L’UNESCO mobilise la communauté internationale en faveur de la relance de l’éducation après le Covid-19

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La 41ème Conférence générale de l’UNESCO, qui s’est ouverte mardi à Paris, sera l’occasion de sonner la mobilisation des décideurs, des organisations internationales et de la communauté internationale en faveur de davantage de mesures en vue d’une relance de l’Éducation après la pandémie du Covid-19.

En effet, depuis le début de la pandémie, les écoles ont été totalement fermées 4,5 mois en moyenne dans le monde et si l’on prend en compte les fermetures partielles (par commune/niveau d’enseignement), la durée moyenne de fermeture a été de 8,5 mois au niveau mondial, soit presque une année scolaire entière, selon l’organisation onusienne.

Ces fermetures prolongées et répétées des classes et établissements éducatifs décidées au cours des deux dernières années scolaires ont entraîné des retards d’apprentissage et fait augmenter les taux d’abandon scolaire, les élèves vulnérables étant touchés de manière disproportionnée, avait alerté en septembre l’Organisation onusienne.

A l’occasion de sa Conférence générale, l’agence onusienne lancera le Rapport « Repenser nos futurs ensemble : un nouveau contrat social pour l’éducation », le troisième d’une série de rapports mondiaux de l’agence onusienne sur le futur de l’éducation. Le rapport, qui sera dévoilé mercredi par la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, dessine l’avenir de l’éducation dans le monde à l’horizon 2050.

Les mesures correctives visant à accélérer le rattrapage des retards d’apprentissage restent un aspect essentiel des réponses des systèmes éducatifs nationaux à la pandémie de Covid-19 dans le monde, relève l’agence onusienne, qui estime en outre que les enseignants et les éducateurs ont besoin d’un soutien et d’une préparation adéquats.

La connectivité et la réduction de la fracture numérique demeurent également des priorités majeures pour renforcer la résilience des systèmes éducatifs et proposer des possibilités d’apprentissage mixte.

Dans ce sillage, l’UNESCO, l’UNICEF et la Banque mondiale ont uni leurs efforts dans le cadre de la « Mission : rétablir l’éducation en 2021 », avec pour objectif d’aider les gouvernements à garantir que tous les apprenants retournent en cours, à mettre en place des programmes de soutien pour compenser l’apprentissage perdu, et à préparer les enseignants à remédier aux retards d’apprentissage ainsi qu’à intégrer les technologies numériques dans leur pratique pédagogique.

A cet égard, plus de 85 ministres et dirigeants de la communauté internationale de l’éducation ont approuvé en juillet dernier une réforme visant à améliorer la coopération mondiale dans le domaine de l’éducation, afin de mieux faire face à la perturbation grave et persistante causée par la pandémie de Covid-19 sur l’enseignement et de placer l’éducation au centre des agendas politiques.

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Dans le cadre de cette réforme de la coopération mondiale en matière d’éducation, un comité directeur de haut niveau sera créé lors de la Réunion mondiale sur l’éducation, présidée par la France et prévue en marge de la Conférence générale de l’UNESCO et du Forum de Paris sur la paix.

Le Comité directeur de haut niveau fournira des orientations stratégiques, examinera les progrès accomplis, formulera des recommandations sur les priorités, surveillera et plaidera en faveur d’un financement adéquat, et encouragera l’harmonisation et la coordination des activités des partenaires.

Afin d’assurer la réussite de cette relance, remédier aux pertes d’apprentissage et gérer les transformations imposées dans l’enseignement et l’apprentissage par la pandémie, l’UNESCO plaide notamment pour accroître les investissements dans le bien-être, la formation, le développement professionnel et les conditions de travail des 71 millions d’enseignants à travers le monde.

L’agence onusienne et ses partenaires ont appelé en octobre dernier les gouvernements et la communauté internationale à prioriser les enseignants dans la relance de l’éducation et à se focaliser sur les enseignants et les défis auxquels leur profession fait face, ainsi qu’à partager des politiques efficaces et prometteuses.

Ils ont plaidé également pour une reconnaissance du rôle exceptionnel que jouent les enseignants et à leur accorder la formation, le perfectionnement professionnel, le soutien et les conditions de travail dont ils ont besoin pour déployer leur talent.

La reprise de l’éducation ne pourra aboutir que si elle est conduite main dans la main avec les enseignants en leur donnant la parole et la possibilité de participer à la prise de décisions, constate l’UNESCO.

Outre la relance de l’éducation, plusieurs décisions importantes sont attendues, lors de cette Conférence Générale, de la part des 193 États membres de l’Organisation, sur les enjeux contemporains liés à la préservation du patrimoine et de l’environnement.

Le Maroc, qui préside le groupe des pays arabes, prend part à cet événement qui coïncide avec la célébration du 75ème anniversaire de la création de l’Unesco, avec une délégation importante conduite par le ministre de l’Éducation Nationale, du Préscolaire et des Sports, Chakib Benmoussa.

LR/MAP

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