jeudi 19 octobre 2017

Déclarations et coups de poing

Rixe chabat lebbar au parlement octobre 2014

Il s’agit d’avoir une vision et un programme, de discuter les idées et non pas de dériver vers l’insulte et l’invective. A la majorité, comme à l’opposition, on y croit et on en parle. Le Roi le leur a rappelé dans son Discours d’ouverture, divisés qu’ils sont par leurs intérêts étriqués. Retiendront-ils le message?

Vendredi 10 octobre 2014, les parlementaires ont retrouvé les bancs de l’Hémicycle, après quelques semaines de vacances. Une rentrée parlementaire qui s’annonce chaude, vu l’arsenal juridique qui va être débattu; une année législative que SM le Roi Mohammed VI a qualifiée de décisive dans son Discours d’ouverture de la 1ère session de la 4ème année de la 9ème législature, compte tenu des échéances qui y sont prévues.
Dans ce Discours inaugural, le Souverain a appelé à ce «qu’une véritable charte éthique de l’action politique soit adoptée de manière générale», se référant au fait que «le discours politique ne se hisse pas toujours au niveau des aspirations du peuple, parce qu’il est fortement arrivé à des calculs partisans ou politiciens».
Dans une déclaration au Reporter, Nabil Benabdallah, secrétaire général du PPS, a fait remarquer non sans amertume: «La classe politique nationale, aujourd’hui, a considérablement besoin de porter le débat à un niveau supérieur». Et d’ajouter: «Il s’agit, d’avoir une vision et un programme et de discuter les idées et non pas de dériver vers l’insulte et l’invective».
Même son de cloche chez Abdallah Bouanou, chef du groupe PJD à la Chambre des députés, qui nous a déclaré: «Malheureusement, le discours politique et partisan actuel ne s’élève pas au niveau des aspirations des citoyens et ne porte pas sur les grandes questions d’actualité, mais sur des questions d’intérêt individuel ou partisan, avec un langage parfois terre à terre, d’où le besoin d’une charte d’éthique à laquelle devraient adhérer tous les politiques».

Ce levier de boucliers, le premier jour de la reprise des travaux du Parlement, fait référence à un fâcheux incident qui a opposé, peu de temps après le Discours de SM le Roi, deux élus de la nation qui ont échangé des insultes et en sont venus aux mains. «Des pratiques, a confié le député Ali Kabiri (MP), auxquelles il faut catégoriquement couper court en s’imprégnant des directives royales qui suggèrent que ”les prochaines élections ne doivent pas être une fin en soi”, mais plutôt constituer ”un espace de compétition politique entre les programmes et les élites; et non une arène où on se livre à des surenchères et à des luttes politiciennes… Car, dans les combats électoraux, le grand vainqueur, c’est le Maroc”».
Une année législative décisive va ainsi être entamée et devra aboutir à un bilan de qualité. Les parlementaires doivent faire primer l’intérêt supérieur de la nation et privilégier le dialogue sérieux et serein concernant les textes qu’ils auront à décortiquer à loisir. Ils devront donc se pencher sur trois défis à relever, nous a déclaré El Habib Choubani, ministre (PJD) chargé des Relations avec le Parlement. Il s’agit du parachèvement de la mise en œuvre de la Constitution 2011 en adoptant toutes les lois organiques, ce qui nécessite un débat hautement constructif et qualitatif dans la concertation. Il s’agit aussi de parachever les institutions politiques, la Chambre constitutionnelle, le Conseil de la lutte contre la corruption. Et, sur le plan social, le 3ème défi est de réussir les réformes sociales, de la Caisse de compensation, de la Caisse des retraites et notamment de la justice, comme l’a relevé le Souverain, ceux portant sur la mise en place du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire et l’approbation du statut des magistrats. Bien sûr, les parlementaires passeront le plus clair de leur temps en commission des finances pour décortiquer la grosse tarte qu’est le projet de loi de Finances 2015.
Vendredi et samedi (10 et 11 octobre 2014), les secrétaires généraux des différents partis politiques et les groupes parlementaires de la majorité et de l’opposition ont tenu séparément des rencontres pour débattre de la rentrée parlementaire et remettre les pendules à l’heure, en vue de corriger leur image quelque peu écorchée auprès des électeurs, histoire de regagner la confiance des citoyens.
Même si la majorité et l’opposition ont affûté leurs armes, les deux courants ont appelé à ce que la priorité soit donnée à la nation. «Il s’agit d’être rigoureux, audacieux et courageux, parce que le pays a besoin de réformes, parfois difficiles», nous a déclaré Nabil Benabdallah.

Mohammed Nafaa
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Leurs déclarations…

Abdelilah Benkirane, chef de gouvernement
Etre marocain est source de fierté
«J’estime personnellement que le Discours royal au parlement est historique à plus d’un titre, en ce sens qu’il a mis en relief la fierté patriotique que les Marocains devront, comme dit le Souverain, illustrer concrètement chaque jour et à chaque instant. Aujourd’hui, être marocain est assurément une source de fierté et le monde entier l’atteste et le reconnaît. Sa Majesté a posé les conditions de cette appartenance à la nation, à savoir que le postulant doit faire primer l’intérêt national avant tout autre intérêt ou rente et se comporter de façon noble et avec honneur».

Biadillah Mohamed Cheikh, président de la Chambre des conseillers

Le Maroc, nouveau modèle de démocratie
«C’est un discours tout à faire particulier. SM le Roi s’est adressé aux partenaires politiques pour qu’ils s’élèvent au niveau des défis et des aspirations du Souverain et du peuple, afin que le Maroc se place à un niveau qui lui permette d’affronter les grands défis pour présenter un nouveau modèle de démocratie, de développement durable, stable et sécurisé, dans une région une région qui subit des soubresauts au quotidien».

El Habib Choubani, ministre chargé des Relations avec le parlement
Etre tous au niveau de tous les défis
«Le Discours royal devant les parlementaires contenait, à mon sens, une force spirituelle à même de faire émerger l’esprit de responsabilité nationale. SM s’est dit très fier d’appartenir à son pays. Le Discours royal a voulu éveiller la conscience nationale chez tous les Marocains, sans exception, à commencer par le Marocain simple qui assume la responsabilité de sa voix (lors du scrutin) et le choix de l’élu à même de le représenter, jusqu’aux parlementaires considérés comme des législateurs. Tous ceux-là doivent jouer pleinement leurs rôles respectifs et être au niveau de tous les défis».

Mohamed Laenser, ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire national
La responsabilité de tous les Marocains
«C’est un discours qui s’adresse à la fois à tous les responsables dans ce pays et aux politiques essentiellement. D’abord, c’est que le Maroc, comme cela est reconnu à travers le monde, est en train de progresser. Il n’est certainement pas le summum de la démocratie, ni le modèle ultra, mais c’est un pays qui, dans la région où il se trouve, est très en avance. Et à ce titre, il faut faire preuve de patriotisme et être fier, comme l’a dit SM le Roi, d’appartenir à cette patrie. Cela, je pense, est la responsabilité de tous les Marocains et des politiques essentiellement, des médias et de tous ceux qui, volontairement ou non, cherchent malheureusement à écorcher cette image d’un pays en marche».

Mohammed Boussaïd, ministre de l’Economie et des Finances
Fiers d’être marocains
«C’est un discours extrêmement important, dans la lignée des discours de SM le Roi Mohammed VI. Bien sûr, la rentrée parlementaire est un moment privilégié dans la vie politique de notre pays. Le Discours royal a brassé moult sujets qui constituent réellement la feuille de route pour l’ensemble des institutions exécutives et parlementaires, pour essayer d’accélérer et d’avancer rapidement, afin de concrétiser rapidement les projets, qu’il s’agisse des lois organiques en cours de préparation, qui doivent absolument être adoptées dans les plus brefs délais, ou de l’éthique en politique et de l’amélioration du discours. Par conséquent, il s’agit de donner goût au citoyen pour participer et, demain, aller voter. Ou qu’il s’agisse également de l’éducation, qui est un grand chantier auquel SM le Roi accorde une grande importance, parce qu’il est la clé de notre développement; ou qu’il s’agisse encore de tous les efforts que notre économie doit faire pour rejoindre les économies émergentes et de la réforme de la Justice, parce que le discours de SM le Roi a insisté sur le sentiment d’appartenance. Y a-t-il autre instrument que la Justice pour augmenter le sentiment d’appartenance et de fierté dans notre pays?
SM le Roi n’a pas oublié la femme à l’occasion de sa Journée nationale, sachant que toutes les réformes royales depuis le début de son règne ont été en faveur de la femme, pour qu’elle soit mieux intégrée et participe pleinement à la vie politique, économique, sociale et culturelle. Toutes ces thématiques extrêmement importantes se trouvent avec le fil conducteur qui est l’édification du Maroc de demain où tous les citoyens sont fiers d’être marocains».

Aziz Rebbah, ministre de l’Equipement, du Transport et de la Logistique
Un discours qui clarifie les grandes orientations
«A chaque occasion, SM le Roi Mohammed VI nous surprend par les grands messages qu’il envoie à tout le monde. Je dirais que c’est là un discours qui clarifie les grandes orientations. Il appelle la classe politique à assumer pleinement ses responsabilités et confirme une fois encore que le Maroc a décidé d’être un pays émergeant, basé sur des choix stratégiques et des alliances claires.
J’espère que la classe politique et les milieux économique et associatif vont répondre favorablement à ce message royal par des actions concrètes, des positions claires et un nationalisme éclairé, souple et modéré. J’espère que les prochaines élections évoquées par le Souverain dans son Discours seront une traduction parfaite de ce message historique royal».

Ali Kabiri, député du Mouvement Populaire
Faire du Maroc un pays émergent
«Le Discours royal est un discours historique, je dirais même exceptionnel. SM Le Roi a mis tout le monde devant ses responsabilités, aussi bien les partis politiques et la société civile que les membres du gouvernement et le parlement. Notre souhait est que toutes ces institutions se mettent au diapason et au niveau des instructions royales.
L’ouverture de cette session parlementaire peut être qualifiée d’exceptionnelle, comme l’a souligné SM le Roi dans son Discours qui exige un effort colossal de la part des parlementaires et de rehausser le débat politique souhaité par l’ensemble des Marocains. Le Discours demande aussi au gouvernement de faire de ce pays, sous l’impulsion de SM le Roi, un pays émergent, car la conjoncture est très favorable pour le décollage de notre pays».

Mohamed Nabil Benabdallah, ministre de l’Habitat et de la Politique de la ville
Un discours qui marque la rentrée politique
«C’est un discours d’une grande importance qui marque la rentrée politique et vient à point nommé pour apporter quelques éclaircissements sur l’action politique de notre pays. Je crois que, face à certaines dérives que nous avons connues dans le champ politique national, il était important qu’il y ait de la part de SM le Roi quelques rappels à l’ordre. Le Parti du Progrès et du Socialisme a toujours considéré que la politique est d’abord une question d’éthique et qu’elle devrait absolument s’armer des fondements de la compétence, de la rigueur, du respect de soi-même et de l’autre. Eh bien, le PPS ne peut que se féliciter de ce Discours».

Kajmoula Ben Abbi, députée du PPS
Unir les rangs, même dans la différence
«Le Discours royal était on ne peut plus clair. Il était adressé aux politiques et parlementaires et à tous ceux qui œuvrent pour le bien de ce pays et du peuple. Bien sûr, Sa Majesté nous a tous mis face à nos responsabilités. Aussi, devrions-nous faire mieux et faire primer l’intérêt national sur l’intérêt personnel. La conjoncture est décisive et cruciale: nous entrerons bientôt dans la sphère des élections communales, puis législatives. Un ensemble de textes attend d’être débattu au parlement et approuvé, ce qui est une responsabilité partagée entre la majorité et l’opposition, loin de toute surenchère et de tout discours politicien vaseux qui n’apporte aucune valeur ajoutée au pays. Nous nous devons d’unir les rangs. Bien sûr, la différence idéologique et politique est là, mais tout doit œuvrer dans le sens de l’intérêt général de la patrie.
Dans son discours, SM le Roi a eu une belle pensée pour la femme marocaine à l’occasion de la Journée nationale de la femme. Il a reconnu son rôle dans l’avancée du pays».

Mohamed Amine Sbihi, ministre de la Culture
Un Discours royal historique
«C’est un discours historique qui place le Maroc en tant qu’Etat et qui renforce la construction de l’Etat de droit et des institutions. En effet, notre avancée démocratique a besoin de l’implication de la population dans les processus électoraux; elle a besoin de l’ensemble des partenaires politiques pour jouer pleinement leur rôle -avec la conscience de cette particularité du Maroc qui est sa stabilité- et de la nécessité d’aller toujours plus loin dans le développement du pays pour qu’il y ait un vrai partage des richesses. C’est une responsabilité commune à toutes et à tous, majorité et opposition. SM Le Roi a rappelé ce fait essentiel dans son Discours au parlement».

Khalid Naciri (PPS), ancien ministre de la Communication
Un coup de semonce
«Le Discours royal devant le parlement peut être, à juste titre, qualifié de coup de semonce. Nous avions besoin d’écouter ce type de rappel à l’ordre, parce que venant de la plus haute autorité morale et politique du pays. Les propos du Souverain devant les parlementaires revêtent leur pleine signification, afin que tout un chacun assume pleinement toutes ses responsabilités. SM le Roi a assumé les siennes de belle manière. Maintenant, la balle est dans le camp de ceux à qui ces messages royaux s’adressaient. Il est évident que nous avions besoin que chaque élément du puzzle politique national occupe la place qui est la sienne pour aller de l’avant, parce qu’on ne peut pas continuer de faire fonctionner nos institutions, nos parlementaires et notre classe politique avec des demi-mesures ou avec des approches à l’emporte-pièce».

Mohamed Moubdie, ministre chargé de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration
Le Maroc, un pays exceptionnel
«SM le Roi nous a habitués dans les circonstances exceptionnelles à nous donner un discours riche en enseignements, une véritable feuille de route. Aussi, le Discours royal au Parlement a-t-il un impact exceptionnel. Le message royal nous interpelle et nous appelle à revoir notre comportement, tout aussi bien avec nous-mêmes qu’avec les autres, que nous soyons dans la majorité ou dans l’opposition, mais aussi avec notre histoire et valeurs ancestrales, l’amour de notre patrie et notre fierté pour notre pays. Le Discours royal démontre, si besoin est, que le Maroc est un pays exceptionnel à tous les niveaux».

Nouzha Skalli, députée du PPS et ancienne ministre
S’imprégner de l’amour du pays
«C’est un discours extrêmement riche et plein d’enseignements, concernant l’esprit citoyen et l’esprit de patriotisme qui doivent dominer dans cette période si cruciale de la première session de la 4ème année législative, pour la mise en place de toutes les lois de mise en œuvre de la Constitution (2011) et particulièrement des lois électorales. J’ai été très touchée par l’importance qu’a donnée SM le Roi à cette question du patriotisme, de citoyenneté, de s’éloigner de l’esprit partisan étroit et de l’esprit sectaire, pour s’imprégner réellement de l’amour du pays.
Le Souverain, j’en suis fière, n’a pas oublié un rendez-vous très important: le 10 octobre, Journée nationale de la femme marocaine. Il a appelé celle-ci à continuer son parcours sur la voie de la construction de l’égalité et de la parité entre les sexes».

Abdellah Bouanou, chef du groupe du PJD à la Chambre des représentants
«Je considère que c’est là un Discours royal historique, en ce sens qu’il fait état de dix commandements, de dix affaires très importantes, en relation avec la citoyenneté et les libertés publiques, les défis que le Maroc affronte aujourd’hui, les prochaines élections; et de la nature de la compétition lors des prochaines élections et du modèle marocain auquel nous aspirons. Un discours qui doit être adopté par les politiques».

Propos recueillis par Mohammed Nafaa

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Hémicycle ou arène ?

Coups de poings chabat et lebbar au parlement octobre 2014

SM Le Roi Mohammed VI venait juste de quitter le siège du parlement, après avoir prononcé un discours jugé historique, où il a appelé les élus à ce que les élections «doivent constituer un espace de compétition politique entre les programmes et les élites et non une arène où on se livre à des surenchères et des luttes politiciennes», que la réunion des partis de l’opposition a donné lieu à un match de boxe entre Hamid Chabat (secrétaire général de l’Istiqlal) et Aziz Lebbar (conseiller PAM) sous le regard des secrétaires généraux Mustapha Bakkouri (PAM), Driss Lachgar (USFP) et Mohamed Abied (UC).
Les deux versions de Aziz Lebbar et Hamid Chabat sont littéralement contradictoires. Les mots qui reviennent chez l’un et l’autre sont «Mabrouk Al Aïd». Chabat en use au quotidien. Il les aurait donc dits pour saluer le frère ennemi Lebbar. Selon ce dernier, Chabat les aurait même répétés plusieurs fois, jusqu’à l’agacer. C’est alors qu’il lui a lancé au visage «Allah Yaakhoud Fik Al Hak ya Chaffar (Dieu te punisse, voleur).
A vrai dire, Chabat est habitué à ces insultes de la part de Lebbar, mais cette fois, semble-t-il, le verre était trop plein. Les deux hommes avaient les signaux au rouge. Ils se seraient sentis visés par les remontrances du discours Royal.
Chabat lui aurait, selon Lebbar, envoyé son poing à la figure qui n’aurait pas abouti. Plusieurs élus s’étaient interposés pour séparer les protagonistes.
Même le Président de la Chambre des conseillers, Cheikh Biadillah et le chef du PAM, Mustapha Bakkouri, sont intervenus pour créer un no mans land, isolant Aziz Lebbar dans une des salles fraîchement construite de la Chambre des représentants et proposant leur médiation.
L’atmosphère était tellement électrique qu’il s’avérait difficile de calmer les esprits.
Le Parti des amis de Mustapha Bakkouri a alors sorti les armes lourdes, estimant qu’une telle scène portait atteinte à l’image des élus de la nation, ainsi qu’à celle du PAM. Un communiqué du bureau politique a radié Aziz Lebbar du parti, qui pointe du doigt des forces occultes (majorité bien sûr) qui chercheraient à torpiller la réunion de l’opposition (on se demande comment, puisque les bagarreurs sont tous deux dans l’opposition et que, rivaux de longue date dans la ville de Fès, leurs relations orageuses sont connues de tous).
Cet incident est jugé grave par nombre de parlementaires qui reconnaissent la pertinence du discours Royal qui a appelé à adopter «une véritable charte éthique de l’action politique de manière générale».
Encore une fois, les élus de la Nation sont passés à côté de la plaque… Et, comme signal pour redonner confiance aux électeurs, c’est un ratage total !

Mohammed Nafaa

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