Social | Emploi, un chantier ouvert

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La situation du marché de l’emploi pourrait encore subir les effets du choc de la crise pandémique en 2022. Le gouvernement Akhannouch promet toutefois d’insuffler une nouvelle dynamique à l’employabilité à compter de 2022.

«Avec la détection au Maroc du nouveau variant Omicron et les nouvelles mesures restrictives annoncées par l’Exécutif pour endiguer la transmission de ce virus, l’avenir des salariés va encore se noircir. Il y aura encore des faillites et des licenciements dans les semaines qui viennent», ont averti des syndicalistes, ne laissant pas de doute sur le sort qui attend les salariés, épargnés jusqu’à présent par les conséquences de la crise sanitaire.

La situation du marché de l’emploi continue de subir les effets du choc de la crise pandémique, étant essentiellement marqué par la hausse du taux de chômage et de l’inactivité, particulièrement chez les femmes. Celles-ci ont été touchées de manière disproportionnée par les suppressions d’emplois et la perte de leurs revenus, qui ont résulté de la crise économique liée au contexte pandémique, selon l’enquête nationale sur l’emploi du Haut-Commissariat au Plan (HCP).

Cette enquête, réalisée au terme du premier trimestre de l’année 2021, indique que l’économie nationale a enregistré une perte de 202.000 postes d’emploi sur le plan national, alors qu’une année auparavant, entre les premiers trimestres de 2019 et de 2020, pas moins de 77.000 postes avaient été créés. 

Le nombre de chômeurs a ainsi augmenté de 19%, passant de 1.292.000 à 1.534.000 chômeurs recensés par le HCP, entre le premier trimestre de l’année 2020 et celui de 2021. Au cours de cette période, le taux de chômage est, quant à lui, passé de 10,5 % à 12,5%, enregistrant une forte hausse. Pour les femmes, la hausse est encore plus importante, ce taux étant passé de 14,3% à 17.5%, selon la même étude.

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Une chose est sûre. La crise sanitaire a mis plusieurs activités au ralenti voire même à l’arrêt. Le tourisme, l’hôtellerie et la restauration, pour ne citer que ces secteurs-là, sont encore à l’arrêt. Ils sont particulièrement en danger, ainsi que certaines branches industrielles, comme les industries mécaniques et électriques, pour lesquelles le gouvernement doit présenter des plans de soutien spécifiques, soulignent des économistes. Plusieurs entreprises ont du mettre la clé sous le paillasson, dit-il, ajoutant que «les petites sociétés ont été frappées de plein fouet par la crise pandémique de la Covid et sont menacées tout comme de grandes entreprises nationales».

Le gouvernement, qui vient d’annoncer de nouvelles mesures restrictives en raison de la propagation rapide du nouveau variant d’Omicron, promet toutefois de réduire progressivement le taux de chômage. Le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Younes Sekkouri, a souligné, dernièrement à Fès, que le programme du gouvernement 2021-2026, vise à insuffler une nouvelle dynamique à l’employabilité. «Un budget exceptionnel de 3,5 milliards de DH sera destiné à ce chantier durant 2022 et 2023», a-t-il précisé.

NC

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