
Un séminaire international consacré à la restitution des résultats de l’étude relative à la participation du Maroc à l’enquête internationale sur l’éducation et l’apprentissage (TALIS 2024) s’est tenu, mardi à Rabat, à l’initiative du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS), en partenariat avec l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Réalisée par l’Instance nationale d’évaluation auprès du CSEFRS, cette enquête a pour objectif d’offrir aux enseignants, éducateurs et directeurs d’établissement un espace d’expression pour partager leurs perceptions sur les enjeux clés de l’enseignement et de l’apprentissage, notamment en matière de pratiques professionnelles, de conditions de travail ainsi que de pratiques pédagogiques au sein des classes et de développement professionnel.
Elle met également en lumière plusieurs défis contemporains auxquels sont confrontés les systèmes éducatifs, notamment la promotion de la diversité et de l’équité, le développement des compétences sociales et émotionnelles des élèves, ainsi que l’intégration des technologies dans les processus d’enseignement et d’apprentissage.
L’étude vise à appréhender, dans une perspective comparative, les réalités du métier d’enseignant et les défis auxquels fait face le corps enseignant. Elle contribue ainsi à l’amélioration des politiques publiques en matière d’éducation et de formation, notamment en ce qui concerne la formation initiale et continue des enseignants, le développement des pratiques pédagogiques et l’amélioration de la qualité des apprentissages des élèves.
Dans une déclaration à la presse, le directeur de l’Instance nationale d’évaluation, Hicham Ait Mansour, a indiqué que cette enquête porte sur le métier d’enseignant du primaire et du collège, tout en mettant l’accent sur la formation initiale et continue, les pratiques pédagogiques, les relations entre les enseignants et les familles, ainsi que sur la relation pédagogique au sein de l’établissement scolaire.
Il a ajouté que l’étude aborde également des questions émergentes inhérentes au système éducatif, telles que l’intégration de l’intelligence artificielle et du numérique dans le processus pédagogique, en plus de l’inclusion des enfants à besoins spécifiques, l’objectif étant de faire le point sur l’évolution du système éducatif dans ces domaines.
M. Ait Mansour a, par ailleurs, relevé que les résultats sont globalement positifs sur plusieurs aspects, en particulier en ce qui concerne l’engagement des enseignants dans le processus éducatif, tout en mettant en évidence des défis liés à la formation aux méthodes pédagogiques modernes et aux conditions de travail, notamment dans les zones les plus vulnérables, en particulier en milieu rural.
Pour sa part, la cheffe de la division de la petite enfance et des établissements scolaires à la Direction de l’éducation et des compétences à l’OCDE, Mme Yuri Belfali, a indiqué que le Maroc figure parmi les 55 pays participant à cette initiative, soulignant que le Royaume a également contribué à l’analyse comparative dans le cadre de cette étude.
Cette coopération avec les autres pays permet d’enrichir la réflexion sur les défis et les opportunités, et de bénéficier d’un partage d’expériences permettant de mieux comprendre les bonnes pratiques et de renforcer le soutien aux enseignants, a-t-elle fait observer dans une déclaration similaire.
L’Instance nationale d’évaluation du CSEFRS assure la mise en œuvre de cette enquête au Maroc, dans le cadre de sa contribution à la production de données précises sur la réalité du métier de l’enseignant et des pratiques professionnelles au sein des établissements scolaires. Ces données constituent un socle de connaissances permettant d’alimenter le débat public sur les questions d’éducation et de formation, et de soutenir le développement des politiques éducatives.
Cette rencontre, tenue en présence de plusieurs responsables et experts nationaux et internationaux, a été l’occasion de présenter le cadre conceptuel et méthodologique de l’enquête, ainsi que les résultats spécifiques du Maroc.
Cette étude constitue une opportunité importante pour mettre en valeur le rôle de l’enseignant en tant qu’acteur central du processus d’enseignement-apprentissage, et renforcer la contribution des acteurs éducatifs à une réflexion collective sur les moyens d’améliorer la qualité de l’école marocaine, dans un contexte marqué par des transformations éducatives et technologiques majeures.
LR/MAP
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