lundi 20 novembre 2017

Anniversaire de la Marche Verte : Marche d’hier et d’aujourd’hui

Le 16 octobre 1975, la Cour Internationale de Justice à La Haye rendait son avis répondant à deux questions concernant le Sahara. Ce territoire était-il «terra nullius» (terre sans maître): NON; existait-il des liens entre les populations et le Trône du Maroc: OUI. Ce verdict  reconnaissait ainsi le droit du Maroc au Sahara et confirmait l’existence de liens juridiques et d’allégeance entre le Trône et les tribus du Sahara… Peu après, feu SM Hassan II annonçait, dans un discours historique, l’organisation d’une Marche Verte pour récupérer le Sahara.

Ainsi, le 6 novembre 1975,  le peuple marocain entreprenait une longue et historique marche pacifique vers le sud, pour libérer le Sahara occidental de l’occupation espagnole. C’était en effet l’épopée de  la «Marche Verte», un événement sans précédent dans l’histoire du 20ème siècle, qui a rassemblé 350.000 volontaires de tout le pays et mis fin au joug espagnol, sans le moindre recours à la violence.

Feu Sa Majesté Hassan II avait ainsi appelé les Marocains à passer à l’action, demandant au peuple de «marcher comme un seul homme» vers les provinces du sud pour les libérer. Cet appel déclenche une immense ferveur populaire, marquée par l’affluence de centaines de milliers de marcheurs à Tarfaya, brandissant le drapeau marocain et le Coran pour marquer leur revendication territoriale et leur détermination, motivés qu’ils étaient par la confirmation des magistrats de la Cour de La Haye de  l’existence de liens juridiques et d’allégeance entre les Sultans du Maroc et les tribus sahraouies. L’événement dont on célèbre cette année le 42ème anniversaire marque encore les esprits, étant un événement inscrit à jamais dans l’histoire collective du pays. La Marche était un réel coup de génie politique de la part du Roi Hassan II.

Il y a 42 ans déjà…

Le  6 novembre 1975, le Maroc organisait la Marche Verte pour recouvrir ses provinces du Sud des mains des colons espagnols. Une Marche annoncée le 16 octobre 1975 par feu SM Hassan II, comme la plus grande marche pacifique de l’Histoire. Une grande marche qui a mobilisé pas moins de 350.000 Marocains qui ont marché, munis de la seule foi, croyant en la justesse de leur cause et armés simplement de Coran, du drapeau national et d’une ferme volonté sous la conduite du Roi, afin de récupérer les terres marocaines au sud. L’événement était hautement symbolique, puisqu’il devait permettre au Royaume de parachever une autre marche tout aussi glorieuse, celle de l’indépendance de tous ses territoires.

Une bonne partie des terres marocaines avait été récupérée dans les années 50 et c’était au tour du Sahara et des compatriotes sahraouis de se débarrasser du joug espagnol. Les mots prononcés par feu SM Hassan II retentissent toujours dans les oreilles de millions de Marocains qui suivaient impatiemment les préparatifs. «Demain, tu franchiras la frontière. Demain, tu entameras ta Marche. Demain, tu fouleras une terre qui est tienne. Tu palperas des sables qui sont tiens. Demain, tu embrasseras un sol qui fait partie intégrante de ton cher pays», avait dit feu SM Hassan II dans le discours adressé aux volontaires devant participer à cette marche le 5 novembre 1975. Ce fut comme un signal donné aux 350.000 Marocains de toutes les régions du Royaume pour entamer la Marche Verte. Mais les Marocains n’étaient pas seuls.

Des délégations de pays frères et amis avaient également pris part à cette épopée, notamment de l’Arabie Saoudite, de la Jordanie, du Qatar, des Emirats Arabes Unis, d’Oman, du Soudan, du Gabon et du Sénégal, ainsi que le secrétaire général de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI). En réponse à l’appel royal, les participants à la Marche Verte avaient tous convergé, en toute sérénité, vers Tarfaya, première étape de la marche.

Une Marche qui  témoignera à jamais de l’ingéniosité d’un Roi unificateur qui a réussi, de manière civilisée et pacifique, à la faveur d’une conviction ferme en le droit au recouvrement des provinces du sud, à faire hisser, le 28 février 1976, le drapeau national dans le ciel de Laâyoune, annonçant ainsi la fin de la présence coloniale dans le Sahara marocain.
La Marche Verte a ainsi démontré au monde entier la ferme volonté de ce peuple courageux de concrétiser ses objectifs, en brisant les frontières artificielles entre les fils de la même patrie.
Cette volonté à défendre la patrie n’a cessé de se confirmer au fil des années, en dépit des manœuvres des adversaires de l’intégrité territoriale qui ne ménagent aucun effort pour porter atteinte à la réputation du Royaume et à sa souveraineté.

Aujourd’hui, la marche…

Depuis, les Marocains célèbrent chaque année cet événement devenu un fête nationale. Plus qu’un simple anniversaire d’un événement historique, la Marche Verte est aujourd’hui un symbole pour toute la nation. Le symbole d’une marche qui continue d’ailleurs avec SM le Roi Mohammed VI. Le Sahara d’aujourd’hui n’a, en effet, rien à voir avec celui laissé par le colonisateur espagnol. Des projets à coups de milliards ont permis aux provinces du sud de prendre le même train de développement pris par les autres régions marocaines.

Plus encore, les régions du sud sont dotées d’un modèle de développement local qui prend en compte les potentialités et les spécificités de ces provinces. Les villes de Laâyoune, Dakhla ou encore Boujdour et Guelmim disposent des infrastructures nécessaires pour permettre aux habitants de ces régions d’être fiers d’appartenir à une nation forte de son passé et résolument tournée vers l’avenir.

En effet, ce 42ème anniversaire de la Marche Verte intervient dans un contexte de changements profonds concernant la question nationale, les grandes avancées réalisées par le Royaume sur les plans africain et international et, surtout, l’échec de la thèse séparatiste. Echec incontestable face à la politique «offensive», «proactive» et «vigilante» adoptée par le Maroc qui rejette, désormais, la démarche de «la chaise vide», tout en veillant à la promotion et à la défense de la crédibilité et de la justesse de l’initiative d’autonomie des provinces du sud sous souveraineté du Royaume.
Entre autres changements, il y a lieu de noter aussi le progrès vers la mise sur pied d’un modèle de développement efficient des provinces du sud du Maroc, qui se veut non seulement un projet de développement local, mais plutôt, un projet global de décollage et de prospérité, à même de faire de cette partie du territoire national un pôle économique et de développement attractif, apte à générer de l’espoir pour les jeunes de la région et ce, contrairement à ce sentiment de désespoir qui sévit dans les camps de la honte à Tindouf.
Le Maroc, par le biais de sa politique, a de tout temps fait montre de fermeté et de rigueur, ce qui lui a permis de faire face à toutes les provocations et les manœuvres désespérées et attentatoires à l’intégrité territoriale et nationale du Royaume.

Faut-il autre preuve que le Maroc n’a pas cessé de «marcher»? Au fil du temps, le Royaume, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a su donner une suite logique à la Marche Verte, marche de libération, par une marche de développement et de rayonnement, qui se prolonge aujourd’hui en Afrique, érigée en une marche vers les sources et les origines, avec une offre égalitaire et gagnant-gagnant, fondée sur le respect des intérêts communs et aspirant à apporter l’appui aux autres parties, loin de toute logique d’opportunisme…

Cet élan donne ainsi un nouveau goût à la célébration de  l’anniversaire de la Marche Verte qui a lieu en 1975, mais dont les effets se vivent toujours et les bruissements des pas de centaines de milliers de marcheurs résonnent encore, comme un hymne qui incite à marcher encore et encore, à pas sûrs et déterminés, avec beaucoup de foi en la justesse de la cause nationale, vers un développement qui sied avec  le Maroc d’aujourd’hui… Un Maroc qui, pas plus loin que ce 8 novembre, signait son entrée dans l’arène des grands de l’espace, avec le lancement du satellite Mohammed VI… Preuve que, 42 ans plus tard, le Maroc n’a pas encore cessé de marcher et que ses pas grandissent d’année en année…

Hamid Dades

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