L’Afrique regorge d’énormes potentiels pour se positionner dans l’ordre mondial post-Covid

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L’Afrique regorge d’énormes potentiels lui permettant d’avoir un positionnement positif dans le nouvel ordre mondial post-Covid-19, a affirmé M. Abdelhakim Benchamach, président de la Chambre des Conseillers.

L’Afrique “recèle aujourd’hui d’énormes potentiels économiques, démographiques et naturels qui, avec l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants conscients de leur responsabilité historique, offrent une opportunité précieuse pour un positionnement positif de notre continent dans le nouvel ordre mondial post-Covid-19″, a souligné M. Benchamach qui intervenait à l’ouverture d’une réunion consultative des présidents de parlements africains.

Il a expliqué, à cet égard, que le processus de relance économique doit reposer sur la coopération, la confiance et l’intégration, soutenant qu’”il est difficile pour nos pays de réussir sur cette voie en ne s’appuyant que sur leurs propres capacités, d’autant plus que chaque pays aura nécessairement besoin de grands marchés, d’importants flux d’investissements extérieurs et des écosystèmes logistiques compétitifs”.

La réunion des présidents des parlements africains intervient “dans des circonstances régionales et internationales difficiles et exceptionnelles, en raison des conséquences négatives de la pandémie de Covid-19 sur les plans économique et social”, a enchainé le président de la Chambre des Conseillers, ajoutant que “le monde devrait connaître la pire récession économique depuis 90 ans, le ratio de la dette publique mondiale atteignant des niveaux record et sans précédent du PIB mondial”.

La pandémie de Covid-19 risque d’entraîner 150 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté cette année, dont 80 % vivront dans des pays à revenu intermédiaire, notamment dans le continent africain, a-t-il mis en garde.

“Si ce constat factuel révèle l’ampleur des défis sans précédent inscrits à l’agenda économique et social de nos pays et du continent africain, il constitue, en revanche, une opportunité et une nécessité urgente pour renouveler les modes de pensée, accélérer les processus du changement, et concevoir des formules avancées pour améliorer et consolider les mécanismes de coopération bilatérale et multilatérale”, a fait observer M. Benchamach.

La reconnaissance de cette nécessité urgente, a-t-il poursuivi, exige en premier lieu une riposte stricte et ferme pour contrer les groupes et parties obsédées par leur nostalgie des méthodes du passé et par les tentatives de diviser les États en soutenant le séparatisme et les pratiques de banditisme, insistant sur la nécessité de ne pas rater l’objectif et d’avancer en plaçant les intérêts des peuples du continent africain au-dessus de tout.

Rappelant que la politique étrangère du Royaume, portée par SM le Roi Mohammed VI, est fondée sur le soutien de la coopération Sud-Sud et de l’unité et l’intégration africaine, le président de la Chambre a fait constater que les relations liant le Maroc et ses frères africains sont basées sur l’esprit de solidarité et le soutien des causes africaines, comme en témoignent le soutien historique apporté par le Royaume aux mouvements de libération africains et ses propositions constructives et initiatives de solidarité, dont celles visant à soutenir les pays africains face à la pandémie de Covid-19.

Depuis son retour au sein de sa famille institutionnelle, l’Union africaine, le Maroc a veillé, avec sincérité et crédibilité, à développer des partenariats solides avec sa profondeur africaine sur la base d’orientations communes de développement, et selon une approche destinée à favoriser des flux d’investissements forts, à assurer un transfert continu d’expertise et à renforcer les mécanismes de co-création de valeur ajoutée en vue de poser des bases solides pour l’émergence d’une chaîne de valeur africaine capable de se positionner dans le système des chaînes de valeur mondiales, a-t-il fait remarquer.

Par ailleurs, M. Benchamach a précisé que les investissements marocains en Afrique sont passés de 907 millions de dirhams en 2007 à 5,4 milliards de dirhams en 2019, rappelant les contributions de taille apportées par le Royaume pour renforcer les plateformes de formation du continent ainsi que les systèmes bancaires et les mécanismes de gouvernance.

Le Maroc s’est efforcé d’élargir la portée de ses partenariats pour inclure de nouveaux secteurs stratégiques tels que l’énergie, a-t-il noté, ajoutant que le partenariat maroco-nigérian permettra l’achèvement de l’un des plus importants gazoducs au monde, qui marque une transformation profonde de la carte énergétique mondiale, et une approche intelligente pour relier le Nigeria et 13 autres pays africains avec le système énergétique européen via un corridor énergétique stratégique.

LR/MAP

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