Afghanistan | Quoi après le retrait ?

Afghanistan,Etats-Unis

«Nous ne pensons pas que le maintien d’une présence militaire indéfinie en Afghanistan soit dans notre intérêt, ni dans celui des Etats-Unis, ni dans celui de l’Otan et de nos alliés», a expliqué le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken au cours d’une conférence de presse au siège de l’Alliance avec le secrétaire à la Défense Lloyd Austin et le patron de l’Otan Jens Stoltenberg.

La «guerre interminable» («endless war») que mènent depuis vingt ans les États-Unis en Afghanistan est la plus longue de l’histoire américaine –celle du Vietnam n’avait pas duré plus de huit ans. En mettant un point final à l’engagement militaire, Joe Biden réalise ce que ses deux prédécesseurs, Donald Trump et Barack Obama, ont rêvé en vain de pouvoir faire. Lui a tranché.

Le président américain a annoncé le retrait de toutes les troupes alliées d’ici au 11 septembre prochain. Sans poser aucune condition. Le fiasco politico-stratégique est monumental. Vingt années d’opérations militaires en Afghanistan se soldent par un cruel retour à la case départ. Septembre 2021 ne sera certes pas identique à septembre 2001, lorsque le groupe al-Qaïda avait réussi à concevoir en Afghanistan les attaques simultanées sur les tours du World Trade Center de New York et le Pentagone à Washington. L’organisation terroriste n’est plus que l’ombre d’elle-même. Mais leurs parrains talibans sont eux bien là et prêts à reprendre les rênes du pays.

«La situation sur le terrain n’a pas fondamentalement évolué», constate François Géré, le président de l’Institut français d’analyse stratégique à Paris. «Nous retrouvons les mêmes seigneurs de la guerre, avec leurs mêmes clans, nous retrouvons les talibans et nous retrouvons des cellules d’al-Qaïda qui parfois s’appellent Etat islamique. Fondamentalement, rien n’a changé.

Ce qui est le plus terrible, c’est que les efforts qui ont été faits pour la reconstruction, pour la promotion de la démocratie, pour le droit des femmes, pour l’éradication de la culture du pavot, rien de tout cela n’est parvenu à un succès. Aujourd’hui, on voit que des femmes engagées pour changer la société font à nouveau l’objet d’attaques directes et d’assassinats».

P. Zehr

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