dimanche 22 avril 2018
Flash Infos

Rabat-Moscou via Abidjan : La route de la joie

Les «Lions» l’ont fait. Ils ont rugi et pour de bon. Ils sont allés si fort et si loin qu’ils ont  arraché leur place au Mondial de Russie, dans un match décisif face aux Eléphants de Côte d’Ivoire, au stade Felix Houphouët-Boigny, au cœur d’Abidjan…

Remarquable retour, au bout de 20 ans d’absence du Maroc de la plus prestigieuse compétition de football qu’est la Coupe du Monde, là où ne prennent place que les meilleures sélections du globe… Une compétition à laquelle le Maroc manquait à l’appel depuis 1998, ayant déjà manqué quatre fêtes…

Vingt ans après, la sélection marocaine de football participera à nouveau à une phase finale de la Coupe du Monde (Russie-2018), après  un parcours sans faute et une détermination née d’une rage de vaincre qui marque une génération de joueurs. Car ces derniers ont opté pour la défense des couleurs nationales pour porter haut la réputation d’un Maroc footballistique, d’un pays de Sport et hisser haut son drapeau… Infatigables, insatiables et combatifs, les Lions de l’Atlas ont fini par arracher une qualification tant attendue par tout un peuple, en battant par 2 buts à 0 la Côte d’Ivoire sur son terrain, en match de la sixième et ultime journée des éliminatoires africaines (groupe C).
Quoique tenus en échec lors des deux premières rencontres, en concédant deux nuls vierges consécutifs face au Gabon et à la Côte d’Ivoire, les Marocains ont su monter en puissance au fur à mesure des matches, en commençant par un récital face au Mali (6-0), passant par le (3-0) infligé au Gabon et arrivant à cette belle victoire face aux Éléphants ivoiriens devant leur public. Héroïques, les hommes d’Hervé Renard, en ballottage favorable dans ce duel à quitte ou double, à la faveur de leur point d’avance sur les «Eléphants», auraient le double choix de se contenter du nul ou d’arracher la victoire chez ceux que l’on surnommait autrefois les «Bêtes noires» du Maroc.

Ces Marocains ne semblaient rien vouloir savoir et, d’emblée, on a compris qu’ils ne se contenteraient pas du nul et qu’ils n’étaient pas convaincus à défendre leur lucarne durant les 90 minutes d’un match historique. Plus encore, Les Dirar, Benatia & Co., semblaient même décidés à défier les lois du foot et à mettre fin à un complexe qui n’a que trop duré… Ainsi, la formation n’a pas fait les choses à moitié et n’a rien laissé au hasard. La meilleure défense étant l’attaque, les joueurs marocains se sont portés pleinement vers l’offensive et ont essayé de trouver des espaces dans la défense ivoirienne, tantôt par Amrabet, tantôt par Ziyech ou encore Hakimi. Leurs efforts ont porté leurs fruits puisque, sentant un vide défensif sur le flan gauche de l’adversaire et mus par cette volonté et cette fureur de vaincre, Nabil Dirar (latéral droit) mettra la balle dans les filets adverses au bout de 25 minutes de jeu, coiffant ainsi au poteau des Eléphants qui n’avaient d’autre solution que de battre les Lions, pour aller en Russie… Rien n’était encore joué, mais cinq minutes plus tard, Mehdi Benatia allait aggraver la souffrance des Ivoiriens en mettant, d’un geste majestueux, la balle dans les filets… Un tir que Sylvain Gbohouo, le goalkeeper ivoirien n’a pas vu venir, à la 30ème minute, Benatia qui a doublé la mise. Les ivoiriens devaient alors redoubler d’efforts pour revenir dans la partie… A 60 minutes de la fin du match, ils devaient relever le défi de marquer 3 buts pour s’assurer une place au Mondial…  Mais les vedettes de l’équipe ivoirienne, notamment Serge Aurier, Wilfried Kanon, Wilfried Zaha ou encore Gervinho, semblaient de plus en plus paralysés par cette performance des Lions de l’Atlas, d’autant plus que Gervinho a manqué son entrée dans le match avec un ratage monumental à la 6ème minute, que Zaha n’était pas bien dans «son maillot» et que les 15 minutes de jeu accordées en fin de partie à Salomon Kalou (entré à la 76ème mn), ne lui ont pas suffi pour faire l’impossible…

Un «impossible» qui n’est pas marocain, comme le disaient  et l’ont prouvé les nationaux. Ceux-là même qui, en deuxième mi-temps, ont su jouer comme il se devait pour maintenir cet avantage, se créant quelques occasions en contre-attaque. Au cours de ce match, considéré par certains analystes comme «le match du siècle du Maroc», la générosité inextinguible et la combativité indiscutable du Onze national ont bel et bien fait la différence.
Grâce à l’implication d’un Mehdi Benatia, serein, influent et rarement pris à défaut par les attaquants, soutenu par les excellents arrières latéraux Hakimi et Dirar, qui n’hésitaient pas à percuter de temps à autre la défense ivoirienne, ou encore le rôle important d’Al Ahmadi, Belhanda, Boussoufa et Ziyech qui veillaient à assurer de la meilleure manière le relais entre une défense solide et solidaire et une attaque performante et efficace, les nationaux ont été bel et bien été au rendez-vous et donné une leçon de discipline tactique, récompensée par une qualification, aux dépens d’une équipe qui a disputé trois éditions consécutives du Mondial (2006, 2010 et 2014).
Concernant le volet offensif, Khalid Boutayeb est sans discussion l’homme fort de l’attaque. Grâce à sa force physique et sa capacité de démarquage, il a participé comme il fallait à l’animation offensive de l’équipe nationale et confirmé, à bien des égards, sa place primordiale comme étant une pièce maîtresse dans le schéma tactique du sélectionneur national.
La symbiose entre les joueurs a, également, joué un rôle-clé dans cette quête glorieuse. Tout au long des éliminatoires, surtout lors des trois derniers matches décisifs, chaque membre de l’équipe semble avoir une volonté et une ardeur sans précédent pour défendre le maillot national; ce qui a permis à tout le groupe d’être aujourd’hui plus performant que jamais, plus régulier et plus efficace sur le plan défensif et au niveau de l’attaque.

Chose promise chose due, les Lions de l’Atlas ont donc poinçonné leur billet pour la Coupe du Monde pour la cinquième fois, confirmant par la même occasion la suprématie footballistique marocaine sur la scène continentale, après le sacre du Wydad de Casablanca en Ligue des Champions d’Afrique.

La sélection nationale de football a brillamment défendu son retour sur la scène footballistique internationale. Alors que le Maroc reprenait sa place légitime et naturelle à l’UA, le foot national se voyait également redorer le blason par une équipe de guerriers, décidés à aller de paire avec cette montée du Royaume. Ayant fini le parcours à la tête de son groupe, la sélection marocaine comptait 12 points, n’a concédé aucune défaite et a su garder ses filets propres; ce qui la qualifie haut la main à la phase finale de la Coupe du Monde prévue, du 14 juin au 15 juillet 2018, en Russie…

Décrocher cette qualification depuis Abidjan n’était pas une mission facile, mais l’équipe nationale l’a pourtant réussie avec brio et a fait montre d’une combattivité extrême et d’un esprit d’équipe irréprochable, offrant au public marocain un succès qu’il attendait depuis le Mondial 1998, dernière phase finale disputée par les Lions de l’Atlas en France… Les Lions de l’Atlas ont certes amplement mérité cette qualification, après six rudes et périlleuses journées. Mais nul ne contestera le fait qu’avec Hervé Renard, ils forment désormais un groupe solide et homogène, livrant un jeu de haut niveau qui retrouve sa place parmi le gotha du football mondial. Place qu’il ira défendre l’été prochain en Russie, aux côtés des meilleures équipes d’Afrique et des autres continents, pour une cinquième qualification du Maroc en phase finale, après les éditions 1970, 1986, 1994 et 1998. Une qualification qui éveille l’espoir de tout un chacun de revivre d’inoubliables moments avec l’équipe marocaine lors de la grande fête du foot qu’est ce Mondial.

Hamid Dades

Message royal : Chaleureuses félicitations de Sa Majesté

SM le Roi Mohammed VI a adressé, juste après le coup de sifflet final du match, un message de félicitations aux membres de la sélection nationale marocaine de football, suite à leur qualification au Mondial 2018. Dans ce message, le Souverain affirme avoir suivi avec joie et fierté la qualification de la sélection nationale marocaine de football à la phase finale de la Coupe du Monde 2018 qu’abritera la Fédération de Russie; enregistrant ainsi une nouvelle page dans le registre des gloires du football national. Suite à cet exploit sportif extraordinaire, qui a emplit de joie l’ensemble des Marocains, le Souverain exprime Ses félicitations les plus chaleureuses et Sa considération à toutes les composantes de la sélection nationale, joueurs, entraîneur, staff technique et médical, dirigeants et cadres de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), pour les efforts qu’ils ont déployés tout au long des éliminatoires qualificatives. Sa Majesté le Roi a tenu à saluer tout particulièrement la prestation distinguée, l’esprit sportif et la haute compétitivité des joueurs nationaux qui ont fait montre d’un patriotisme sincère, en gratifiant le public sportif et en éveillant chez-lui l’espoir de revivre des exploits semblables à ceux réalisés par les précédentes générations qui ont contribué à promouvoir une présence distinguée du football africain en phase finale de la Coupe du Monde. Tout en réitérant ses félicitations pour cet exploit, SM le Roi a souhaité à la sélection nationale davantage de succès et de rayonnement lors des différents évènements continentaux et internationaux.

Voir aussi

Remboursement de la TVA : Démarrage de l’opération, mais…

Les entreprises privées détenant des créances de crédits TVA pourront enfin être remboursées par voie …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter du Reporter

Pour recevoir les dernières actualités et mises à jour de notre équipe.

Félicitations vous êtes bien inscrit(e) !

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer des services, contenus ou publicités adaptés selon vos centres d'intérêts. En savoir plus.