lundi 18 décembre 2017

Congrès du PPS : Nabil Benabdellah relève le défi

Nabil benabdellah pps

Mohamed Nabil Benabdallah vient d’être réélu à la tête du PPS. Il était pressenti pour un second mandat au poste de SG du parti, mais les choses n’ont pas été faciles.

Lundi 2 juin, l’information est tombée: Nabil Benabdallah, resté seul candidat pour sa réélection au poste de secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), après le retrait des autres candidats, a été réélu. Un poste qu’il occupait depuis 2010. Il a obtenu 861 voix sur un total de 885 votants. Un plébiscite ! Le Comité central qui l’a élu a aussi élu les membres du Bureau politique du parti.
Les travaux de ce 9ème congrès national ont été prolongés d’un jour en raison du grand nombre de candidatures présentées pour siéger au Comité Central du parti, soit 1.600 candidats: «Cette situation a entravé le déroulement normal du congrès qui a approuvé, difficilement, la composition du Comité central du parti, composé de 1.020 membres», a expliqué Saïd Fekkak, président de la commission d’organisation du 9ème congrès. Ce qui a poussé cette commission à proposer, en plus des critères déjà convenus pour accéder au comité central, de nouvelles conditions.

Ainsi, en plus de l’ancienneté, de l’aptitude politique et du militantisme, la commission a exigé que les sections présentent un nombre de candidats proportionnel aux résultats qu’elles avaient obtenus lors des dernières élections législatives. Le nombre des adhérents de ces sections a également été pris en compte. Malgré cette volonté de dégraisser le nombre des candidats au comité central, ce sont finalement 1.020 militants qui ont été retenus au comité central qui est la plus importante instance après le congrès, sachant que le comité sortant ne dépassait pas les 720 membres.
A rappeler que les travaux du 9ème congrès national du PPS, qui ont eu lieu du 30 mai au 1er juin à Bouznika, sous le mot d’ordre «Le Maroc des institutions et de la justice sociale», ont connu la participation de plus de 2.000 congressistes représentant les diverses instances du parti à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Tous ont été élus par les 74 congrès régionaux, assemblées générales des secteurs socioprofessionnels, ainsi que lors des réunions électives des instances du Parti à l’étranger. Et ces 2.000 congressistes ont réussi à élire les membres du comité central qui compte désormais plus d’un millier de membres, avec la reconduction automatique de la majorité du Comité sortant.
Mohamed Grine et Saïd Saadi contestent ce qu’ils ont considéré comme des «dépassements survenus avant et pendant le congrès». M’hamed Grine a dénoncé la violence physique à l’encontre de son frère Labyad Grine. Mais la grande surprise de ce congrès restait ces 1.600 congressistes qui se sont présentés pour siéger au comité central. Un nombre qui représentait 75% des participants.

Dans le détail…

En effet, le nombre des candidats au comité central a été fixé, dimanche 1er juin, à 1.620, soit 75%. Les critères d’éligibilité à cette instance étaient, entre autres, la représentativité au Parlement, aux secteurs socioprofessionnels, aux collectivités locales et le nombre d’années passées au parti. Quant au nombre des congressistes, il a été dévoilé samedi 31 mai: 2.137 militants. Ils ont approuvé à la quasi-unanimité le rapport de la commission des mandats, des candidatures et du dépouillement, ainsi que celui de la commission politique et de la stratégie et de celle économique, sociale, culturelle et environnementale. Seuls 6 membres se sont opposés au rapport de la commission de dépouillement.
2.024 participants sont issus des délégations régionales réparties à travers le Royaume, 28 autres sont issus des organisations parallèles, 58 représentent des secteurs socioprofessionnels et 27 autres représentent les MRE, outre 3 congressistes qui représentent les anciens militants et les fondateurs du parti. 11% des participants font partie de la première génération des membres du parti, 7% représentent la deuxième génération et 18% la troisième, tandis que 64% des participants font partie de la quatrième génération ayant adhéré au PPS après l’année 2000. Selon le rapport de la commission des mandats, 64 des congressistes âgés de moins de 35 ans sont des hommes et 35 % sont des femmes, alors que le plus jeune des congressistes est né en 1998 et le plus âgé est né en 1931.
Le rapport politique, adopté à la quasi-unanimité, a quant à lui salué la coalition avec le PJD, affirmant que la question de l’appartenance est une affaire constante et que les alliances revêtent une dimension dynamique.

Les candidats

Après avoir été 6, seuls 4 candidats ont finalement mené la course au secrétariat général du PPS. Il s’agissait de Mohamed Nabil Benabdellah, Mohamed Grine, Saïd Saâdi et Nouzha Skalli, l’unique candidate femme. Les deux autres candidats étaient Aziz Driouech et Abdelhafid Oualaâlou, mais ils ne remplissaient pas les conditions de candidature: avoir 4 mandats au moins au comité central du parti et un programme électoral consistant.

Camarades, camarades…

Avant 2010, le comité central était constitué d’environ 500 personnes. A l’issue du 8ème congrès, ce chiffre a été augmenté à plus de 700. En 2014, le Comité Central compte 1.000 membres, c’est-à-dire 300 nouveaux profils qui ont intégré cette instance. D’ailleurs, le parti ne cache pas que sa force reste cette jeunesse qui vient de l’intégrer.

Bouchra Elkhadir

Communiste, mais…


Dans son rapport politique présenté lors de la séance d’ouverture, Benabdellah a voulu démontrer à tous, en particulier à ses amis d’hier, l’USFP, l’Istiqlal et les autres acteurs de la gauche, que cette participation au gouvernement a servi le pays avant toute chose. De même, le PPS a réussi à défendre ses thèses face au parti majoritaire. «Nous n’avons rien cédé sur l’essentiel de nos convictions et de notre ligne générale», a dit avec grande détermination Benabdallah. Et de poursuivre: «Ceux qui nous reprochent d’avoir trahi nos valeurs et l’identité du parti avaient accepté de cohabiter avec un ministère de l’Intérieur auquel le PPS fut le premier à dire non et de manière catégorique».
Dans le même sens, Nabil Benabdallah a expliqué que le PPS refuse toute approche présentant l’Exécutif actuel comme un gouvernement conservateur contre lequel la gauche doit lutter. «Le gouvernement actuel, dans ses deux versions, ne se positionne pas sur une idéologie de droite, mais se base sur un programme de réformes avancé, lequel a été approuvé par la majorité». Benabdellah a précisé à ce sujet: «Quelles que soient les circonstances et les tentatives de faire avorter l’expérience du gouvernement actuel, le PPS est convaincu que l’intérêt supérieur de la patrie et du peuple exige la mobilisation de tous les moyens pour sa réussite (…) à la lumière d’une conjoncture internationale et régionale très complexe».

B. Elkhadir

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