Fêtes de fin d’année | Une aubaine pour l’économie ?

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La consommation boostée… Sauf si le couvre-feu nocturne revenait

La demande intérieure constitue un facteur déterminant de l’activité économique au Maroc. Certaines périodes de l’année sont propices, plus que d’autres, à la consommation des ménages.

Outre les célébrations religieuses, les fêtes civiles comme le Nouvel An grégorien, constituent une aubaine pour l’économie marocaine. En effet, les fêtes de fin d’année constituent une occasion annuelle qui booste nos envies de se faire plaisir et par la même occasion, répandre une atmosphère de joie autour de soi.

Derrières ces bonnes intentions, les tentations sont fortes pour dépenser. Sous l’influence de nos coups de cœur et des publicités attractives, il devient difficile de résister à la tentation de dépenser durant les fêtes de fin d’année.

Tous les secteurs d’activité, notamment l’agroalimentaire, le prêt à porter et la restauration, connaissent une hausse d’activité durant cette période de l’année, grâce notamment à des offres promotionnelles alléchantes devant lesquelles il est difficile de résister.

Les ménages marocains, toutes classes sociales confondues, voient en les fêtes de fin d’année, une occasion idoine pour se retrouver et se réunir autour d’une bonne table. La plupart des familles marocaines consacrent ainsi une part importante de leur budget aux plaisirs de la bonne chair. Pâtisseries, viandes, poissons…Rien n’est oublié pour faire de ce moment festif (soirée du Nouvel An), un moment inoubliable. Les boulangers-pâtissiers, bouchers et autres commerçants en alimentation, rivalisent pour déployer des initiatives et offres promotionnelles pour attirer un maximum de clients. Certains produits volent la vedette plus que d’autres à l’occasion de ces fêtes de fin d’année. Il s’agit, notamment de la fameuse bûche, particulièrement demandée en cette période de l’année. Idem pour le chocolat dont raffolent les petits comme les grands.

La cuisine traditionnelle marocaine est très présente dans le repas du réveillon, notamment les viandes et le poulet.

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Les plus romantiques, profitent de la soirée du Nouvel An pour se rapprocher de leur douce moitié avec des petits gestes romantiques. Certains offrent des bouquets de fleurs, d’autres un parfum. Ceux qui ont les moyens, invitent à un dîner romantique aux chandelles.

Si tout porte à croire que le réveillon du Nouvel An 2022 se déroulera dans une ambiance des plus festives, la menace d’un nouveau couvre-feu nocturne ne serait-ce que dans la nuit du 31 décembre 2021 au 1er janvier 2022, menace de tout chambouler. Certes, le gouvernement semble n’avoir encore rien décidé à ce sujet, misant sur le bon sens et l’esprit de responsabilité des Marocains, mais plusieurs signes montrent que de nouvelles mesures restrictives pourraient être prises. En effet, un grand relâchement est observé depuis plusieurs semaines de la part de certains individus qui n’accordent plus aucun intérêt au port du masque et encore moins au respect de la distanciation physique, ce qui fait planer le risque d’un retour des restrictions. Un tel scénario n’arrange personne, surtout pas les commerçants qui ont enfin pu reprendre leur activité, après de longs mois d’arrêt.

L’économie marocaine a fait face depuis mars 2020 à une situation difficile et complexe. La crise provoquée par le choc du nouveau Coronavirus a été singulière, multicanale et fondamentalement différente des crises précédentes. Elle a altéré le système productif par un double choc d’offre et de demande.

L’économie marocaine peut-elle retrouver son niveau économique d’avant-crise? Tout dépend du degré de responsabilité de la population. A l’heure où ces ligne sont  écrites (15 décembre 2021), le Maroc annonçait son premier cas du variant «Omicron». La vigilance est donc de mise, pour éviter de mettre en péril la croissance économique de tout un pays.

Mohcine Lourhzal

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