lundi 23 octobre 2017

Commerce extérieur : Abbou annonce un plan

Mohamed Abbou ministre commerce 2013

Mohamed Abbou, ministre-délégué chargé du Commerce extérieur :

«Nous préparons un plan d’urgence pour donner un coup de fouet au secteur»

Mohammed Abbou, ministre délégué chargé de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et du Commerce extérieur, a lancé, vendredi 20 décembre à Casablanca, une campagne de communication sous le thème: «Key export: les programmes qui vous ouvrent les portes de l’export». Pour sa première sortie médiatique, le ministre RNIste a accepté de nous parler de son plan d’appui à l’export et de la carte de hub régional dont jouit le Maroc.

Interview

Le Maroc est considéré aujourd’hui comme hub régional. Comment comptez-vous déployer cette carte?

Je dois d’abord rappeler que notre pays est positionné aujourd’hui en tant que hub régional grâce aux hautes instructions de SM le Roi. La volonté royale veut que l’on s’oriente davantage vers l’Afrique en vue de consolider notre rôle historique de relais incontournable de développement et de plate-forme en faveur des investisseurs émanant des quatre coins du monde. Aujourd’hui, le Maroc est devenu une porte d’accès à l’Afrique subsaharienne qui connaît des taux de croissance très importants. Chiffres à l’appui, cette région a enregistré, sur les 3 trois dernières années, une progression de la croissance de l’ordre de 50%. Il est donc grand temps de mettre à profit cette opportunité pour élargir le panel de nos activités. Le Maroc suscite de plus en plus la confiance des investisseurs étrangers et ce, en dépit de la crise économique mondiale. Nous comptons aussi valoriser cette carte de pont non seulement vers l’Afrique, mais aussi vers les marchés européens, asiatiques et du Moyen-Orient -et pourquoi pas de l’Amérique latine pour doper l’attractivité du Royaume?- Cette attractivité est due essentiellement à la stabilité politique et à l’amélioration du climat des affaires, des atouts mis à contribution afin de booster le commerce extérieur.

Pour ne pas vanter exagérément l’image du Maroc, il faut dire aussi que le commerce extérieur du pays sombre dans une léthargie. Qu’en pensez-vous?

Justement, le constat est alarmant et nous sommes en train de préparer un plan d’urgence pour donner un coup de fouet au secteur. Ce plan sera finalisé dans les jours à venir, le temps de collecter les appréciations de tous les acteurs opérant dans le domaine du commerce extérieur. Toute une analyse sectorielle a été réalisée pour mieux répondre aux différentes questions liées aux aspects juridiques et aux actions commerciales. Il s’agit de déployer des mesures immédiates et rapides dans l’objectif de diversifier les produits à l’export et de chercher de nouveaux marchés. Il est question également d’agir sur les importations. L’instauration de nouvelles normes de qualité ou encore de normes techniques et environnementales permet de limiter l’afflux des achats en provenance de l’étranger, tout en respectant nos engagements vis-à-vis de l’Organisation mondiale du commerce et en les contraintes contractuelles envers nos partenaires commerciaux.

Les accords de libre-échange (ALE) ont-ils été une décision bénéfique pour l’économie nationale?

Une chose est sûre: la libéralisation des échanges extérieurs est un moyen bénéfique pour toute économie. Le pari est de savoir en tirer profit. Je peux vous dire que la Maroc, jusqu’à aujourd’hui, n’a pas bien su exploiter les opportunités offertes par ces ALE. Pour ne citer que l’exemple de l’ALE Maroc-USA qui attribue, à titre exceptionnel aux exportateurs marocains, un contingent de 30 millions de mètres carrés de produits textile. Je tiens aussi à souligner que notre département se penche actuellement sur la finalisation d’une étude portant sur tous les ALE signés en vue d’établir une évaluation de l’existant et d’en tirer profit pour mieux négocier les futurs ALE.

La conclusion de l’ALE Maroc-Canada est-elle toujours prévue pour 2014?

Non. Pour l’année prochaine, c’est impossible, pour la simple raison que les discussions sont en stand-by. Il faut savoir aussi qu’aucun round de négociations n’a eu lieu depuis 2012.

S’agissant de votre stratégie d’internationalisation à l’africaine, envisageriez-vous de viser aussi les marchés anglo-saxons?

Bien sûr. C’est une cible capitale dans notre stratégie de prospection des nouvelles opportunités d’investissement. D’ailleurs, nous prévoyons une grande tournée en Afrique de l’Est au cours du mois prochain, dans le cadre de la Caravane de l’export.

Propos recueillis par Mohamed Mounjid

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