mercredi 18 octobre 2017

Casablanca : Ecole centrale pour accélération industrielle

Biausser ecp moulay hafid elalamy ministre ghita lahlou ecc

Aboutissement d’un partenariat public-privé innovant pour un modèle inédit de gestion au Maroc, Casablanca a récemment rejoint les hubs universitaires internationaux où sont formés les leaders de demain à travers le lancement des travaux de construction de l’Ecole Centrale de Casablanca (ECC).

L’ECC est également le fruit d’une collaboration innovante d’Etat à Etat. Une initiative conjointe de l’Etat marocain, en particulier du ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique et de l’Ecole Centrale Paris. Elle est fondée sur une convention qui a été signée au plus haut niveau, devant Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le président de la République française, François Hollande. Ce partenariat lui confère le statut d’école publique marocaine.
Présidée par Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numérique, la cérémonie de présentation officielle du projet ECC a été marquée par des interventions qui versaient toutes dans l’intérêt de créer une telle institution au Maroc, en particulier à Casablanca et les avantages que celle-ci offrira en termes de qualité et de spécificité de formation. Fruit d’un partenariat innovant entre l’Ecole Centrale Paris et le gouvernement marocain, matérialisant un modèle de gouvernance inédit au Maroc, cette nouvelle école s’inscrit pleinement dans les valeurs et la philosophie de l’Ecole Centrale Paris pour former les leaders de demain et participer à l’accélération industrielle du Maroc et la montée en puissance de l’Afrique. Elle accueillera sa première promotion dès septembre 2015.
La cérémonie s’est déroulée en présence d’Hervé Biausser, Directeur de l’École Centrale Paris, de Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres, et de Charles Fries, ambassadeur de la République française au Maroc.

Là où besoin il y a

Créer une structure où la formation se fera en adéquation avec les besoins de l’entreprise, c’est aller droit au but pour impliquer davantage celle-ci dans le développement des compétences et l’absorption de l’emploi. C’est aussi créer des profils sur mesure qui répondent aux besoins et aux attentes de cette même entreprise.
Dans ce sens et partant de son expérience d’industriel et d’employeur, Moulay Hafid Elalamy a précisé: «Les entreprises marocaines, notamment celles qui sont les mieux insérées dans l’économie mondiale, ont besoin d’ingénieurs capables de marier des compétences technologiques de haut niveau et les qualités comportementales nécessaires pour évoluer dans des environnements complexes. L’Ecole Centrale Casablanca me semble à même de s’adapter aux besoins de l’industrie marocaine, d’en comprendre les besoins et de la pourvoir de ressources hautement qualifiées. Sa création accompagnera la dynamique instaurée par le Plan d’accélération industrielle 2014-2020, au sens où elle favorisera l’amélioration de la performance et de l’efficacité du dispositif de formation en place».
Pour sa part, Hervé Biausser, Directeur de l’Ecole Centrale Paris, a souligné: «L’Ecole Centrale Casablanca sera une Ecole Centrale de plein exercice, partageant la même vision de l’enseignement et de la recherche que Centrale Paris et le même niveau d’exigence».
«Centrale Casablanca regorge d’ambitions. Elle veut être une école leader sur l’ensemble des pays d’Afrique de l’Ouest. Sa pédagogie sera innovante et elle sera largement ouverte sur l’entreprise, faisant de l’insertion professionnelle de ses diplômés sa priorité N°1…
Notre ambition est d’offrir au Maroc une formation basée sur un enseignement technique et scientifique solide, aux mêmes standards de qualité et d’exigence qu’à Paris», a déclaré Ghita Lahlou, Directrice de l’Ecole Centrale Casablanca, ajoutant que le management de l’ECC, aspire à sélectionner et à faire grandir les leaders marocains et africains de demain «en formant des ingénieurs généralistes polyvalents de très haut niveau, familiers avec l’entreprise et aptes à la conduite de grands projets dans un contexte international».
Les travaux du campus de l’Ecole Centrale Casablanca devraient être achevés pour une rentrée de la première promotion dès septembre 2015. Le campus a été entièrement pensé pour faire le lien entre l’homme qui y évolue et la forêt qui l’entoure. C’est un lieu de vie respectueux des exigences du développement durable, conçu pour favoriser l’épanouissement et le développement des étudiants.

L’école en question

L’Ecole Centrale Casablanca est un modèle pionnier de gouvernance des établissements d’enseignement supérieur au Maroc. Le modèle de gouvernance de l’Ecole est ainsi basé sur un dispositif «public-public» initié par la signature du partenariat et géré par une fondation ad-hoc.
Ce partenariat lui confère le statut d’école publique marocaine, pilotée par un conseil d’administration tripartite composé de personnalités indépendantes, de représentants de l’Ecole Centrale Paris et du ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Économie numérique, en collaboration avec le ministère de l’Economie et des Finances et le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres. Elle délivrera un diplôme d’Etat marocain qui devrait être reconnu, après homologation, comme diplôme national français.
Pleinement alignée au plan pédagogique et des valeurs sur l’Ecole Centrale Paris, l’Ecole Centrale Casablanca s’inscrit dans la politique d’internationalisation des Ecoles Centrales qui a vu la création de Centrale Pékin en 2005 et Mahindra Ecole Centrale à Hyderabad en Inde en août 2014. La ville de Casablanca a été choisie en tant que tête de pont et véritable hub universitaire pour le continent africain.
Centrale Casablanca offrira une large palette de possibilités d’échanges internationaux, notamment avec les autres Ecoles Centrales, ainsi qu’avec de nombreuses institutions internationales à travers des partenariats existants. Pour les étudiants, c’est l’opportunité de commencer leur formation dans une école marocaine, avec une ouverture sur un cursus international. A terme, Centrale Casablanca formera 200 ingénieurs d’Etat de très haut niveau chaque année.
L’ambition de Centrale Casablanca est d’accompagner le Plan d’Accélération Industrielle 2014-2020 du Maroc en formant des dirigeants dotés d’un solide savoir-faire scientifique et technique, mais aussi du savoir-être et du leadership nécessaires pour conduire les grands projets du Royaume et relever les défis futurs. L’ECC est également pleinement alignée sur la stratégie continentale du Royaume, se voulant un pôle de convergence des talents panafricains et un important contributeur à la montée en puissance de l’Afrique de demain.
D’autre part, l’ECC s’intégrera dans l’écosystème des Ecoles Centrales de Paris, Lyon, Nantes, Marseille et Lille. Elle poursuivra la politique de développement international des Ecoles Centrales. Plus particulièrement, Centrale Casablanca sera liée à l’Ecole Centrale Paris par un enseignement très proche de celui de l’établissement parisien, une gouvernance construite à parité entre Centrale Paris et l’Etat marocain et un enseignement et une recherche pilotés par un directeur-adjoint issu de l’Ecole Centrale Paris.

Hamid Dades

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