi mettre à l’honneur et pour la 1ère fois une initiative bien singulière. Il s’agit de «Global Dryland» qui est une organisation qatarie ayant pour vocation de contribuer à la sécurité alimentaire dans les pays arides.

Maroc-France : Des échanges privilégiés


Vitrine et rendez-vous annuel de l’agriculture marocaine, l’édition 2015 du SIAM connaît aussi l’organisation pour la 7ème année consécutive, par Business France (le nouveau nom d’Ubifrance depuis sa fusion avec l’Agence Française pour les Investissements Internationaux en janvier 2015), en partenariat avec la CFCIM, du pavillon France qui réunit, cette année, 35 entreprises et organismes de tous les secteurs agricoles et agroalimentaires, qui occupent plus de 650 m² sur le pôle International. Une Journée France est aussi au programme.
La France est l’un des premiers partenaires du Maroc, que ce soit en tant que client, fournisseur, bailleur de fonds ou investisseur. Elle se place au 3ème rang des fournisseurs de machines agricoles du Maroc et est le premier fournisseur d’appareils de laiterie et d’équipements de préparation des aliments pour la filière viande.
Les échanges de produits agricoles et alimentaires entre la France et le Maroc progressent rapidement.
Les exportations marocaines sont composées essentiellement de légumes (tomates…), de fruits (melons, mandarines, oranges, fraises…) et de produits de la mer (poissons, conserves à base de poissons…).
Les exportations françaises comprennent avant tout des céréales (blé tendre, orge, blé dur…), mais également des animaux vivants, des produits laitiers, des oléagineux, des vins et spiritueux, etc.
Ces échanges ont été renforcés avec l’accord UE-Maroc sur la libéralisation réciproque des produits agricoles et des produits agricoles transformés en octobre 2012.

L’ONEE : «Tarif vert» et autres coups de pouce aux agriculteurs


En agriculture, le rôle de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE) est d’une grande importance. L’Office ne cesse d’accompagner ses clients, particuliers ou sociétés, exerçant une activité agricole reconnue par une attestation délivrée par les services compétents du ministère de l’Agriculture. Preuve en est que l’ONEE a établi un «Tarif vert» destiné aux professionnels du secteur agricole marocain. Ce tarif permet aux clients d’optimiser leur consommation en évitant les heures de pointe par un déplacement vers les heures normales et de bénéficier d’options tarifaires adaptées à la durée annuelle d’utilisation, ainsi que d’une double saisonnalité (prix hiver et prix été). Il dispense également de la souscription de puissances et seule la puissance appelée est facturée. A cela s’ajoute le fait que le prix de l’électricité varie en fonction de l’option tarifaire du choix du client, de la saison et du poste horaire de consommation. Par ailleurs, l’ONEE a pris part à la réalisation des plans énergétiques afin d’améliorer les conditions de vie de la population et l’évolution de la croissance globale du Maroc. Il faut savoir que les énergies renouvelables participent à hauteur de 4% au bilan énergétique national. Elles sont également à l’origine de la production de près de 10% de l’énergie électrique, grâce à l’effort important de mobilisation de la ressource hydraulique, ainsi qu’à l’effort d’implantation des premiers parcs éoliens. D’ailleurs, l’ONEE vient d’annoncer l’achèvement de l’évaluation de la première étape de l’appel d’offres relatif au développement, à la conception, au financement, à la construction , à l’exploitation et à la maintenance du projet éolien intégré de 850 MW. Ledit projet porte sur 5 parcs éoliens, à savoir Midelt (150 MW), Tiskrad-Tarfaya (300 MW), Tanger II (100 MW), Jbel Lahdid-Essaouira (200 MW) et Boujdour (100 MW), à mettre en service entre 2017 et 2020.

AH

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