mercredi 16 août 2017

EIIL : Le Maroc répond aux menaces

Hassad ministre de l interieur maroc

Parmi les priorités de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL), communément appelé «Daïch», figure l’atteinte à la sécurité et la stabilité du Maroc. En témoignent les menaces proférées à son encontre…

En effet, depuis la naissance de cet «Etat» et l’allégeance réclamée aux fidèles par son chef suprême, Abou Bakr Al Baghdadi, le Maroc est la cible de graves menaces de la part de l’EIIL, ce qui a poussé le ministère de l’Intérieur à appeler à une vigilance extrême pour parer à toute éventualité… De telles menaces auraient pu n’avoir aucune incidence si, dans les rangs de l’EIIL, il n’y avait pas un grand nombre de Marocains qui, de surcroît, y occupent des postes de commandement. Ceux-là mêmes qui planifient des actes terroristes au Maroc.
Selon le ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad, un total de 1.122 Marocains sont affiliés à des organisations terroristes en Irak et en Syrie, aux côtés d’autres ressortissants européens d’origine marocaine, dont le nombre est estimé à 2.000 personnes. Ces combattants marocains occupaient des postes de commandement au sein de l’EEIL tels que: Emir militaire, Emir de la commission financière, Emir de la Zone Monts Turkman, Emir des frontières terrestres. Ces individus rejoignaient les rangs de l’EEIL non seulement pour combattre à ses côtés, mais également pour recevoir des entraînements en vue de mener des attaques contre le Royaume.

Le plus inquiétant dans cette affaire est que des Marocains embrigadés acceptent de commettre des attentats-suicide, surtout que 20 combattants marocains ont déjà exécuté des attentats semblables. Des informations émanant des services de renseignements font état d’une coordination entre l’organisation EEIL et d’autres organisations extrémistes actives dans la zone du Sahel et d’Afrique du Nord, pour désigner les parties chargées d’exécuter le plan terroriste contre le Maroc. Ce plan terroriste cible aussi des intérêts et des personnalités publiques.

La sécurité d’abord

Selon Hassad, le gouvernement marocain a mis en place une stratégie destinée à prémunir le Royaume contre le phénomène du terrorisme et ce, en renforçant le travail des renseignements et en coordonnant entre l’ensemble des parties concernées aussi bien aux niveaux central et local qu’en dehors du territoire national. D’ailleurs, la mise en place d’une politique proactive a permis le démantèlement de cellules prêtes à mener des attentats terroristes.
Le ministère de l’Intérieur dispose ainsi d’une stratégie intégrée relative au niveau de vigilance, comprenant une coordination entre les différents services et fixant les missions de chaque service sur le plan de la prévention, de l’intervention et de la répression.
Il était ainsi nécessaire de relever le niveau de vigilance et de veille au niveau de l’Administration du territoire et des services sécuritaires. C’est ainsi que les walis et les gouverneurs ont été appelés à prendre des mesures renforçant les procédures courantes en matière de lutte contre le terrorisme et à relever le niveau de contrôle dans les aéroports et les ports, ainsi que dans les frontières est du Royaume.

Cheval de Troie

Cette menace venue de l’extérieur est maîtrisable, selon Hassad qui fait part de sa grande confiance en la capacité des services de sécurité à faire face aux nouvelles menaces terroristes, eu égard à la compétence et au dévouement de ses éléments. Mais il est une autre menace plus grave qui vient de l’intérieur du pays. Elle entrave l’action des services de sécurité qui se trouvent confrontés, dans l’accomplissement de leurs missions, aux comportements de certaines associations et entités internes, lesquelles s’activent sous le couvert de la défense des droits de l’Homme, mais n’hésitent pas à adresser à ces services des accusations dénuées de tout fondement, comme l’enlèvement, la torture et la détention arbitraire, «dans l’objectif d’affaiblir le moral des forces de sécurité et porter atteinte à la crédibilité de l’action des services de sécurité et semer le doute sur les dispositions prises», a souligné le ministre.
Pour Hassad, ces comportements s’inscrivent dans le cadre d’une campagne étudiée et qui sert les intérêts de services précis pour porter atteinte au moral des services de sécurité à travers l’élaboration et la présentation de rapports erronés dans le but d’amener certains organismes et ONGs internationaux à prendre des positions contre les intérêts du Maroc, y compris la question de l’intégrité territoriale du Royaume. Ces entités bénéficient d’un soutien financier et de plusieurs avantages d’un grand nombre de parties étrangères, a précisé Hassad, ajoutant que les fonds parvenus à ces organisations dépassent de 60% les finances des partis politiques.

Rester vigilants

Le ministre de l’Intérieur a assuré que le Maroc continuera à préserver les marges de liberté, conformément aux Hautes instructions de SM le Roi Mohammed VI visant à consacrer la culture des droits de l’Homme et consolider l’Etat de droit, ajoutant que ces plans ourdis par ces ONGs n’affecteront en rien la détermination des autorités à parachever le chantier des droits de l’Homme en application des dispositions de la Constitution de 2011.
Les acquis réalisés imposent donc au Maroc et aux Marocains de contribuer à la consécration de ce choix démocratique et de faire preuve de vigilance et de mobilisation pour contrer toutes les tentatives criminelles et terroristes visant à attenter à ce chantier.
C’est donc l’état d’alerte maximale des services sécuritaires, puisqu’il s’agit de menaces qualifiées de très sérieuses, vu les risques réels que pourrait représenter l’EIIL pour la sécurité du Maroc.
L’EIIL serait capable de perpétrer des actes terroristes au Maroc. Ce mouvement s’est mis à recruter des volontaires via les réseaux sociaux. Le mouvement EIIL ne sévit plus que dans les zones de conflit comme la Syrie ou l’Irak. Il a réussi à s’infiltrer jusqu’à la frontière entre la Libye et la Tunisie. Après les terribles coups qui ont été portés à ses antennes au Maroc, mais aussi en Espagne et en Belgique, grâce à une intelligente collaboration entre les autorités des deux rives, l’EIIL s’attaque aujourd’hui à des figures religieuses et politiques. La vigilance doit rester de mise.

Hamid Dades

Dans le collimateur de l’EIIL


Si les réseaux sociaux servent d’outil de recrutement, ils sont aussi pour l’EIIL un moyen de propagande. C’est dans ce sens que ce mouvement a publié une vidéo dans laquelle il excommunie plusieurs figures salafistes et hommes politiques marocains. L’EIIL s’attaque en effet, aux salafistes Omar Haddouchi, Abdelouahhab Rafiki (Abou Hafs) et Hassan Kettani. Plusieurs personnalités sont accusées de tous les maux dans la vidéo de l’EIIL, notamment l’ancien premier secrétaire de l’USFP, Mohamed El Yazghi et le ministre de la Justice, Mustapha Ramid… L’EIIL a excommunié lesdites personnalités en choisissant à chacune un qualificatif différent. Mais elles sont toutes réunies dans la case des «ennemis de l’Etat islamique». Mustapha Ramid est ainsi qualifié de «ministre de l’injustice», alors que le Conseil supérieur des Oulémas est taxé de «mufti des despotes». Cette vidéo se veut une réponse aux salafistes marocains qui s’étaient à maintes reprises exprimés contre le jihad particulièrement en Syrie.

 

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