dimanche 22 octobre 2017

OTAN, Maroc et exercices militaires…

Siege de l OTAN Bruxelles

Important round up, au siège de l’OTAN, où «Le Reporter» était présent, mi-mars, des grands défis dans certaines régions du monde (Syrie, Libye, Ukraine) et de la coopération sécuritaire avec les partenaires, dont le Maroc.

Le Maroc est un partenaire stratégique majeur de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, NATO en anglais), plus particulièrement en ce qui concerne le Dialogue Méditerranéen (DM) fort de sept partenaires de l’Organisation. Il est aussi une véritable force motrice au sein de ce dialogue et un promoteur de la coopération multinationale. En atteste le fait que le Royaume a été le seul pays du Dialogue Méditerranéen à avoir accueilli, en 2006, une rencontre des conseillers de l’OTAN et, en 2012, des réunions informelles de l’OTAN à Rabat. Il a également été présent à Chicago en 2013 et au Pays de Galles en 2014. Il fait partie de la «plate-forme d’intérabilité», c’est-à-dire des partenaires avec lesquels l’OTAN veut avoir plus de coopération dynamique, nous a confié une source de l’Organisation.

Le Maroc partenaire stratégique

C’est en accueillant une délégation de 21 journalistes marocains, en visite au quartier général de l’OTAN dans la capitale européenne Bruxelles, organisée par la Division des Affaires politiques et de la Politique de sécurité de l’Organisation du Traité d’Atlantique Nord, conjointement avec le ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération (11, 12, 13 mars 2015), que de hauts responsables et experts ont eu cette appréciation de valeur à l’égard du Royaume considéré comme partenaire stratégique et qualifié de «Force motrice du Dialogue Méditerranéen».

Les défis

Durant cette visite au siège de l’OTAN, les hauts responsables de cette organisation ont dressé l’état des relations et de la coopération avec le Maroc. Ils ont également rappelé les défis que leur posent les événements dans certaines régions du monde (Syrie, Libye, Ukraine) et le dialogue politique sur les questions de sécurité avec les pays du CCG (Conseil de Coopération des pays du Golfe).

Travailler ensemble

Les défis que posent ces événements ont dicté à l’OTAN de revoir certaines de ses orientations en affichant la conviction de travailler ensemble, pays membres et partenaires de l’Organisation. On ne peut pas travailler seul. «Demain, s’il y a danger, nous travaillerons ensemble», a précisé un expert de l’OTAN préférant garder l’anonymat, rappelant le rôle déterminant joué par le Maroc en Bosnie et au Kosovo; un rôle qui a confirmé que la coopération entre les membres de l’Organisation et les partenaires est chose souhaitée et possible.

Le rôle du Maroc apprécié

«Le Maroc, a expliqué la même source, a toujours joué un rôle de stabilisation dans les zones de crise au Kosovo et en Bosnie, assurant un soutien à la protection des civils». En effet, il a favorisé une meilleure compréhension de la coopération de l’OTAN dans la région et participé à des actions de paix dans le monde, ce qui est toujours hautement apprécié par l’Organisation. En outre, il a été et est toujours un des pays les plus actifs dans le Dialogue Méditerranéen.

Coopération positive

Volet lutte contre le fléau du terrorisme, considéré par l’OTAN comme l’un des secteurs clés de son programme de coopération avec le Maroc, l’Organisation du Traité d’Atlantique Nord qualifie cette coopération de positive et bénéfique, illustrée qu’elle est par l’échange et le partage des renseignements confidentiels sur le fléau. Elle reconnaît le rôle très actif du Maroc en matière d’information et de partage du renseignement au niveau régional. Grâce au rôle du Maroc, a précisé un haut expert de l’OTAN, les pays européens travaillent plus et partagent mieux l’information. «Nous nous acheminons donc, a reconnu le haut expert, vers un vrai partenariat. Tout en reconnaissant les limites de notre coopération, nous estimons cependant qu’il est très important de travailler avec des pays comme le Maroc, pour faire des choses que nous ne pouvons faire seuls». La même source a loué la participation du Royaume dans nombre d’opérations de l’OTAN au Kosovo et en Bosnie.
En temps de paix, la coopération OTAN-Maroc permet de mieux se connaître pour mieux travailler en temps de crise, nous a expliqué le haut fonctionnaire. Car pour l’OTAN, il s’agit de prévenir plutôt que de mener des opérations qui sont coûteuses. C’est justement ce qu’elle fait avec ses partenaires, dont le Maroc avec lequel elle est liée par une étroite coopération pour relever des défis communs.

Un exercice militaire d’envergure

Face aux multiples défis que présentent l’Etat islamique en Irak et en Syrie et la crise en Ukraine, les hauts responsables et experts de l’OTAN ont annoncé aux médias marocains le prochain lancement, entre le 28 septembre et le 6 novembre 2015, d’un exercice militaire d’envergure. Une opération baptisée «Trident Juncture» de gestion de crise qui se propose de mobiliser 25.000 militaires issus des 28 pays membres de l’OTAN, représentant les disciplines terrestre, maritime et aérienne.

Le Maroc répond présent

«La participation du Maroc à cet exercice majeur, en tant que partenaire de l’OTAN et observateur, nous a confié un expert de l’OTAN, a été proposée et appuyée». Pour le Maroc, a-t-il ajouté, la planification a déjà commencé. Le but de cet imposant exercice est de tester et d’évaluer les potentialités des pays de l’Organisation et leur capacité d’agir en parfaite cohésion pour relever les défis auxquels ils sont confrontés, plus particulièrement ceux en relation avec le terrorisme et la situation en Ukraine qui préoccupe tant l’OTAN.

Pas d’intervention sur le terrain en Libye

S’agissant de la situation en Libye, l’OTAN a reproché à la Ligue arabe, explique un expert ayant requis l’anonymat, d’avoir imposé une clause qui empêche tout déploiement des forces de l’Organisation sur le terrain en Libye, précisant que les pays arabes n’accepteront jamais une telle intervention, à l’exception des interventions aériennes. Dans ce sens, cet expert a fait savoir qu’il ne comprenait pas le fait que les arabes aient accepté l’intervention de l’OTAN sur le terrain en Bosnie et au Kosovo. Et d’inviter à se poser cette question: «Est-ce que le coût de ne rien faire ne revient pas plus cher que celui de faire?». Il a précisé: «L’OTAN aide les pays qui le lui demandent, mais n’impose rien, craignant d’être accusée d’ingérence». «L’OTAN, a-t-il ajouté, n’est pas la réponse à tous les problèmes et à toutes les crises». Si les choses ne vont pas bien dans une région de crise, c’est qu’il y a quelque part une défaillance et une responsabilité nationale.

Syrie, crise interne

S’agissant de la crise syrienne qui s’éternise, l’OTAN dénonce l’hésitation de la communauté internationale (la Russie de Poutine est montrée du doigt) à intervenir sur le terrain, la crise étant considérée interne. Et de se poser la question: «Quelle limite à l’intervention au niveau juridique international?», surtout que la Ligue arabe n’a pas demandé, a souligné l’expert de l’OTAN, «l’intervention de l’Organisation, mais une solution politique».

DNES à Bruxelles: Mohammed Nafaa

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