lundi 18 décembre 2017

Mohamed Mbarki : «Avec les lettres du Maghreb, nous voulons rassembler»

Le Salon Maghrébin du Livre, qui se déroule du 21 au 24 septembre 2017 à Oujda, est initié par l’Agence de l’Oriental, dirigée par Mohamed Mbarki. Mbarki exprime ses attentes de ce grand événement qui prévoit une programmation aussi riche que diversifiée. Pour lui, ce Salon a été initié dans le souci de rassembler les intellectuels. Rencontre.    

Qu’est-ce qui différencie le Salon Maghrébin du Livre d’Oujda des autres manifestations culturelles organisées au Maroc ?

La Salon Maghrébin du Livre d’Oujda se distingue des autres manifestations culturelles organisées dans notre pays par son ouverture sur les autres cultures. Cet événement se démarque également par le fait qu’il ouvre la voie aux intellectuels pour qu’ils puissent débattre librement sur des sujets d’intérêt commun.

Le choix de la ville d’Oujda pour abriter ce Salon a été accueilli avec réticence par certaines personnes qui craignent une politisation de cet événement. Ces craintes sont-elles justifiées?

Certains croient à tort que l’organisation à Oujda de la première édition du Salon Maghrébin du Livre cache des objectifs politiques. Je tiens à rassurer sur le caractère purement culturel de cet événement. Ce Salon, que nous organisons dans la capitale de l’Oriental, n’a qu’un seul objectif, celui de rassembler le plus grand nombre d’intellectuels autour de sujets de société qui intéressent tout le monde.  Nous voulons rassembler, ni plus, ni moins.

Quid de la programmation  du Salon?

Le programme du Salon Maghrébin du Livre d’Oujda est riche est diversifié. Plusieurs tables rondes seront organisées à l’instar de celle intitulée «Jeunesse du Maghreb: vivre ici ou rêver d’ailleurs», consacrée à l’immigration clandestine de la jeunesse du Maghreb. Le tout en présence de grosses pointures dans le domaine de la culture, entre autres disciplines. Le Salon Maghrébin du Livre d’Oujda sera marqué par un hommage aux écrivaines Fatima Mernissi et Assia Djebar.

Les intellectuels Oujdis crient à l’injustice. Ils estiment qu’ils sont victimes de marginalisation de la part des responsables du domaine de la culture dans le Royaume. Que leur avez-vous réservé dans le cadre de ce Salon? 

Nous voulons, à travers le Salon Maghrébin du Livre d’Oujda, que les intellectuels de la ville d’Oujda aillent à la rencontre d’autres écrivains et penseurs. Les prix qui seront attribués lors de ce Salon, vont récompenser les écrivains qui méritent de l’être, loin de toute complaisance. Il faut que les intellectuels de la région de l’Oriental s’ouvrent davantage sur les autres cultures et pensées. C’est l’un des objectifs de ce Salon.

Propos recueillis par Mohcine Lourhzal

Voir aussi

Concombres de mer/Maroc : Trésor méconnu, braconniers et marché de dupes

La pêche illicite des concombres de mer prend de l’ampleur au Maroc. Elle a déjà …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter du Reporter

Pour recevoir les dernières actualités et mises à jour de notre équipe.

Félicitations vous êtes bien inscrit(e) !

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer des services, contenus ou publicités adaptés selon vos centres d'intérêts. En savoir plus.