lundi 23 octobre 2017

MasterChef Maroc : Le jury, les finalistes et les autres

Masterchefmaroc 2014

MasterChef Maroc aura donc relevé ce défi de tenir le grand public en haleine douze semaines durant. Ce grand rendez-vous du mardi soir a bien battu le record d’audience, mais au passage, il a fait battre bien des cœurs… Retour sur les moments forts d’une réussite.

Au départ, ils n’étaient pas moins de 24 mille candidats inscrits. Sur ce nombre, 15 heureux ont été retenus pour prendre part au sprint final. Ils se ont ainsi affrontés, se sont battus, mais sans jamais mélanger les casseroles. Ils ne visaient qu’une seule chose: la consécration. Qui allait décrocher ce fameux titre de Meilleur cuisinier amateur?
Quinze candidats sélectionnés au Maroc et à l’étranger pour participer au grand concours culinaire MasterChef Maroc. Venant d’horizons différents, ces candidats partageaient cependant une même passion. Ils sont tous férus de l’art culinaire. Ils étaient tous animés par cette fervente volonté de remporter le grand titre et d’être à la hauteur des jugements et des idées qu’ont d’eux les membres du jury. Un quatuor de chefs chevronnés pour lesquels la cuisine n’a plus de secret, en l’occurrence Moha Fedal, Khadija Bensdira, Myriam Ettahri et Ramzi El Bouab… Face auxquels la participation prenait, au fil des primes, l’allure de réels travaux d’Hercules (12 travaux et 12 semaines)…
A travers sa version marocaine, MasterChef était aussi un excellent hommage rendu à la cuisine et à l’art culinaire du Maroc réputés parmi les meilleurs du monde.
MasterChef a ainsi su relever le défi d’être 100% marocain, mais qui a su quand même faire bien des clins d’œil à la cuisine internationale à travers ce que les candidats ont appris avec les membres du jury sur cette cuisine et sur les nouvelles techniques culinaires de manière générale.

Audience : Tout le monde a gagné

On ne reprend pas ici la phrase conciliante des membres du jury qui, chaque fois qu’un candidat devait quitter la course, lui répétaient qu’il était «gagnant» en dépit du résultat qui n’obéissait qu’aux règles du jeu. Au fait, Halima (la grande gagnante) et Ismaïl ont été de grands concurrents.

D’abord, ils ont eu assez de courage, de tact et de savoir-faire pour aller jusqu’au bout du concours. Ensuite, au fil des primes, ils ont su gagner la confiance des Chefs qui les encadraient et qui les ont soutenus et chaque fois retenus jusqu’au couronnement. Enfin, ces deux candidats, comme d’ailleurs tous les autres, ont su gagner la confiance, la compassion et l’affection des millions de téléspectateurs qui les ont suivis durant les douze semaines de course.
Un comportement qui a fait un troisième gagnant qui n’était autre que 2M qui, grâce à MasterChef Maroc, a pu retenir l’attention de 5,5 millions de téléspectateurs qui ont fait monter sa part d’audience à 60%, battant ainsi les records enregistrés jusque-là.
Une autre réussite est due au fait que la chaîne ne faisait avant que des émissions culinaires classiques. Il était donc évident qu’avec cette première le saut qualitatif soit ressenti. Déjà à chaque prime, la chaîne atteignait une audience de 50%, ce qui est estimé comme un excellent chiffre, surtout dans cette tranche horaire. 2M reste toutefois intéressée par un programme de cette qualité sur sa grille. Encore faut-il trouver les sponsors pour le financement de ces programmes.

Mieux vaut importer des concepts

Produire nécessite de gros moyens pour atteindre les standards internationaux de qualité. Voilà pourquoi il semble aujourd’hui plus simple d’importer un concept télé, plutôt que d’en créer un. Un concept acheté, c’est l’acquisition d’un programme tout prêt et bien rôdé avec en prime toute l’expérience des autres pays où le concept a fonctionné. Certes, 2M a déjà développé et produit des programmes faits maison qui ont réussi. En témoignent quelques belles productions pour le mois de Ramadan. Mais jamais aucun de ces programmes n’a pu atteindre un taux d’audience de 50%, surtout en matière de cuisine.

Téléspectateurs : Pourquoi s’y est-on intéressé?

Cet engouement pour une émission de téléréalité vient essentiellement du fait que MasterChef Maroc s’est présenté de prime abord comme un programme familial et grand public. Au fil des émissions, l’on se rendait de plus en plus compte qu’il n’avait rien à envier aux 40 autres MasterChef tournés à travers le monde pour ceux qui, grâce à la parabole, savent bien ce qui se passe ailleurs en matière d’émission télé. C’était aussi une émission de télé-réalité utile qui a permis de mettre en valeur la gastronomie marocaine, la diversité des produits du terroir et la découverte de nouveaux talents culinaires. De plus, les 15 candidats étaient représentatifs de la diversité et de la pluralité du pays. Zineb, la plus jeune candidate sélectionnée, a 19 ans et les deux plus âgés, Atifa et Zahidi, ont soufflé leurs 50 bougies. Ils viennent de 8 villes marocaines et deux autres sont des MRE installés en Italie et en Espagne. Tous sont unis par cet amour de la cuisine et donc des cuisiniers amateurs, qu’ils soient musiciens, étudiants, ingénieurs ou femmes au foyer.
Techniquement, MasterChef Maroc a nécessité une équipe de 130 personnes, 90 jours de tournage à raison de 8 heures par jour, 18 caméras, un drone et un hélicoptère. Et c’était des étapes dans 10 villes marocaines (de Dakhla à Oujda) et dans un studio de 2.000 m2 à Benslimane, en plus de 2 étapes tournées à Istanbul (Turquie) et Libreville (Gabon).
Tout le monde suivait aussi pour voir qui de ces passionnés de cuisine allait réaliser son rêve d’ouvrir un restaurant grâce aux 400.000 dirhams dédiés au vainqueur du concours.
Et l’on a suivi pour découvrir des chefs marocains à l’œuvre. Ceux qui ont encadré, conseillé et jugé les candidats de MasterChef. La chef Khadija Bensdira, ambassadrice de la cuisine marocaine dans le monde depuis 2000. La chef Myriam Ettahri qui a officié dans les cuisines de Dubaï et Singapour, puis en Australie, avant de revenir à Fès et Casablanca. Le chef Moha qui est à la tête de Dar Moha dans la médina de Marrakech et le chef Ramzi El Bouab, le plus jeune chef étoilé marocain de France. Tous ces ingrédients ont été derrière cette attention accordée par des millions de Marocains à MasterChef Maroc et donc de la réussite de cette première.

Hamid Dades

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Petite histoire d’une success-story


Le concept MasterChef, arrivé au Maroc en 2014, est bien connu de par le monde. Aussi bien en Australie qu’aux Etats-Unis d’Amérique, en passant par le Canada, le Japon, la Chine, la France… L’émission fait des ravages et bat chaque fois les records d’audience. Aujourd’hui, ce sont au total 40 pays qui produisent cette émission télé dédiée à l’art culinaire amateur et diffusée pour la première fois en 1990 au Royaume-Uni.
Près d’un quart de siècle après, le Maroc rejoint la liste de ces pays en accueillant cette grande compétition culinaire. Il n’est cependant pas très en retard lorsqu’on sait que le concept n’est arrivé en France que depuis 2010. Et la fête continue!

Le jury : Qui sont-ils?


Le jury de cette première édition de MasterChef Maroc était composé de quatre chefs marocains de renom. En bref, voici leur parcours.
– Chef Moha, un véritable érudit de la cuisine marocaine. Après avoir fait ses preuves dans plusieurs établissements européens réputés, il rentre au Maroc après 14 ans pour créer son propre restaurant au Maroc.
– Chef Khadija Bensdira. C’est l’ambassadrice de la cuisine marocaine dans le monde. Elle est lauréate de l’Ecole de tourisme et d’hôtellerie de Marrakech. Elle enchaîne ensuite avec un parcours académique à Liège où elle devient en 1977 la première diplômée des Etudes supérieures pédagogiques d’hôtellerie.
– Chef Myriam Ettahri, la chef «Sans frontières» de MasterChef. Cette globetrotteuse a sillonné le monde en commençant son parcours par un Bachelor en commerce international à l’université McGill, pour finalement changer de cap et bifurquer vers des études d’art culinaire à l’académie Le Cordon bleu au Canada.
– Chef Ramzi El Bouab qui figure parmi les plus jeunes chefs étoilés de France. Après 10 ans d’expérience à l’étranger, il rentre au Maroc où il tient actuellement son propre restaurant, connu sur la place casablancaise.

HD

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Halima, la gagnante : Cuisiner, ce n’est pas seulement pour manger

Halima

Les Marocains d’ici et d’ailleurs ont suivi le parcours de la candidate Halima. Il y a ceux qui ont vu en elle une sœur, alors que d’autres une cousine, amie, voisine… Des millions l’ont aimée pour sa simplicité, sa modestie et son sourire, mais aussi sa spontanéité. Nous avons rencontré Halima, cette safiote de naissance, autour d’un thé marocain.

Comment avez-vous eu l’idée de participer à l’émission MasterChef Maroc?

Une simple coïncidence. L’année dernière, il y a eu MasterChef en Espagne. J’ai commencé à télécharger le formulaire, mais cela a pris du temps. Alors, j’ai fermé la page et abandonné l’opération. Mais je pense qu’au fond de moi, il y avait quelque chose qui me dérangeait: comment devrais-je faire lors de cette émission, si on me demandait d’utiliser des produits comme l’alcool, le porc, le vin… des produits qui contrarient mes convictions spirituelles? Je savais d’avance que je ne pourrais pas refuser si je participais à l’émission. Donc, je sentais que tout cela n’était pas cohérent dans ma tête. Alors, je me suis dit: je participerai lors de la 2ème édition. Jusqu’au jour où, sur une chaîne espagnole, j’ai vu une annonce sur un concours culinaire spécial «pâtisserie», intitulé «Le meilleur pâtissier de l’Espagne». J’ai participé à cette émission et je suis restée jusqu’à la fin. Je n’ai pas eu le Prix, j’ai été deuxième, mais j’ai gagné beaucoup d’amis (Twitter, Facebook). Avant MasterChef Maroc, un Marocain résidant en Espagne m’a contactée via Twitter pour me dire qu’il y avait un MasterChef au Maroc. Effectivement, j’ai consulté le site, j’ai rempli l’affiche et j’ai attendu, je devais faire le casting à Marrakech… Ma sœur m’a contactée du Maroc, c’était un samedi, pour me dire que le casting prévu à Marrakech allait commencer le mardi suivant, alors que moi, je n’avais encore reçu aucune réponse. J’étais vraiment angoissée. Deux ou quatre jours avant le casting, on m’a contactée. J’étais réticente mais, comme d’habitude, mon mari m’a encouragée en insistant qu’il fallait essayer en précisant qu’au moins, j’aurai fait le nécessaire. Alors, j’ai commencé à réfléchir à ce que je devais présenter comme plat pour me distinguer dans le casting. Donc, j’ai opté pour un plat qui rassemblait les deux cultures marocaine et espagnole. Et comme je suis partie en Espagne jeune, je me suis dit: pourquoi ne pas faire un couscous avec un goût de paella. Chef Hicham, qui était responsable du casting de Marrakech, m’avait dit: «Bravo Madame, je ne ferai aucun commentaire». Cette phrase m’a donné espoir, surtout que j’étais l’avant-dernière dans le casting. Je suis rentrée chez moi en Espagne et, une semaine après, on m’a recontactée pour me dire que j’étais choisie. C’est ainsi que j’ai quitté ma petite famille pour cette belle aventure. C’était très important pour moi de participer à la première édition de MasterChef Maroc.

Maintenant que vous avez gagné 400 mille dirhams, quels sont vos projets?

Avant, je souhaitais créer une petite pâtisserie qui se baserait sur les commandes (comptant sur la qualité plus que sur la quantité) avec un petit atelier pour faire des formations aux intéressées. Mais depuis que j’ai eu le Prix MasterChef et à chaque fois que je rencontre les gens dans la rue et sur la page Facebook, on me demande un livre et des recettes vidéos. Donc, j’essaierai de réaliser cela à court terme.

Donc le projet de la pâtisserie est tombé à l’eau…

Non, pas du tout! Je compte m’installer incha Allah à Rabat. Je dois chercher un local dans cette ville pour mon projet. Mais avant cela, je dois bénéficier d’une formation de six mois dans un grand hôtel, parce que je ne peux me considérer comme un chef.

Vous avez influencé votre famille pour qu’elle s’installe au Maroc ?

Depuis mon départ en Espagne, je me suis promis de rentrer au Maroc avant que mon enfant ait 10 ans. C’était un souhait, un objectif. Quant à mon mari, il attendait la première occasion qui se présenterait pour rentrer au pays.

Et si on vous demandait un bilan de cette expérience?

MasterChef était ma deuxième participation dans une émission. Dans la première émission, loin de tout égoïsme, je n’ai rien gagné parce que mon niveau (en toute modestie) était bon et le peu de formation et d’informations était basique pour moi. MasterChef, c’est plus qu’une simple émission: c’est une académie. En général, le niveau des candidats était élevé. D’ailleurs, j’étais agréablement surprise à Dakhla. Tout cela a poussé les chefs à nous donner le maximum. Je quitte l’émission avec un important bagage concernant la cuisine.

MasterChef Maroc a bousculé l’idée que la cuisine n’est faite que par les femmes. C’est votre avis, aussi ?

Oui. L’émission a montré que, dans la société marocaine comme à l’étranger, l’homme partage la cuisine avec la femme. D’ailleurs, dans notre société, il y a des plats qui ne sont cuisinés que par des hommes, comme la «tanjia» de Marrakech. Dans le sud, les hommes cuisinent plus que les femmes. Et dans les mariages, les cuisiniers les plus réputés sont des hommes. Chez moi, je n’ai jamais ce problème, parce que mon mari cuisine. Il est vrai que la nouvelle génération ne cuisine pas juste pour cuisiner, mais utilise de nouvelles techniques avec de nouveaux produits. Cuisiner, ce n’est pas seulement pour manger, mais aussi pour se démarquer.

Un message pour les jeunes MRE ?

Pour moi, toute personne qui a un rêve en tête peut le réaliser. Nous les Marocains de l’étranger, nous trimons et je pense que si on fait le même effort, on peut réussir même au Maroc. C’est vrai qu’il y aura sûrement de l’inquiétude concernant l’avenir, mais il faut juste de la persévérance et de l’assiduité pour réussir. J’ai quitté mon village, ma famille, ma maison et me voilà!

Quelle est votre relation avec les autres candidats?

Durant cette expérience, il y avait du respect et de l’harmonie entre les candidats (et aussi avec l’équipe des techniciens). Les Marocains sont généreux et sociables de nature. Donc au Maroc, on trouvera toujours dans les moments difficiles un soutien. J’ai gagné de cette émission deux frères: Fayçal, ingénieur d’informatique et Ismail. Avec ce dernier, il y avait une grande complicité. On se comprenait sans même se parler et on se donnait des conseils. D’ailleurs, un jour, Ismail m’a dit: «Les grands esprits se rencontrent». Je sais que notre amitié avec Fayçal et Ismaël va durer…

Et quels étaient les moments difficiles de l’émission?

Il fallait gérer le problème du temps lors de la compétition. Mais aussi gérer un peu le «manque» de la famille. D’ailleurs, dans ma chambre, je consultais les anciennes vidéos et photos de mes filles.

Et votre mari?

Je ne pourrais jamais lui rendre l’hommage qu’il mérite. Mon mari, El Mouloudi Berkaoui, m’a toujours aidée. Le fait de s’occuper de nos filles Assil et Soundouss durant ces trois mois, pour me permettre de réaliser mes aspirations et mes ambitions, est une preuve d’amour. Je luis dois beaucoup.

Un mot sur la cuisine maghrébine ?

Je regardais beaucoup les émissions culinaires via les TV satellitaires. Mais si on me demande de faire un classement de trois pays, je dirai: le Maroc, puis la Tunisie et enfin l’Algérie. Au Maroc, nous utilisons beaucoup d’épices (âatria). En Tunisie, on utilise plus «lahrissa», ce qui donne un goût délicieux aux plats. La cuisine algérienne est plus proche de la nôtre, mais se distingue plus par ses gâteaux. Chaque cuisine de ces trois pays a ses traces dans les cultures du monde. Mais je préfère la cuisine marocaine.

Il y a des réseaux qui vous accusent de soutenir les séparatistes…

C’est un grand mensonge. Cela me fait rire: aucune logique. Rien dans ma vie ne peut prétendre à cela. Depuis mon départ en Espagne, je retourne toujours à mon pays. J’aime mon pays et je veux m’y installer.

Propos recueillis par Bouchra Elkhadir

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Deux questions à Ismaïl

Ismail

Quel bilan faites-vous de cette expérience?

Expérience très réussie. C’était la première fois où j’étais en interaction avec des professionnels du métier. Proposer mes plats à de grands chefs a été très formateur et leurs conseils m’ont permis de me perfectionner et de sortir des plats que je n’avais jamais sortis. C’est de l’association de produits inattendus à de nouvelles techniques de dressage, en passant par la gestion du plan de travail, que des choses pourront me servir plus tard. Le bilan humain a été très positif également au vu de l’échange et de l’ambiance entre candidats.

Et les projets?

J’ai lancé ma chaîne YoutTube «Fine Smail?» où je propose en 5 minutes des recettes gastronomiques. La prochaine étape pour moi sera de me former dans des établissements de renom. J’ai à ce jour plusieurs accords (restaurant Le Sens au Kenzi Tower et le Bistrot Chic avec le chef Ramzi). A moyen terme, j’envisage d’ouvrir mon propre restaurant où je proposerai mes créations directement aux clients. D’ailleurs, je suis actuellement en phase de contractualisation avec des investisseurs. Je prévois également de rester proche du public marocain qui m’a soutenu. J’espère concrétiser ma propre émission de télé.

Propos recueillis par Bouchra Elkhadir

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