dimanche 24 septembre 2017

Rentrée scolaire : Les mesures phares du nouveau ministre de l’Education nationale

Pour le ministre de l’Education nationale, Mohamed Hassad, la rentrée scolaire 2017-2018 doit être celle du changement. Pour y parvenir, dans le cadre de la vision stratégique de l’enseignement 2015-2030, il a mis en place une batterie de mesures et annoncé une série de décisions.   

Ces nouvelles mesures vont de la préparation précoce de la rentrée scolaire, au renforcement des infrastructures dans les écoles publiques, en passant par l’enseignement du français, le recrutement des enseignants pour faire face au sous-effectif et la lutte contre la surpopulation dans les classes.

Préparation de la rentrée   

La rentrée scolaire 2017-2018 a été marquée par une nouveauté de taille. Cette année, le retour des élèves sur les bancs de l’école a été préparé plusieurs mois à l’avance. En effet et comme l’a annoncé le ministre de l’Education nationale, les préparations pour accueillir les élèves ont commencé dès le mois d’avril 2017, soit cinq mois à l’avance. Ceci a permis aux enseignants de recevoir leur emploi du temps dès la fin de l’année scolaire précédente. Concernant les élèves, la majorité d’entre eux ont effectué leur réinscription en juillet. Cette nouveauté fait partie des décisions ayant permis à Hassad de se différencier de ses prédécesseurs à la tête du ministère. Avant, les inscriptions ne se faisaient qu’à partir de la deuxième semaine de septembre, empêchant le démarrage de l’année scolaire dans les délais prévus.  

Plus de proximité

La proximité a longtemps fait défaut aux ministres qui ont eu la charge du département de l’Enseignement. Mohamed Hassad, connu pour être l’homme aux missions difficiles, a quant à lui effectué plusieurs visites, dont certaines étaient inopinées, dans des établissements scolaires publics et privés; question de s’enquérir de près de la qualité des infrastructures mises en place pour la réussite de la rentrée scolaire 2017-2018.

Renforcement de l’esprit patriotique

Parmi les décisions phares prises par le ministre de l’Education nationale pour cette nouvelle rentrée, l’obligation pour les élèves, leurs enseignants et l’ensemble des cadres pédagogiques et administratifs dans les écoles marocaines de réciter l’hymne nationale en début et à la fin de chaque semaine.

Plus de discipline dans l’enceinte de l’école  

Pour que l’élève puisse avoir un rendement satisfaisant, il est nécessaire qu’il fasse preuve de discipline. Pour y parvenir, Mohamed Hassad exige le port obligatoire d’une tenue uniforme pour les élèves. Quant aux enseignants, ils sont invités à porter leurs blouses blanches. Nombre de spécialistes en pédagogie, expliquent que ces deux mesures ne sont qu’un premier pas dans l’optique de redonner à l’école la place de choix qu’elle a perdue du fait de la nonchalance et la passivité qui se sont installées peu à peu dans les rangs des élèves et de leurs enseignants.

Parler français dès le CP

Dans les pays qui accordent de l’importance au secteur de l’enseignement, la pratique des langues étrangères est encouragée dès les premières années du cycle fondamental. Au Maroc, la politique d’arabisation qu’a connue le Royaume après son indépendance a fait que l’apprentissage des langues étrangères, particulièrement la langue de Molière dans le primaire, profite surtout aux classes sociales relativement aisées. Pour rompre avec cette politique préjudiciable aux élèves, le ministre de l’Education nationale a décidé d’inclure la langue française dès la première année du primaire (CP). La méthode d’apprentissage de la langue arabe va également connaître un changement de taille. Désormais, il sera procédé à l’apprentissage par la «méthode par l’alphabet», au lieu de la «méthode globale».

Recrutement de nouveaux enseignants

Pas moins de 24.000 enseignants et agents administratifs ont été recrutés à l’occasion de la rentrée scolaire 2017-2018. Selon le ministre de l’Education nationale, ces recrutements serviront à faire face au phénomène de sous-effectif qui entrave le bon déroulement de l’opération d’apprentissage.

Renforcement des infrastructures

Pour améliorer l’état -jugé catastrophique- des infrastructures scolaires, le ministère de l’Education nationale a lancé une opération d’envergure qui a touché, dans l’ensemble, plus de 13.543 établissements scolaires, lesquels ont vu leurs salles de cours, internats, restaurants et salles administratives entièrement remis à neuf. Quelque 35.000 tables d’écoles ont ainsi été renouvelées, 146.000 tableaux et autant de bureaux ont été acquis par les douze académies du Royaume. L’acquisition de ces matériels reste, de l’avis de plusieurs professionnels du secteur de l’enseignement, insuffisante pour dire que l’enseignement au Maroc est promis à un bel avenir. 

La surpopulation dans les classes

Autre promesse de Hassad: mettre fin, progressivement, à la surpopulation dans les classes. Ce problème majeur dans les grands centres urbains et la périphérie des villes a même fait l’objet d’un rapport spécifique de la Cour des comptes. La promesse consiste à réduire le nombre d’élèves par classe à 40. Dans les classes de première année, le nombre ne devrait pas dépasser les 30 élèves. Dans les pays développés, une classe de 30 à 40 élèves, c’est beaucoup!

Mohcine Lourhzal

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