mercredi 18 octobre 2017

Gouvernement : L’an trois

Benkirane au parlement maroc

On ne change pas une équipe qui gagne, répètent à l’unisson les composantes de la majorité. L’actuel gouvernement espère se maintenir, fier de son bilan qu’il juge positif.

Membres de la majorité, ministres et élus du PJD, donnent l’impression d’accorder leurs violons à l’occasion du 3ème anniversaire du gouvernement (janvier 2012-janvier 2015). Pour tous, le bilan de ce gouvernement est positif, sauf pour ceux qui refusent d’admettre cette vérité parce qu’elle discrédite l’opposition, commente un ministre du PJD.

Benkirane malmène l’opposition

Bien avant de souffler sa 3ème bougie, le chef de gouvernement avait donné un avis, lors de son oral mensuel au Parlement -un examen de passage où il a pris l’habitude de gagner ses joutes oratoires haut la main, malmenant l’opposition qui peine à lui rendre ses coups. «Si l’opposition, avait-il dit, reste ce qu’elle est, elle ne sera jamais là où je suis, c’est-à-dire au pouvoir. Nous (la majorité) même en dormant, gagnerons la bataille électorale».

L’opposition a avalé la couleuvre, elle qui croyait pouvoir désarçonner le chef de gouvernement sans efforts. Selon un député PJD, c’était sans compter sur la «Baraka» de cet homme simple, mais qui a vite fait d’assimiler les rouages de la politique en général et su diriger un gouvernement, surfant sur les hautes vagues du printemps arabe, tout en respectant les prérogatives de l’institution monarchique. Ce qui lui a valu de toute évidence son soutien.

Bonté divine

Baisse sans précédent du prix du pétrole, pluie, neige… Tous les ingrédients d’un bilan plus que positif étaient au rendez-vous, ce qui a fait dire à Abdelilah Benkirane qu’il devait sa réussite à la bonté divine et à sa gestion des affaires de l’Etat qui prend en compte l’intérêt du pays.
Pour le ministre chargé des relations avec le Parlement, El Habib Choubani, «tous les sondages d’opinion, en plus du débat public, s’accordent à dire que nous sommes aujourd’hui face à un gouvernement responsable de ses politiques comme de ses choix difficiles mais productifs». Choubani en donne pour exemples le chantier de la fameuse Caisse de compensation et la réforme du système des retraites. Même son de cloche chez Mohamed Nabil Benabdellah, ministre de l’Habitat et de la Politique de la ville: «L’actuel gouvernement a démenti toutes les considérations qui lui prédisaient un échec cuisant parce qu’il ne serait soi-disant pas capable d’affronter les défis qui se posent».

Une équipe qui gagne

Fort de ses réussites, le gouvernement Benkirane reste optimiste quant à ses chances de garder la barre. L’alliance gouvernementale actuelle pourrait continuer la marche entamée, son bilan étant positif, estime Nabil Benabdellah, conforté en cela par son collègue Choubani (PJD) qui nous a confié (voir interview): «On ne change pas une équipe qui gagne».

Mohammed Nafaa

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