ZLECAF | Une zone de “nouvelle génération”

La zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) est une zone de libre-échange de “nouvelle génération” qui requiert la libéralisation des services et la sécurisation de l’investissement et du commerce électronique, a affirmé, jeudi, l’économiste Larabi Jaïdi, Senior Fellow au Policy Center for the New South (PCNS).

Le but est de passer d’une zone de libre-échange à une économie continentale intégrée basée sur la coordination des politiques économiques avec les objectifs communs, a expliqué M. Jaïdi qui était l’invitée de l’émission bi-mensuelle du PCNS “Africafé”.

La ZLECAF, a-t-il soutenu, ouvre la possibilité pour le continent d’élargir la base du commerce intra-africain qui est aujourd’hui à un niveau relativement faible (15% du commerce de l’Afrique vis-à-vis du reste du monde).

D’après lui, la dynamique de l’ouverture des espaces de commerce intra-africains permet de créer la possibilité d’une offre exportable plus diversifiée pour l’ensemble des pays et donc des marchés beaucoup plus ouverts et étendus.

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Et c’est dans cette dynamique que se crée aussi un mouvement d’attractivité de l’investissement aussi bien étranger qu’intra-africain, attiré par un marché ouvert, a relevé M. Jaidi. À travers cet investissement, des possibilités de chaînes de valeurs régionales voient le jour pour permettre à l’Afrique, dans sa globalité, d’améliorer sa position dans les chaînes de valeurs mondiales.

Il s’agit également de rechercher plus de croissance pour l’absorption du chômage et l’amélioration du bien-être du citoyen africain, a indiqué l’économiste, notant que l’ambition est de créer une stabilité de la croissance et par conséquent, une sécurisation de l’ensemble du continent.

Concernant les défis auxquels fait face la ZLECAF, M. Jaïdi a insisté sur l’institutionnalisation de cette zone. “Un marché libre ne fonctionne pas spontanément, mais nécessite des régulateurs et des instances qui gèrent cette convergence des intérêts et donc des dimensions institutionnelles où la décision se prend pour faire accélérer le développement, mais aussi pour régler les questions d’inégalités dans la répartition du surplus du bien-être”, a-t-il dit.

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Ce projet commun africain est de long terme avec tout un process qui commence par une discussion sur la ratification des accords. “Aujourd’hui, nous sommes dans une situation toujours mitigée, une ZLECAF à demi-pleine, à demi-vide”, a estimé M. Jaidi.

LR/MAP

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