vendredi 18 août 2017

Maroc-Egypte : Gifle magistrale !

Salaheddine mezouar et Sameh shoukry

En 5 jours, la brouille qui grossissait depuis l’été dernier, entre le Maroc et l’Egypte, a totalement disparu… Merci qui ?

Tout avait pourtant bien commencé. Au lendemain de l’élection à la tête de l’Egypte du Général Al-Sissi, en mai 2014, le Roi du Maroc avait présenté ses félicitations «les plus chaleureuses» au nouveau Président et «ses vœux les plus sincères de plein succès dans l’accomplissement de ses éminentes fonctions».
Aussi, le Maroc n’a-t-il d’abord rien compris, lorsque les attaques égyptiennes ont commencé… Des attaques contre le pays, son Roi, sa société et, surtout, son intégrité territoriale. Mais très vite, le rôle de l’Algérie apparait au grand jour. Notamment, lorsque le représentant du Polisario en Algérie, Brahim Ghali, organise un voyage à Tindouf de médias égyptiens qui attaquent le Maroc au sujet de son Sahara et lorsque le dissident égyptien, Mohammed El Jawadi, présente en Algérie son livre «Regards égyptiens sur le Sahara occidental» (une enquête dont on apprendra qu’elle a été financée par Alger) devant des journalistes égyptiens remontés à bloc contre le Maroc…
Le Sahara marocain, c’est la ligne rouge et elle a été franchie officiellement par l’Egypte lorsque le secrétaire général du ministère de la Culture égyptien s’est rendu dans les camps de Tindouf.

Le 1er janvier, la chaine de télévision marocaine Al Oula diffuse un reportage où le président déchu Mohamed Morsi est qualifié de «président élu» et l’actuel critiqué. La discorde allait crescendo. Il est alors question de médiation de pays arabes amis…
Et puis, le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry fait une déclaration apaisante, avant d’annoncer sa visite au Maroc. Elle a effectivement lieu le 16 janvier. Sameh Shoukry rencontre son homologue Salaheddine Mezouar et est reçu par le Roi Mohammed VI. Il transmet au Souverain une invitation du Président Al-Sissi à effectuer une visite officielle en Egypte et réitère le soutien de l’Egypte à l’intégrité territoriale du Maroc et à la solution proposée par le Maroc au conflit du Sahara (autonomie élargie).
Depuis, l’Algérie fulmine, déclenchant, comme à son habitude, contre ceux qui ne se rangent pas de son côté, une campagne des plus venimeuses contre l’Egypte… En vain. Le 20 janvier, un entretien téléphonique entre SM Mohammed VI et le Général Al-Sissi a définitivement tourné la page de la brouille. Les deux Chefs d’Etat ont réaffirmé leur attachement à préserver les relations bilatérales de toute tentative visant à leur porter préjudice ou à les perturber (communiqué du Cabinet royal). Encore plus proches qu’avant, ils se sont mutuellement invités à effectuer une visite officielle dans le pays l’un de l’autre. Merci qui ? Merci l’Algérie… Pour qui la gifle est magistrale.

KB

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Egypte : Brahim Ghali, l’indésirable


Les autorités cairotes ont déclaré «personae non gratae» les mercenaires du Polisario qui, sous couvert de tourisme, se livrent à des actes de propagande pro-séparatiste auprès de l’opinion publique égyptienne.
Le pseudo «ambassadeur» du Polisario en Algérie, Brahim Ghali, a été interdit de voyage en Egypte, en raison du rôle joué dans l’intoxication, depuis l’été dernier, des relations entre Rabat et le Caire. Ce dernier était personnellement intervenu auprès des autorités algériennes pour demander un soutien financier au déplacement, à Tindouf, en juin 2014, d’une délégation de journalistes égyptiens. Un déplacement destiné à manipuler l’opinion publique égyptienne.
Pour mémoire Brahim Ghali fait l’objet, depuis le 14 décembre 2007, d’une plainte pour «génocide, assassinats, blessures, détentions illégales, terrorisme, tortures et disparitions», déposée par l’Association sahraouie de défense des droits de l’Homme (Assadeh) auprès de l’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale en Espagne. L’«accréditation» de ce tortionnaire auprès d’Alger, depuis 2007, n’est qu’une tentative algéro-séparatiste pour le soustraire à la justice. Preuve en est que, depuis 2007, ce tortionnaire n’a jamais mis les pieds en Espagne, ni dans aucun autre pays européen.

 

BEK

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