lundi 21 août 2017

Assises de l’agriculture : L’or bleu, cause de «stress»

En 2040, le Maroc pourrait faire face à un «stress hydrique sévère». C’est la principale conclusion du rapport réalisé en 2016 par le think tank américain «World Ressources Institute» (WRI). Si rien n’est fait pour éviter ce scénario catastrophe, les effets du manque d’eau pourraient se faire sentir sérieusement dès 2020.  

Son objectif étant de sensibiliser aux bienfaits de la préservation des ressources hydriques du Royaume et ses retombées positives sur l’agriculture et la sécurité alimentaire, la 9ème édition des Assises de l’agriculture se tiendra cette année, le 17 avril 2017 à Meknès, après une année d’absence.  

Le manque d’eau met en péril l’agriculture

Vitale pour le Maroc et enjeu majeur à l’échelle de la planète, l’eau est essentielle pour le secteur de l’agriculture. Selon le WRI, la pénurie des ressources hydriques met en péril la production agricole au Maroc. Afin d’éviter que le stress hydrique s’installe définitivement dans le Royaume et impacte irréversiblement le secteur de l’agriculture, le Maroc s’est engagé très tôt dans une politique volontariste de gestion responsable et durable de ses ressources en eau, notamment par la construction des barrages. Dans ce contexte et pour réaffirmer l’engagement du Royaume dans la protection de ses ressources en «or bleu», la 9ème édition des Assises de l’agriculture a choisi cette année de consacrer ses travaux au traitement de cette problématique qui menace le présent et l’avenir du pays et des générations futures.

Tout au long de la journée du 17 avril 2017, date de la tenue de ces Assises qui précèdent l’ouverture du Salon International de l’Agriculture de Meknès (SIAM), les professionnels du secteur agricole, venus du monde entier et des quatre coins du Maroc, traiteront des thématiques liées à la bonne gestion des ressources en eau à travers, notamment, le financement, la sensibilisation des agriculteurs à cette question et l’accompagnement des professionnels de l’agriculture, pour un usage plus réfléchi des ressources hydriques dont dispose le pays et promises à la rareté.   

Le Maroc s’aligne sur les standards internationaux   

Au niveau réglementaire, le Maroc s’est mis en conformité avec les standards internationaux en matière de préservation des ressources hydriques. Ainsi, l’été 2016 a vu l’entrée en vigueur de la loi n° 36.15, relative à l’eau. Le renforcement du cadre juridique, lié à la valorisation des eaux pluviales et les eaux usées et l’instauration d’un cadre juridique propre à la question de dessalement de l’eau de mer sont les principales nouveautés de cette loi.     

La loi 36.15 a également permis de poser les jalons d’une protection optimale des ressources hydriques dont dispose encore le Maroc. Cette protection est appelée à s’accentuer, au moment où les répercussions des changements climatiques se font de plus en plus sentir, surtout au niveau de la nappe phréatique.    

La gestion des ressources hydriques vue par le CESE  

Le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), l’un des principaux intervenants dans cette question de sensibilisation à la préservation de tout ce qui a trait à l’environnement, a préconisé, dans l’un de ses derniers rapports consacré à la question de la gestion des ressources hydriques, de rendre la gouvernance institutionnelle actuelle axée sur la gestion intégrée, efficiente et transparente des ressources en eau,. Pour cela, le CESE a élaboré un certain nombre de recommandations. Il a ainsi appelé au renforcement de la concertation entre les différents intervenants dans le secteur de l’eau, afin que la gestion de cette ressource bénéficie d’une gestion intégrée à l’échelle nationale. Le Conseil a également préconisé la promotion du partenariat public-privé dans le secteur de l’eau et le développement d’un modèle de gestion équitable et économiquement viable du secteur de l’eau, ainsi que l’adaptation des programmes d’éducation et de formation, afin qu’ils soient axés davantage sur la question de l’eau, dans son ensemble et les menaces qui guettent cette ressource, en particulier. 

Il est dit que l’eau pourrait devenir une source de conflits et de tensions dans plusieurs continents et entre différents pays. Après des décennies, pendant lesquelles la primauté a été donnée à l’or noir (pétrole), il est fort probable qu’à l’avenir, l’humanité verra que l’eau sera source de toutes les convoitises.  

Mohcine Lourhzal  

Gestion des ressources hydriques

Ce qu’en pense la Secrétaire d’Etat chargée de l’Eau

Lors de son installation auprès du ministre de l’Equipement, la Secrétaire d’Etat chargée de l’eau, Charafat Afilal, a déclaré: «La préservation et la rareté de l’eau constituent des défis que le Maroc est appelé à surmonter à court, moyen et long termes». Afilal, qui s’exprimait, jeudi 6 avril 2017, a ajouté que tout sera mis en œuvre pour assurer la sécurité en matière d’eau et ce, à travers la diversification des ressources hydriques et leur valorisation.

Voir aussi

RAM/Afrique : Conversion du Boeing 767-300 en cargo

Royal Air Maroc (RAM) vient d’annoncer la commande, auprès du constructeur aéronautique Boeing, d’une conversion …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter du Reporter

Pour recevoir les dernières actualités et mises à jour de notre équipe.

Félicitations vous êtes bien inscrit(e) !

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer des services, contenus ou publicités adaptés selon vos centres d'intérêts. En savoir plus.