mercredi 23 août 2017

Une lettre au Roi pour défendre les animaux

Zoo an sebaa casablanca

C’est une démarche originale. Une lettre ouverte à SM Mohammed VI, envoyée par un groupe de Français horrifiés par la condition des animaux au Maroc. De façon générale et dans le zoo de Aïn Sebaa, en particulier.

Ces écologistes, défenseurs de l’espèce animale, ont décidé de s’adresser au Souverain, dans un style infiniment respectueux, dans l’espoir de sensibiliser le pays à ce qu’ils appellent «la douloureuse condition animale». Et pour que le message ne se perde pas au fond d’un tiroir, la lettre a été envoyée par chaque membre du groupe, en son nom propre, à tous les responsables et à tous les médias du Maroc. Voici la lettre accompagnée de photos dont nous avons choisi quelques-unes. Et… Ils ont bien raison.

Lettre ouverte à sa Majesté le Roi du Maroc Mohammed VI

À La Haute Considération de Sa Majesté Le Roi.
Secrétariat Particulier de Sa Majesté le Roi Mohammed VI
Palais Royal de Rabat

Majesté, nous avons L’insigne Honneur de nous adresser à vous afin de vous relater, avec tristesse, la douloureuse condition animale dans votre pays.
Le Maroc est pour les Occidentaux un pays magnifique, riche de culture et d’intelligence.
Cependant, les images qui nous parviennent du Maroc démentent cette culture et ses enseignements.
En effet, nombreux sont les touristes qui sont choqués par la maltraitance qui sévit partout à cause de votre peuple qui ne se montre guère bienveillant envers des créatures qui méritent le respect des humains, puisqu’elles sont faibles et sans défense, mais qui sont aussi des Créatures de Dieu. Les chiens et les chats, compagnons fidèles de tous les jours, vivent un véritable enfer. Pourchassés, détestés, livrés à la rue, ils sont la plupart du temps empoisonnés à la strychnine ou martyrisés par de nombreux adultes cruels et sans scrupules, mais aussi par des enfants non éduqués au respect de la vie. Ces animaux meurent dans des souffrances particulièrement immorales, atroces et inhumaines.
Le cas du Zoo d’Aïn Sebâa qui est, hélas, un exemple de plus, attire particulièrement l’attention sur la façon dont votre pays traite les animaux qui sont aussi des êtres intelligents, sensibles et pouvant éprouver une grande mélancolie, c’est à dire une souffrance mentale bien réelle.
Ce zoo abrite des animaux, conçus pour les grands espaces et la liberté, qui ont été piégés et arrachés brutalement à leur habitat naturel, et sont exposés, comme de simples objets, à la vue des visiteurs qui n’apprennent rien sur la vie de ces animaux emprisonnés. Beaucoup de touristes affirment même que le Zoo d’Aïn Sebâa est une pure horreur animalière. Les animaux vivent dans des lieux insalubres, nauséabonds, sans hygiène, sans soins, sans nourriture et sans eau.
Majesté, nous ne pouvons imaginer qu’en regardant ces images vous restiez insensible à cette souffrance omniprésente dans votre pays.
Majesté, nous osons espérer que cette lettre saura éveiller votre juste compassion envers des êtres innocents qui souffrent.
Nous vous prions de bien vouloir croire, Votre Altesse Royale, en l’assurance de nos respectueuses et honorables salutations.

Voir aussi

Diplomate marocain agressé aux Caraïbes : Rabat exige des excuses… L’Algérie aussi !

A la suite de l’agression physique du diplomate algérien, Soufiane Mimouni, contre le diplomate marocain, …

2 Commentaires

  1. une privatisation des zoo serait une solution nécessaire pour le Maroc

  2. Le zoo de Ain Sebaa est en effet triste à voir, et ce depuis plusieurs années. Les chats et chiens n’ont en effet aucun droit et sont donc à la merci des humains. Il faudrait des lois et les faire appliquer. Cependant, il ne faudrait pas généraliser en pensant que le peuple de marocain est dans sa majorité cruel envers les animaux. Beaucoup de familles, et pas uniquement des gens aisés, nourrissent les chats de la rue, ne serait-ce qu’en déposant leurs restes pour les chats. Dans ma rue il y a peu de maisons qui ne déposent pas de nourriture pour les chats. Mes femmes de ménage ont chacune un chat chez elle, bien gâté et bien nourri, malgré leurs peu de moyens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter du Reporter

Pour recevoir les dernières actualités et mises à jour de notre équipe.

Félicitations vous êtes bien inscrit(e) !

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer des services, contenus ou publicités adaptés selon vos centres d'intérêts. En savoir plus.