dimanche 17 décembre 2017

Maroc-Afrique : La réussite malgré les entraves

Soldat marocain de l onu decore

La dimension africaine du Maroc s’est confirmée ces dernières années. Loin d’être parsemé de roses, son chemin était plein d’entraves. Des manœuvres de partout cherchaient à mettre le Royaume au ban du continent. Mais, bien ancré dans ce dernier, il tire plutôt bien son épingle du jeu et se situe au pan de l’Afrique. Le pays est aujourd’hui considéré comme un hub africain, en dépit des envieux qui lui en veulent pour ce statut et qui, d’une manière ou d’une autre, cherchent à tout prix à ne pas le laisser y aboutir.
Faisant face aux tacles, aux différentes obstructions et aux manigances, le Royaume s’en est toujours remis. Chaque fois, il reprend le jeu avec un souffle nouveau et une vision plus pragmatique. Tout ce qu’il entreprend comme grandes actions, tant en Afrique subsaharienne qu’au Sahel, est minimisé ailleurs. On n’en sort que cette «archaïque» image du «conquérant» en permanente course pour imposer sa suprématie. En Afrique, l’action du Maroc va, en réalité, au-delà de telles intentions.
Le Maroc est pour l’Afrique unie; le continent qui compte d’abord sur lui-même; qui tire sa force et sa puissance de ses propres ressources et richesses. Des biens mis en partage. Un patrimoine matériel et immatériel à exploiter en commun dans un cadre où tout le monde en tire profit. L’action, chaque fois qu’elle est tentée, est réussie, malgré tout. Les intéressés sont aujourd’hui conscients de sa vraie portée. Ils le sont tout autant du rôle prépondérant que le Maroc joue dans cette entreprise.

Au lieu de se demander pourquoi autant d’acharnement et de hargne, il serait plus instructif de mettre en relief les atouts du Royaume. Les armes secrètes qui font que ses actions, combattues de partout, aboutissent souvent. Ces clés de réussite qui déjouent tous les actes malintentionnés. Qui maintiennent cette bonne image que beaucoup veulent souiller. Enfin, cette profonde conviction que le Maroc est un Etat africain et ce n’est qu’à ce titre qu’il veut se confirmer. En Afrique, avec et pour l’Afrique.

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Messager de paix dans un monde de conflits

Messager de la paix et prônant la sécurité en Afrique, le Maroc a de tout temps apporté son soutien aux initiatives des Nations Unies pour la restauration de la stabilité en Afrique.

De 1960 à nos jours, le Royaume a mis des contingents militaires à la disposition des opérations de maintien de la paix des Nations Unies au Congo, au Shaba, en Somalie, en Angola, en RDC et en Côte d’Ivoire.
Il a également contribué à la résolution de certains conflits régionaux. En 2002, la médiation de SM le Roi Mohammed VI n’avait-elle pas réussi à rassembler les chefs d’Etat du Libéria, de Sierra Léone et de la Guinée? L’action avait incontestablement contribué au retour de la confiance entre les trois protagonistes de la région du fleuve Mano.
Membre du Groupe de contact international pour le Liberia, le Maroc a également contribué à la cessation des hostilités entre les belligérants et à la diminution des souffrances du peuple libérien. En décembre 2006, il a envoyé un contingent des Forces Armées Royales composé de spécialistes et d’experts pour participer à une opération de déminage dans la région de Casamance, au Sénégal… Pour ne citer que ces interventions qui témoignent bien de l’esprit pacifiste du Maroc. Un Etat conscient que seules la paix et la sécurité de la région garantissent les échanges et la libre circulation des biens et des êtres. Un Etat qui élargit le champ d’échange de biens, de compétences et d’expertise. Le profit ne doit pas se confronter à des frontières tant qu’il se fait dans le respect mutuel. Avec un tel esprit, les allégations de certains, présentant le Maroc comme un «colonisateur» dont l’appétit d’étendre son territoire au-delà de ses frontières est sans fin, ne sont que balivernes. D’aussi frêles attaques font donc que le Maroc, quoique sentimentalement touché, reste dans l’arène et se ressaisit chaque fois.

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«Maroc» en Afrique et «Afrique ailleurs»

Cette idée d’être un hub pour l’Afrique met le Maroc, compte tenu de sa situation géostratégique, en position de leader en Afrique du Nord.

Une situation qui gêne bien entendu certains voisins. Ceux-ci y voient, bien à tort, une manière de faire qui ne sert que les intérêts du Maroc, le mettant en pôle position pour tirer profit de toutes parts en vendant l’Afrique comme étant sienne. En fait, c’est avec un tout autre esprit que le Maroc se livre à la tâche.
Côté relations, c’est plutôt dans un esprit tripartite que le Maroc situe son action. Des relations d’une tout autre nature que traduit un intense dispositif de coopération bilatérale. Ce dernier s’est considérablement renforcé par des mécanismes novateurs, comme la coopération tripartite. Consistant à faire bénéficier les pays africains du savoir-faire marocain dans des secteurs de haute technicité, par des financements bilatéraux ou multilatéraux, ce mécanisme permet le partage des expériences et le transfert de technologie vers les pays africains qui en ont besoin, dans le cadre de leurs projets de développement. Le Maroc est dans ce cadre engagé avec des bailleurs de fonds, tels la France, la Belgique, le Japon, l’Union européenne, la FAO et d’autres agences de développement, dans l’exécution de grands projets dans des pays africains. Un exemple très significatif est celui du Programme Spécial pour la Sécurité Alimentaire de la FAO (PSSA) dans lequel des experts marocains sont impliqués depuis 1998. Il offre une expertise confirmée dans le domaine de la gestion de l’eau, de l’élevage et de la pêche artisanale en faveur des pays africains. Un autre projet modèle a permis l’envoi de 200 ingénieurs marocains dans 3 pays sahéliens avec un financement du PNUD et de la France. Le Maroc s’engage à promouvoir une coopération tripartite destinée à appliquer, sur le terrain, les principes d’une gestion intégrée du patrimoine agricole du continent.
Il est ainsi clair que c’est tout en faveur des pays concernés que le Maroc agit. Le Maroc pays africain qui parle est d’ailleurs vu en tant qu’Afrique, là où il défend les intérêts continentaux et cherche le soutien nécessaire pour faire prospérer le continent. Ce dernier qu’il met en relation avec l’Europe et les grands pays d’Asie, notamment la Chine, le Japon ou encore la Russie.

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Un concept: les relations triangulaires

Agir pour le bien de l’Afrique, c’est viser une croissance pour tous. Ceci n’est possible qu’à travers une connaissance profonde des besoins de chaque pays et en faisant en sorte de l’aider, à la lumière de sa propre expérience, en l’orientant là où sont les moyens dont il a besoin.

Penser ainsi ne peut traduire que la recherche permanente d’un développement commun et solidaire. C’est loin de traduire des «intentions» expansionnistes ou coloniales. Hong Kong est bien la porte d’entrée de la Chine. Pourquoi donc fait-on tout ce qu’on peut pour empêcher le Maroc, pionnier dans la lutte anticolonialiste et de l’unité africaine, de devenir la porte de l’Afrique? Le Maroc œuvre certes pour se positionner en tant que plate-forme des affaires en Afrique. Pour consolider sa situation de porte d’accès à une Afrique dont les réserves de croissance attirent de plus en plus d’investisseurs.
Au fond, le Royaume vise plus loin. Il veut faire bouger l’Afrique et mettre ses pays en relation avec d’autres d’Europe ou d’Asie. Sauf qu’il veille à ce que ce soit des relations win-win qui mettent les pays sur un pied d’égalité. En ce sens qu’en face des moyens et des expertises apportés, se trouvent bien des richesses et des ressources devant aujourd’hui profiter à tous.
En effet, la stratégie africaine du Royaume introduit aujourd’hui un nouveau modèle de coopération qui profite à tous. L’essence de ce modèle réside en une «coopération triangulaire». Fort de son positionnement, aujourd’hui très concurrentiel, le Maroc offre «aux pays africains frères le capital de confiance et de crédibilité dont il jouit auprès de ses partenaires» dans le monde développé, avait précisé le Souverain lors du Forum économique en Côte d’Ivoire. La différence est ainsi claire, comparé à d’autres Etats qui considèrent encore les pays africains avec lesquels ils traitent comme de simples réservoirs de richesses à exploiter. Le Maroc qui prend cette initiative a commencé par un travail de fond, une structuration interne et une série de réformes qui ont amorcé un développement certain. C’est à partir de là qu’a été pris un élan qui permet aujourd’hui à des entreprises marocaines de concurrencer des pays avancés dans plusieurs domaines (banque, assurance, télécommunications, grands chantiers, immobilier…), notamment en Afrique de l’Ouest. Compétition loyale que d’autres considèrent comme une menace pour leurs intérêts.

Hamid Dades

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