mardi 12 décembre 2017

Hamid Benbrahim El Andaloussi, Administrateur Sociétés Aéronautiques (MA-Aerospace consulting)

«Le secteur de l’aéronautique au Maroc est très brillant»

Où en est le secteur de l’aéronautique au Maroc?

Pour ce secteur, une quinzaine d’années, c’est peu. Nous sommes passés, durant cette période, de cinq ou six sociétés à 125.

Avec quel chiffre d’affaires?

Un CA de 1 milliard de dollars à l’export. Et nous allons multiplier par 2,5 le chiffre d’affaires du secteur dans les 6 ou 7 années à venir. Nous allons également multiplier par 2,5 le nombre des sociétés qui interviennent aujourd’hui dans le secteur.

Que représente 1 milliard de dollars à l’export?

Cela représente aujourd’hui 4,5% d’exportations, contre pratiquement rien il y a douze ou treize ans.

Quelle est la part des jeunes Marocains dans ce secteur?

Il y a 12.000 jeunes qui travaillent dans ce secteur (aéronautique) et 125 sociétés. Pour moi, ce sont ces jeunes-là qui portent l’aéronautique.

Quel avenir pour le secteur?

Incontestablement brillant.

On parle de l’excellence des relations historiques France-Maroc. Votre témoignage…

Le Premier ministre Français, Edouard Philippe, a dit lors du Forum Economique France-Maroc, que l’une des préoccupations, aujourd’hui, du Président français Emmanuel Macron, c’est de transformer la France, pour que les sociétés soient économiquement plus compétitives. Dans le secteur qui est le mien, nous aidons les entreprises et les sociétés qui s’implantent au Maroc. Cependant, il faut qu’il y ait aussi une transformation au niveau des esprits et qu’on comprenne, en France, que ces sociétés-là ne délocalisent pas au Maroc, mais colocalisent. 

La différence, selon vous?

La différence est que délocaliser, c’est supprimer du travail en France pour l’envoyer au Maroc; colocaliser, c’est faire au Maroc une partie du travail et cela devient alors complémentaire.

Quels bienfaits pour les sociétés qui colocalisent?

Elles se régénèrent et embauchent après, en France et au Maroc.

Quels sont les domaines encore inexploités par le Maroc et la France?

Tous les secteurs de haute technologie.

Nous avons pourtant des ingénieurs…

Bien plus, nous avons des ingénieurs et des techniciens de grande valeur. Lorsque nous réussissons à les former correctement, ils sont remarquables. Il faut revoir entièrement les méthodes de formation et introduire la qualité. Il faut associer les industriels, parce que l’Etat ne sait pas former: ce n’est pas son domaine. Lorsqu’on arrive à associer les industriels, à introduire aussi les nouvelles technologies, la qualité, à sélectionner correctement, nos jeunes sont tout simplement fabuleux.

Est-ce un message à qui de droit?

Faites-le parvenir (rires), vous aussi, par le truchement de votre support médiatique.

Propos recueillis par M. Nafaa

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