lundi 23 octobre 2017

Corruption : Un cancer mondial

L’ONG anticorruption, Transparency International, a publié, le 25 janvier 2017, son classement annuel sur la perception de la corruption dans le monde. Plusieurs pays arabes sont en bas de la liste des Etats qui combattent ce fléau.

«Allons droit au but: aucun pays ne se rapproche du score parfait», souligne d’emblée le rapport de l’organisation internationale qui lutte contre la corruption dans le monde. Pour établir son classement, Transparency international se base sur des données collectées par 12 organismes internationaux, comme la Banque mondiale, sur la transparence concernant le budget du gouvernement, l’indépendance du pouvoir judicaire, les dépenses publiques… Et l’année 2016 n’est pas bonne
Sur les 176 pays étudiés, un peu moins de la moitié a enregistré un indice plus mauvais que l’année précédente. La majorité obtient une note inférieure à 50 sur une échelle de 0 à 100. Si la tendance générale est à la baisse dans la lutte contre la corruption, les pays arabes sont parmi les plus mauvais élèves. 90% d’entre eux obtiennent une note inférieure à 50, ce qui est considéré comme un échec pour Transparency International. Le plus grand perdant de cette évaluation est le Qatar. Le petit émirat du Golfe, classé comme le pays le plus riche du monde par Forbes, est celui qui a enregistré un net recul dans la lutte contre la corruption. Le Qatar, qui était en 2015 le pays arabe «le plus propre», a perdu 10 points. «Les scandales de la FIFA, les enquêtes sur l’attribution du Mondial de football en 2022 et les violations des droits humains pour les travailleurs migrants ont eu des répercussions évidentes sur la perception du pays», souligne le rapport de Transparency International.
Parmi les pays les plus mal classés dans cette région du monde, Transparency pointe la Libye, l’Irak et la Syrie. Des pays en guerre.

La Tunisie est l’un des rares pays à améliorer son score, grâce notamment à l’adoption d’une nouvelle loi qui permet d’enquêter sur les grandes affaires de corruption.

Patrice Zehr

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