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Les ralliés Un cheval de Troie ?

Ceux que l’on appelle au Maroc «les ralliés», ce sont les habitants des camps de Tindouf qui fuient ces camps pour rejoindre le Maroc et renient le Polisario.

Il en est arrivé un peu plus de 1.650 au cours de cette seule année 2010. Année où le rythme s’est accéléré puisque, selon les chiffres officiels, quelque 3.300 ralliés, en tout, ont regagné le Maroc depuis le cessez-le-feu de 1991.

Il a été établi, lors des derniers événements de Laayoune, que quelques uns de ces ralliés, récemment arrivés au Maroc, ont participé au saccage de Laayoune et autres actes de violence et vandalisme.

Lors de la rencontre des ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères avec les médias, après les événements, la question s’est alors posée de savoir si ces ralliés n’ont pas été envoyés par les services algériens et du Polisario, dans le cadre d’une stratégie précise, afin d’exécuter au Sahara un plan de déstabilisation échafaudé de l’autre côté des frontières-Est du Maroc ?

La réponse de Taïeb Fassi Fihri, ministre des Affaires étrangères, ne laisse aucun doute. «Aujourd’hui, c’est connu, une stratégie a été préparée et elle a été exécutée. Parmi les fauteurs de trouble, il y avait des ralliés qui sont rentrés dans le cadre de cette stratégie. Ils sont rentrés très récemment».

Une déclaration au journal Le Figaro, d’un ex-journaliste de la radio du Polisario, Hamadou Hafed (lui-même ayant rallié le Maroc en avril dernier seulement) va dans le même sens. Il assure que, parmi les derniers ralliés arrivés à Laâyoune, il y avait des éléments du Polisario et que ces «infiltrés» comptaient parmi ceux qui ont pris le contrôle du campement de Gdim Izik, lors des événements. «J’en connais au moins quinze, mais après les émeutes, ils sont repartis pour Tindouf», a confié Hamadou Hafed au journal français.

Le flot des ralliés serait donc utilisé par les services algériens et du Polisario comme un «cheval de Troie» ?

Certes, tous les ralliés ne sont pas des «trublions» déguisés en «repentis de la mère Patrie», mais parmi les conséquences des événements de Laayoune du 8 novembre dernier, il y a désormais cette large défiance de l’opinion publique marocaine à l’égard des ralliés.

Une chose rassure : les responsables marocains ne sont pas dupes. Les ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères iront même plus loin dans leurs révélations. Ils diront que parmi les éléments douteux qui sont venus à Laayoune récemment, il y a aussi ceux qui, sentant l’étau se resserrer autour d’eux au Sahel, ont décidé de rejoindre le Maroc.

Faut-il donc avoir peur de ces faux ralliés ? L’Algérie et le Polisario ont-ils marqué un point avec cette stratégie d’infiltrés ?

Les médias marocains le pensent. Certains l’ont même clairement exprimé.

Les responsables, eux, ne s’inquiètent pas outre mesure. Que peuvent faire les infiltrés que ne font déjà ceux qu’on appelle les «séparatistes de l’Intérieur» et qui agissent à visage découvert ? Ces derniers seront peut être plus nombreux, mais les pouvoirs publics marocains seront aussi plus vigilants.

Les méthodes de la guerre froide ne sont décidément plus d’aucune efficacité pour ceux d’Alger et de Tindouf qui raisonnent encore comme on raisonnait dans les années soixante !

A quand donc un Maghreb moderne qui tire les peuples vers le haut en s’occupant de croissance et de grands chantiers de développement, au lieu du Maghreb d’aujourd’hui empêtré dans des rivalités fratricides et une affligeante indigence intellectuelle ? Alger a la réponse.

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