samedi 19 août 2017

Quel semestre pour le groupe BCP ?

Benchaaboun pdg bcp

Le Groupe Banque Centrale Populaire a clôturé ce premier semestre 2014 sur des performances opérationnelles de premier plan, illustrant la portée de sa croissance tant sur le marché national qu’à l’échelle internationale.

Placée sous le signe de la progression, de l’efficacité et de l’expansion, l’action du groupe s’est inscrite dans la continuité pour renforcer la position de leader dans le secteur bancaire au Maroc et en Afrique. C’est ce qui ressort d’ailleurs de la présentation des résultats financiers du groupe pour le premier semestre 2014, tels que présentés et commentés par Mohamed Benchaaboun, Président-directeur général du groupe BCP.
Le président, après avoir souligné les faits marquants de cette période tant en national qu’à l’international, a noté que le résultat net part du Groupe Banque Centrale Populaire (BCP) a atteint 1,1 MMDH au premier semestre 2014, soit une progression de 12,7%. Un bon signe qui marque la reprise du secteur bancaire marocain en dépit d’une conjoncture jusque-là difficile.
Le secteur semble bien sortir son épingle du jeu comme en témoignent ces résultats fièrement présentés par Benchaaboun, notamment le résultat net consolidé qui s’est établi à 1,7 MMDH, en hausse de 2%, en dépit du renforcement de l’effort de couverture des risques, a encore indiqué le PDG.
Le produit net bancaire a, quant à lui, affiché un bond de 15% sortant à 7,5 MMDH, couvrant une nette amélioration de ses composantes: résultats des activités de marché (+70%), marge sur commissions (+12%) et marge d’intérêts (+6%).
Fruit d’une valeur ajoutée en croissance notable et de l’amélioration du coefficient d’exploitation, le résultat brut d’exploitation s’est bonifié de 22% à 4,1 MMDH, confirmant davantage la capacité bénéficiaire du groupe.
Les dépôts de la clientèle ont enregistré une hausse de 5,4% à 221,4 MMDH, grâce à une contribution satisfaisante des réseaux de distribution de l’ensemble des pays de présence du groupe.

Sur le marché domestique, le groupe renforce son statut de premier collecteur de dépôts, avec une part de marché de 26,7% et un portefeuille chiffré à 4,7 millions de clients, grâce au recrutement de 416.000 nouvelles relations, a aussi fait savoir Benchaaboun. Et de préciser que sur le marché national, le groupe préserve son avantage concurrentiel en termes de structure des ressources, avec 64,3% de ressources non rémunérées, en amélioration de 176 points de base, contre 52,6% pour les autres banques.
D’autre part, M. Benchaaboun a fait savoir que le groupe a poursuivi le renforcement de son positionnement commercial sur le marché des particuliers locaux avec une progression de l’encours des dépôts de 3,6% à 77,4 MMDH et un gain de part de marché de 13 points de base à 20,5%.

Proximité et réseau performant…

Sur le marché des Marocains du Monde, le groupe consolide sa position dominante avec un volume de dépôts de 77,8 MMDH et une part de marché de 51,5%. Cette performance a été particulièrement portée par la variété des canaux de distribution (part de marché en transferts des Marocains du Monde de 33,9%, en amélioration de 91 points de base en un an) et par le dynamisme du réseau de proximité, aussi bien au Maroc qu’à l’étranger. De plus en plus proche de sa clientèle, le Groupe maintient sa politique d’extension du réseau de distribution au service de la bancarisation à travers l’ouverture de 114 agences au Maroc, portant leur nombre à 1.279. Cela représente une part de marché de 21,9%, en amélioration de 93 points de base. Ce réseau est soutenu par 630 points de distribution additionnels. Acteur de référence dans les activités monétiques, le Groupe compte 1.532 guichets automatiques bancaires au Maroc, avec l’implantation de 158 nouveaux guichets sur une année glissante. Le nombre de cartes monétiques a pour sa part atteint 3,7 millions, en hausse de 9% par rapport à fin 2013.

… Et un bon développement en Afrique

Le premier semestre 2014 a été marqué par la poursuite de la dynamique de développement de l’activité bancaire en Afrique subsaharienne, avec notamment la signature de plusieurs conventions à l’occasion de la visite royale et l’organisation de rencontres B to B visant la promotion des flux d’affaires entre le Maroc et les pays de présence du Groupe sur le continent.
Le Groupe Banque Atlantique poursuit la concrétisation de son plan de développement, appuyé par une synergie efficiente avec les entités du groupe.
L’activité d’intermédiation du Groupe ABI maintient sa tendance haussière, avec une progression des dépôts de la clientèle de 37% et des crédits de 61%. S’agissant des résultats, le PNB s’inscrit en évolution prononcée de 25% et le coefficient d’exploitation s’améliore de 605 points de base.

Hamid Dades

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Le top management explique…

Hassan El Basri, DG en charge des Risques Groupe


Hassan el basri banque populaire

Bonne gestion du coût du risque

«Les résultats sont globalement satisfaisants en dépit, d’abord, d’un coût du risque. Nous avons, volontairement provisionné un certain nombre de créances. Je dis bien volontairement puisqu’en matière de provisionnement des créances en souffrance, il y a tout ce qui est réglementaire conformément à la circulaire de BAM. Mais il y a également ce que nous appelons le «wach list» qui est une provision forfaitaire sur des contreparties qui sont toujours considérées comme des créances. Ce qui fait que, durant ce semestre, nous avons un coût du risque qui est très élevé si on prend en considération ces deux éléments. Mais ce provisionnement est le résultat d’un politique très prudente de la banque en matière de gestion du risque. Cette gestion préventive que nous avons entamée avec beaucoup de précaution en 2008, quand nous avons commencé à constituer des provisions pour risques généraux. Aujourd’hui, nous pouvons dire que l’ensemble de nos créances en souffrance sont couvertes par ces provisions. Nous sommes à 100% si on y intègre les provisions pour risques généraux et à 123% de couverture si on y intègre les garanties qui sont adossées aux contreparties défaillantes. Voilà pour un premier aspect des résultats de ce semestre. Le 2ème aspect est que notre activité d’intermédiation classique continue selon nos projections et dans le bon sens. La preuve est que nous avons encore grignoté des parts de marché durant ce 1er semestre et nous comptons continuer à en grignoter, que ce soit au niveau des crédits ou au niveau des ressources. Le 3ème élément est l’activité du marché qui a cette année été très forte et qui a considérablement contribué aux résultats du Groupe. La 4ème considération, c’est la contribution des filiales. Je cite en particulier les filiales subsahariennes, notamment le groupe ABI, dont la contribution a progressé de 67% par rapport à la même période de 2013. Ce sont là quelques considérations qui nous permettent de dire que le groupe Banque Populaire est sur la bonne voie et continue sa croissance dans la sécurité et la sérénité».

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Laïdi El Wardi, DG en charge de la Banque de Détail et des Marocains du Monde

Ladi el wardi banque populaire

L’inclusion financière inclut aussi le crédit

«En matière de crédit, la BCP a son propre processus. Elle est d’abord très proche de ses clients grâce à ses structures régionales qui connaissent bien le tissu économique de chaque région, tout comme ses opérateurs. C’est un avantage qui est en plus renforcé par un processus collégial de décision, renforcé par des instances qui agissent à tous les échelons. On a ainsi trois niveaux de contrôle à travers les 3 comités dédiés. Côté impayés et compte tenu de la taille de notre banque, nous avons aujourd’hui beaucoup de processus automatisés, notamment pour ce qui est du recouvrement opération, aujourd’hui facilité par un dispositif spécial qui gère aussi les impayés. Sur le plan du Fogarim, nous pensons d’abord que c’est une partie de notre mission de banque citoyenne de continuer de soutenir les programmes du gouvernement. De plus, on a une vision cohérente puisque, volontairement, voire par vocation, nous avons beaucoup travaillé dans l’inclusion financière et nous pensons aujourd’hui que la distribution de crédits Fogarim fait en effet partie de cette inclusion. A notre sens, l’inclusion financière n’est pas uniquement l’épargne, c’est aussi le crédit, notamment le crédit à l’habitat social. Les choses se passent bien et nous avons énormément travaillé, notamment avec la CCG pour améliorer tous nos échanges de manière à ce qu’ils soient industriels et non pas basés sur la simple transmission de documents. On a aussi œuvré à améliorer les coûts de gestion».
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Rachid Agoumi, DG en charge de la Banque de l’Entreprise et de l’International

Rachid agoumi banque populaire

Prêt syndiqué, pourquoi et comment?

«Le prêt syndiqué est un prêt de 227 millions de dollars, dont une partie est en euro. C’est un prêt à 100 points du spred, c’est-à-dire que c’est le Libor (pour le dollar) et le Ribor (pour l’euro) plus 100 points. Ainsi, pour le Ribor (0,05), le taux effectif ressort à 1,05%. On remarquera d’abord que ce sont là des conditions très avantageuses. Mais au-delà de la partie financière, il y a lieu de dire que la banque fait une excellente sortie. Elle dispose, d’une part, d’un peu plus de liquidité, même si ce n’est pas aussi énorme (227 millions de dollars par rapport aux 300 MMDH de total bilan, c’est bien peu). Mais au moins, comme on est présent sur 24 pays dans le monde, on est une grosse multinationale et on doit pouvoir intervenir sur ce marché pour avoir de la visibilité et pour qu’on puisse voir un groupe marocain actif à l’international. De plus, si plus tard on a besoin de plus de financement, qu’on soit assez connu pour pouvoir y accéder plus facilement et avec de bonnes conditions. Quant à la répercussion sur la clientèle, elle ne peut pas avoir lieu dans ce cas précis mais, évidemment, plus on aura l’occasion de se financer «pas cher», plus on aura la marge pour faire des taux intéressants aussi bien pour la PME que pour les particuliers. Par ailleurs, l’intérêt de ce prêt est qu’il est octroyé par des banques privées et non par des institutions multilatérales ou autres. Ceci traduit la confiance qu’ont ces gens en nous et toute la sûreté qu’ils ont de se voir rembourser, sans garantie. L’essentiel et de pouvoir saisir l’opportunité de se financer à des taux avantageux. Quand on allait aux certificats de dépôts, c’était des taux à 3 et 3,5%. Aujourd’hui, c’est de 3,5 à 4%. Comparé au 1,05%, il n’y a pas photo!».

Propos recueillis par HD

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