jeudi 27 juillet 2017

Académie du Maroc : Sur les traces de Léopold Sédar Senghor

Organisée par l’Académie du Royaume du Maroc, sous le thème «Sur les traces de Léopold Sédar Senghor», une Journée d’hommage a été l’occasion de revenir sur le parcours de ce grand  homme d’Etat.

En partenariat avec le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), la Fondation Nationale des Musées du Maroc, l’Agence marocaine de la coopération internationale et l’université internationale de Rabat, l’Académie du Royaume du Maroc a organisé, le 16 avril 2016, une Journée d’hommage à l’un de ses illustres et anciens membres: feu Léopold Sédar Senghor.

Cette Journée a également été l’occasion de revenir sur le parcours, les combats et les idées, toujours d’actualité, de cet homme d’Etat et homme de lettres au destin singulier.

Métissage et dialogue

Senghor a toujours réaffirmé son attachement à la construction d’une civilisation de l’universel, privilégiant le métissage et le dialogue des cultures, contre le repli identitaire.

Lors de cette Journée d’hommage, chercheurs nationaux et internationaux se sont évertués à analyser la portée et l’envergure de l’œuvre poétique, philosophique et culturelle du regretté Senghor. Sa pensée a été appréhendée à partir de concepts clefs, comme la négritude, la créolité et la liberté. Les débats et les échanges ont aussi porté sur les préoccupations et les réflexions politiques majeures de Senghor, concernant la protection des droits de l’homme, l’éducation et la culture.

Récital poétique et musical

Temps fort de cette Journée commémorative et d’hommage, la rencontre a été clôturée, geste exceptionnel, par un récital poétique et musical organisé autour de l’œuvre de Senghor, avec la participation d’Abdoulaye Baboulaye Cissakho, auteur-compositeur et joueur de kora et de Mme Ouidad Tabbaa, titulaire de la chaire Senghor à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech.

Lever les malentendus

Cette Journée, a précisé Abdeljalil Lahjomri, Secrétaire perpétuel de l’Académie, lors de la présentation de la rencontre, sera une opportunité de lever équivoques et malentendus concernant l’action culturelle de Senghor. La négritude, a ajouté Lahjomri, est l’un des concepts que Senghor et César Aimé ont mis en œuvre. Ce concept a permis d’affirmer la présence culturelle de l’Afrique.

Au rythme africain

Le choix de rendre hommage à cette figure emblématique qu’était Senghor n’est pas fortuit, a fait remarquer Abdeljalil Lahjomri. Il a été à la fois poète qui s’intéressait à tous les arts, dont la  peinture et la musique, ainsi qu’au rythme africain qu’il introduisait d’ailleurs dans sa poésie. Le défunt s’est aussi distingué par sa carrière politique. Il fut Président de la République du Sénégal, le premier homme africain à siéger à l’Académie française et aussi membre de l’Académie du Royaume du Maroc. A ce titre, Senghor avait prononcé un discours lors de la toute première session de l’Académie, tenue à Fès en 1980. Il y réaffirmait son indéfectible attachement à la construction d’une civilisation de l’universel.

Essais et conférences

Tout au long de son mandat, en sa qualité de membre de l’Académie du Royaume du Maroc, Senghor s’est distingué par une série d’essais et de conférences traitant de sujets universels, comme «Les crises spirituelles et dialogues Nord-Sud» ou encore «Le régime présidentiel et la démocratie en Afrique».

Parallèlement à cette Journée d’hommage, l’Académie du Royaume a accueilli une exposition de la Fondation Léopold Sédar Senghor qui est revenue en textes et en images sur le parcours exceptionnel de ce grand poète et homme d’Etat, depuis sa naissance, le 9 octobre 1906 à Johal, au Sénégal.

Créer des structures

L’autre événement, qui a caractérisé cette Journée d’hommage à Senghor, est un atelier de travail de 80 doctorants travaillant sur l’Afrique. Peu d’entre eux sont allés en Afrique pour leurs travaux. Aussi, Lahjomri a-t-il annoncé: «L’Académie a essayé de créer une mobilité au niveau des doctorants, afin d’aller travailler sur le terrain. Nous avons donc créé des structures qui vont essayer d’aider  aussi les doctorants marocains qui vont aller dans le continent Africain».

Gérer l’Afrique de demain

Ces doctorants-chercheurs auront aussi l’opportunité de faire connaître leurs recherches, se constituer en réseau et participer aux programmes de formation de l’Institut Mandela pour les Etudes sur le développement (MINDS). Cet institut, que dirige Mme Mandela, se préoccupe de la formation des élites africaines, ceux qui vont gérer l’Afrique de demain.

Mohammed Nafaa

L’Académie du Royaume du Maroc : Une institution au service de la Pensée

Créée par dahir le 8 octobre 1977, l’Académie du Royaume du Maroc a tenu sa première session inaugurale le 21 avril 1980 à Fès, sous la présidence de feu SM Hassan II, fondateur et protecteur de l’Académie. Dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière, l’Académie du Royaume du Maroc se distingue par sa vocation multidisciplinaire et la diversité des nationalités de ses membres. Elle est ainsi chargée d’encourager la recherche dans les domaines de la science, de la religion, de la philosophie, de l’éthique, de l’histoire, des beaux-arts, des sciences expérimentales, de la médecine, de la diplomatie, de l’administration, de l’économie, de l’industrie, de l’urbanisme, etc. L’Académie peut aussi donner des avis dans ses domaines de compétence, quand elle est saisie par Sa Majesté le Roi.

MN

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