lundi 23 octobre 2017

Libye Justice pour un roi

Mohamed Idriss al Senoussi

Le gouvernement libyen a décidé de réhabiliter le défunt roi, Mohamed Idriss al-Senoussi, renversé par un coup d’Etat de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, en 1969, selon un décret. Le gouvernement a décidé de restituer la nationalité libyenne au défunt roi et à sa famille et de recenser ses biens confisqués par Mouammar Kadhafi et les restituer à ses héritiers, selon le texte du décret.
Le roi al-Senoussi avait accédé au trône lorsque la Libye est devenue le premier pays d’Afrique du Nord à obtenir l’indépendance, en 1951.

Il a été renversé par un coup d’Etat conduit par l’ex-dictateur Mouammar Kadhafi qui a assigné à résidence la famille royale, la privant de la nationalité libyenne et confisquant ses biens, avant de la chasser du pays. Le roi avait trouvé refuge au Caire où il était mort en 1983 à l’âge de 94 ans. Le reste de la famille royale avait obtenu l’exil politique en Grande-Bretagne.
La dynastie des al-Sanussi est la famille dirigeante de la confrérie religieuse Sanussia, confrérie musulmane fondée à La Mecque en 1837 par Sidi Muhammad bin Ali al-Sanussi (1791–1859) qui s’est implantée en Libye, au Tchad, en Algérie, au Soudan, au Niger et en Égypte. La famille al-Sanussi a accédé au trône de Libye lors de l’indépendance de la Libye en 1951. Le 1er septembre 1969, la monarchie libyenne a été renversée par le coup d’État de Mouammar Kadhafi.
La fortune de la famille fut considérable. Celle-ci fonda une université à Al-Jaghbub et ouvrit près de 150 loges, les zawiyas, en Cyrénaïque, dans le Fezzan, en Tripolitaine, mais aussi en Arabie, en Égypte, au Tchad et au Soudan. Ses membres y arbitraient les conflits entre tribus et contrôlaient le trafic sur l’ancienne route des esclaves. Toute puissante à Al-Koufrah, elle combattit les Français au Tchad, puis le colonialisme italien. Le couronnement d’Idris Ier, avec l’aval des Britanniques, fut l’apothéose de son pouvoir.

Patrice Zehr

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