mardi 24 octobre 2017

Accord Agricole : Le Polisario au pied du mur

La Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) vient de mettre le Polisario et son mentor, l’Algérie, face à la dure réalité, celle d’une amère défaite, en tranchant dans l’affaire  que lui a soumise le Polisario.

La Cour européenne a ainsi infligé une sérieuse correction au front séparatiste, auquel elle n’a reconnu aucune qualité d’agir en justice au nom des Sahraouis… En effet, la CJUE a annulé l’arrêt de son tribunal du 10 décembre 2015 qui avait conclu à l’annulation partielle de l’accord agricole entre le Maroc et l’Union européenne.
La Cour a donc rejeté comme «irrecevable» l’action du Polisario et lui a fait supporter ses propres dépens et ceux exposés par le Conseil de l’UE. Autrement dit, le Front, non seulement perd la partie, mais doit payer les frais de la procédure et ceux engagés par le Conseil de l’UE. «Il doit être considéré que le front Polisario ne peut en tout état de cause être regardé, compte tenu des arguments qu’il invoque, comme ayant qualité pour agir en annulation de la décision attaquée», souligne l’arrêt de la Cour.

Les adversaires de l’intégrité territoriale du Maroc se trouvent ainsi déboutés par une décision de justice qui a définitivement clos ce dossier en démontant les arguments mis en avant par le Polisario et ses avocats payés par Alger, tout en précisant, au passage, que ce dernier n’a pas vocation à défendre les intérêts économiques de la population.
Le Polisario est donc une entité indéfinissable pour la Cour européenne qui a toutefois été très prudente en évitant de s’immiscer «politiquement» dans cette affaire pour trancher à la place de l’ONU, ce que voulait justement Alger. Une sagesse connue et reconnue de la Vieille Europe face à la légèreté de la partie attaquante.
Dépitée par la lourdeur de la décision, Alger servira (sert déjà) à son opinion publique, comme à son habitude, une version où elle crie victoire pour sauver les meubles. Mais la réalité –ni médiatique, ni virtuelle- est tout autre.

A ce sujet, un communiqué du ministère marocain des Affaires Etrangères et de la Coopération (MAEC) indique qu’«en tranchant en faveur du rejet du recours introduit par le ‘‘Polisario’’, jugé comme ‘‘irrecevable’’, la CJUE se met en cohérence avec la position des autres institutions de l’UE qui considèrent que cette entité ‘‘n’est pas concernée’’ par les accords conclus entre le Maroc et l’UE».
Par cette décision, relève le communiqué, la CJUE corrige les aberrations juridiques, rectifie les appréciations politiques erronées et annule les conclusions infondées du Tribunal de Première Instance.
Le Royaume du Maroc constate, par ailleurs, que les conclusions de la Cour ne remettent pas en cause la légalité et la légitimité de la conclusion par le Maroc d’Accords internationaux couvrant la région du Sahara marocain, souligne la même source.
Le Maroc est pleinement confiant que l’UE continuera à respecter ses engagements et à honorer toutes ses obligations découlant de l’Accord agricole.

HD

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