jeudi 19 octobre 2017

Affaire Gdim Izik : Enfin, le verdict…

La Chambre criminelle près la Cour d’appel à Salé a enfin prononcé, mercredi 19 juillet 2017, à l’aube, son verdict dans l’affaire de Gdim Izik.

Il s’agit de peines allant de 2 ans de prison ferme à la perpétuité, à l’encontre des accusés poursuivis en justice, suite aux massacres qu’ils ont commis (victimes égorgées au couteau) dans les événements liés au démantèlement du camp de Gdim Izik en novembre 2010. La cour a ainsi condamné à la prison à perpétuité Abhah Sidi Abdellah, Al Ismaïli Ibrahim, Bani Mohamed, Boutankiza Mohamed Lbachir, Laâroussi Abdeljalil, Lakhfawni Abdallah, Lamjid Sidi-Ahmed et Sbaï Ahmed. Les accusés Asfari Ennaama, Banga Chikh, Bouryal Mohamed ont écopé de 30 ans de prison ferme, et Dah Hassan, Boubit Mohamed Khouna, Faqir Mohamed, Haddi Mohamed Lamine et Zaoui Lahcen d’une peine de 25 ans d’emprisonnement. La cour a également condamné à 20 ans de prison ferme Toubali Abdellah, Tahlil Mohamed et Khadda Lbachir, à 6 ans et demi de prison ferme Dich Eddafi, à 4 ans et demi de prison ferme El Bakkay Laarbi et à 2 ans de prison ferme Almachdoufi Ettaki et Zayyou Sidi Abderrahman. Le tribunal a, en outre, décidé d’abandonner les poursuites contre certains accusés pour «constitution d’une bande criminelle» et de les poursuivre pour le reste des crimes avec l’adaptation des actes, objet de poursuite, à l’encontre d’autres prévenus et de les poursuivre pour «violences contre les forces publiques lors de l’accomplissement de leur fonction ce qui a entraîné des blessures». La Cour a décidé le transfert des fonds saisis, au profit de l’État et la destruction des autres objets saisis. En outre, la Cour n’a pas accédé aux requêtes civiles sur la forme et a décidé que la partie civile supporte les frais y afférents. Pour rappel, les violences de Gdim Izik, avaient fait 11 morts et 70 blessés parmi les forces de l’ordre et quatre parmi les civils, ainsi que d’énormes dégâts matériels au niveau des établissements publics et des biens privés. Au début, c’est un tribunal militaire qui s’est prononcé dans cette affaire en condamnant les accusés dans ces violences à des peines allant de 20 ans de prison ferme à la perpétuité, avant le transfert du dossier devant un tribunal civil.

ML

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