Dialogue social | Nécessité de plus d’efforts pour faire face aux nouveaux défis

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Les nouveaux défis, qui s’imposent notamment dans le monde du travail, nécessitent de déployer davantage d’efforts en matière de dialogue social, a souligné, lundi à Rabat, le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’ et des compétences, Younes Sekkouri, en marge des travaux de la 6ème édition du Forum parlementaire sur la justice sociale.

Intervenant lors d’une session initiée sous le thème « Place au dialogue social dans l’agenda institutionnel international et national », M. Sekkouri a indiqué que le dialogue social revêt d’une importance particulière pour l’Organisation internationale du travail (OIT), insistant sur l’impératif de déployer un effort additionnel à même de trouver des solutions adéquates aux nouveaux défis, particulièrement ceux identifiés par l’OIT pour gérer les conflits.

« Nous faisons face à des défis de nouvelle génération qui nécessiteraient une nouvelle forme de réflexion », a fait observer le ministre, mettant en avant l’importance de la mise en œuvre d’un nouveau cadre de dialogue social avec des objectifs à fixer.

Le , a-t-il poursuivi, a opté pour faire de l’Etat social et du dialogue social une base de gouvernance. « Nous voulons renouveler le contrat social selon des bases qui respectent, d’abord et avant tout, le travail syndical de qualité dans notre pays », a dit M. Sekkouri.

Le ministre a également noté que la première session du dialogue social, qui débutera dès jeudi prochain, vise initialement à s’accorder sur une méthodologie de travail. « Nous voulons que notre Etat soit un Etat social actif qui offre au citoyen les possibilités pour prendre l’initiative et les moyens à même de devenir productif », a-t-il fait valoir.

« Nous devrons tous œuvrer pour asseoir les bases du dialogue social à travers les axes proposés dans ce cadre », a ajouté M. Sekkouri. Parallèlement, il a relevé que l’écosystème global de l’ passe par l’investissement, lequel devrait générer des emplois durables et stables, mais qui sont en même temps en adéquation avec les ressources humaines du Royaume.

M. Sekkouri a aussi indiqué que l’objectif du est de pouvoir compléter la Charte de l’investissement par des dispositifs spécifiques, dont un est dédié à la très petite, petite et moyenne entreprise (TPME). Ces dispositifs sont en cours de préparation et seront annoncés au moment opportun.

De son côté, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Chakib Alj, a estimé que le dialogue social revêt d’une importance capitale dans le système de justice sociale, soulignant que celui-ci est un pilier pour parvenir au développement durable, à la stabilité, à la et à la solidarité sociale.

Il a, à ce propos, noté que du point de vue des acteurs économiques et sociaux, de nombreux défis majeurs doivent être relevés. Il s’agit notamment d’assurer la cohésion sociale face aux répercussions des évolutions profondes de la société marocaine sur le tissu social et remédier au déficit social qui s’est accentué avec l’émergence de l’économie numérique et de ses métiers modernes, a-t-il expliqué.

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Pour sa part, la directrice du bureau de l’OIT pour les pays du Maghreb Arabe, Rania Bikhazi, a indiqué que l’OIT repose sur le principe du dialogue social et la coopération entre les représentants des gouvernements et les employeurs et employés. L’Organisation, a-t-elle soutenu, se veut une structure tripartite pour développer des standards internationaux à même de promouvoir des environnements de travail stables et sécurisés.

Elle a, dans ce sens, souligné que le dialogue social renforce la confiance entre les employeurs et les employés, mais aussi entre les partenaires sociaux et le , ajoutant que « la promotion de la ne peut être réalisée que sur la sociale ».

Mme Bikhazi a également mis en avant l’importance de la promotion de l’ des jeunes, notant que celle-ci pourrait contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) au niveau de la région.

Le secrétaire général de l’Organisation internationale des employeurs, Roberto Santos Suarez a, quant à lui, insisté sur la nécessité de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) les plus vulnérables, notamment dans un contexte marqué par les effets de la pandémie du . D’après lui, ces entreprises ne sont pas assez solides pour faire face aux chocs économiques.

Les PME, moteur essentiel pour l’économie, sont confrontées à des problèmes très spécifiques, notamment la difficulté d’accès au financement, a-t-il dit, soulignant l’impératif d’adopter des politiques plus adaptées dans ce sens.

Cette première session a été également l’occasion pour les membres de l’Union marocaine du travail (UMT), de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGMT) et de la Confédération démocratique du travail (CDT) de mettre en avant le rôle majeur du dialogue social pour faire face aux nouveaux défis et répondre aux changements économiques et sociaux.

La session inaugurale de cette édition, organisée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, a été marquée par la présence du président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami, du président de la Chambre des conseillers, Naama Mayara, du chef du gouvernement Aziz Akhannouch et du président du CESE, Ahmed Rida Chami.

Elle a aussi connu la présence du président du parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Sidie Mohamed Tunis, et du secrétaire général de la Confédération des syndicats arabes, Mustapha Tlili.

Placée sous le thème  »Dialogue social et défis de l’État social », cette édition intervient dans un contexte marqué par l’émergence d’une nouvelle génération de droits économiques, sociaux et culturels et l’apparition de nouveaux acteurs sociaux et de nouvelles formes d’interaction des citoyens avec les questions sociétales.

LR/MAP

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