Algérie | Le peuple toujours déterminé à en finir avec le système

Algérie,Hirak

Quoi de neuf sous le ciel algérien? LA situation est toujours aussi chaotique. Face à un régime complètement à côté de la plaque, le peuple continue d’exiger un changement radical du système.

La police a empêché, mardi 4 mai 2021, un groupe d’étudiants de manifester dans la capitale algérienne. Les manifestants ont été relâchés quelques heures plus tard après avoir été contraints de signer un document, dans lequel ils se sont engagés à ne plus participer aux marches hebdomadaires anti-régime.

La colère ne se dissipe pas

Malgré les multiples tentatives d’intimidation et de diversion initiées par le pouvoir afin  d’affaiblir le Hirak, la détermination de ce dernier reste intacte. Plusieurs milliers de manifestants ont défilé à Alger et dans plusieurs autres villes du pays. «Marche pacifique violemment dispersée dès 16 heures à Alger. Halte à la répression», ont scandé les manifestants.  Lors de la manifestation organisée vendredi 30 avril 2021, les protestataires ont répété avec force, leur rejet des élections législatives anticipées convoquées par le pouvoir pour le 12 juin prochain.  

Le régime tente de reprendre la main

De son côté, le régime paraît déterminé à poursuivre sa fameuse feuille de route électorale, sans tenir compte des revendications de la rue.  Face à la colère sociale qui s’intensifie, le président algérien Abdelmajid Tebboune a appelé dimanche 2 mai 2021 au «dialogue avec les partenaires sociaux».  Au même moment, les agents de la Protection civile, pompiers notamment, défilaient en uniforme non loin du siège de la présidence algérienne jusqu’au bâtiment de leur direction générale. Grèves, chômage élevé, flambée des prix et pénuries de denrées alimentaires de base, et un front social en ébullition, viennent désormais s’ajouter à une profonde crise économique, née de la chute de la rente pétrolière, et à l’impasse politique qui perdure depuis plus de deux ans en Algérie.

Toujours la même chanson  

Dans un communiqué diffusé par la presse algérienne, le ministère de l’Intérieur a qualifié le mouvement de protestation des agents de la protection civile, d’ «illégal et relevant d’un complot contre le pays». Des allégations récurrentes qui visent également d’autres voix dissidentes en Algérie. Le ministère de l’Intérieur est allé jusqu’à accuser les manifestants d’être «poussés par des parties hostiles à l’Algérie». A l’occasion de son message à l’occasion du 1er mai, le président Tebboune a averti que «toute forme d’expression revendicative dans les différents secteurs devrait tenir compte des intérêts des citoyens, respecter les lois de la République et ne pas servir de motif d’instrumentalisation douteux».

Signe inquiétant pour un régime impopulaire et paralysé face au retour du Hirak dans la rue, les conflits sociaux se multiplient dans les services publics. Education, administration fiscale, chemins de fer, pompiers, secteur de la santé…Autant dire qu’en Algérie, c’est la crise à tous les étages.

Selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), plus de 70 personnes sont actuellement incarcérées, poursuivies pour des faits en lien avec le Hirak et les libertés individuelles.

Et devinez ce qui préoccupe le pouvoir algérien ? Les soucis de santé du tortionnaire chef du Polisario, Brahim Ghali !

HZ

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