dimanche 17 décembre 2017

Attijariwafa bank : Le champion reste champion…

Top management Attijariwafabank Maroc

Dans un contexte économique marqué par le ralentissement de la croissance des crédits et l’augmentation du coût du risque, Attijariwafa bank a su maintenir son rythme de croissance durant l’année 2013.

En effet, le produit net bancaire (PNB) du groupe Attijariwafa bank a progressé de 4,9%, pour atteindre 17,9 milliards de dirhams (MMDH). Cette croissance s’explique par les bonnes performances de tous ses composants, notamment la hausse de la marge d’intérêts (+5,4%) et de la marge sur commissions (+4,7%), ainsi que du résultat des activités de marché (+8,5%).

Il faut dire que la part de la marge d’intérêt s’est appréciée de 0,3 point pour atteindre 59,2% de la structure du PNB, tandis que celle du résultat des activités de marché représente 16,4% du PNB, en amélioration de 0,5 point.
Impacté par certains éléments non récurrents, le résultat net part du groupe (RNPG) s’est établi à 4,1 millions de dirhams (MDH), en dépréciation de 8%. En effet, le RNPG hors éléments exceptionnels, à savoir le règlement du contrôle fiscal de Wafa assurance et l’effet sur 12 mois contre 8 mois de l’augmentation de capital réservée aux salariés, s’est délesté de 3,7% seulement. Le coefficient d’exploitation, quant à lui, s’est situé à 44,5%, en baisse de 0,6 point par rapport à celui de l’exercice 2012. Il enregistre ainsi une amélioration grâce aux charges générales d’exploitation contenues, malgré les différents programmes d’investissement et de développement.
A cause d’un contexte économique marqué par l’accroissement des risques au Maroc, le groupe a procédé à des opérations de reclassement et de provisionnement afin de contrer la hausse du taux de contentialité de 1,2 point, pour atteindre 6,3% au terme de l’année 2013. De ce fait, le coût du risque s’est établi à 0,71%, soit une hausse de 0,23 point. Il confirme l’approche anticipative et rigoureuse de la banque en matière de détection, de suivi et de couverture des risques. «L’effort de provisionnement reflète l’approche anticipative et prudente du groupe en termes de détection, de suivi et de couverture des risques», a précisé Ismail Douiri, directeur général d’Attijariwafa bank en charge du pôle finances, technologie et opérations. L’encours de la provision pour risques généraux s’est établi à 1,9 MMDH. Le montant global des crédits s’est positionné 250,7 MDH au terme de l’exercice 2013, ce qui correspond à une hausse de 1,3% par rapport à la même période une année auparavant. «En dépit de l’environnement économique et financier contrasté, le Groupe Attijariwafa bank demeure le premier collecteur d’épargne, dans son sens global, mais aussi le premier financeur de l’économie», a souligné Mohamed El Kettani, président directeur général du groupe.

Renforcement de la solidité financière

Le groupe a su renforcer sa solidité financière durant l’exercice 2013. Les fonds propres ont cru de 7,2% pour atteindre près de 38 MMDH, supérieurs à la croissance de 4,7% du total bilan. Ils ont profité de l’augmentation de capital par conversion optionnelle des dividendes 2012 en actions nouvelles pour un montant de 685,2 MDH, avec un taux de réalisation de 76%. La rentabilité des capitaux propres (RoE) est passée de 17,6% en 2012 à 15,4% en 2013, soit une baisse de 2,2 points, tandis que la rentabilité des actifs (RoA) s’est établie à 1,3% en 2013, contre 1,4% une année auparavant. Enfin, le Conseil d’administration du groupe proposera lors de l’Assemblée générale la distribution d’un dividende de 9,5 dirhams par action.
L’établissement bancaire a annoncé d’importants engagements au Maroc en 2014. Le Groupe compte affecter 5 MMDH au profit d’environ 20.000 très petites entreprises (TPE) et 10 MMDH aux petites et moyennes entreprises (PME). «En plus, la banque va mettre en place des Centres TPE afin de mieux accompagner cette catégorie d’entreprise», a ajouté le PDG du groupe Attijariwafa bank.

Poursuite du développement à l’international

S’agissant du développement à l’international, le groupe bancaire ambitionne de conclure son implantation au Bénin à travers sa filiale sénégalaise CBAO avant le terme de l’exercice 2014. Le top management du groupe a également déclaré qu’Attijariwafa bank est actuellement en discussion pour une implantation au Tchad. «Le Groupe place l’Afrique au cœur de ses alliances stratégiques qu’il a scellées avec plusieurs institutions financières internationales et multilatérales de premier plan, telles que Qatar National Bank, Bank of China, Agence Française de Développement, Citi, SFI…», a déclaré Mohamed El Kettani.
Par ailleurs, le DG Ismail Douiri a indiqué que la réforme de Bâle III sera mise en œuvre progressivement, à partir de juin 2014 et jusqu’à la date-butoir de l’exercice 2019, conformément aux accords avec la Banque centrale. Les circulaires du ministère de l’Economie et des Finances, correspondant à cette réforme, ont été envoyées aux directions financières des banques au Royaume.
Il est à noter que le top management du groupe a précisé que la banque détient deux agréments actifs dans l’immédiat au sein de Casablanca Finance City, tandis que le troisième sera détenu bientôt. Lesdits agréments concernent «Attijari Africa» qui supervise les activités et le développement du réseau des banques de proximité filiales du groupe en Afrique, «Attijari IT Africa» qui a pour mission le développement et la maintenance informatique de 6 filiales africaines et enfin «Attijari Operations Africa» dont l’objectif est la mutualisation du back-office et des opérations.

Anas Hassy
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Attijariwafa bank élue meilleure banque en Afrique


C’est à Genève que le groupe bancaire marocain privé est devenu la meilleure banque africaine, pour la première fois de son histoire. En effet, Attijariwafa bank s’est vu décerner le trophée «African Bank» lors de la cérémonie Africa CEO Forum Awards. «Ce trophée vient couronner les efforts engagés par le Groupe Attijariwafa bank en faveur du développement économique et social en Afrique et pour sa contribution à la dynamique de croissance sur le Continent», relève-t-on dans un communiqué de la banque. Lors de cette édition 2014, une douzaine de banques africaines concouraient pour cette distinction reconnue à l’échelle mondiale, comme Ecobank, Bank of Africa, BGFI Bank, United Bank of Africa et Afriland First, entre autres. Il est à noter que ce trophée vient récompenser l’engagement d’Attijariwafa bank dans le financement des entreprises africaines tout au long des deux derniers exercices.

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Flashs

*Le Président Mohamed El Kettani a annoncé que le groupe Attijariwafa aura bientôt un réseau dédié aux TPE/TPI. Toutes les problématiques auxquelles se heurtent les TPE/TPI ont d’ores et déjà été recensées.

*Concernant la banque islamique, le PDG d’Attijariwafa bank a expliqué que son groupe, 1er à se préparer à la finance islamique en créant une institution qui lui est dédiée, Dar Assafae, a investi dans un réseau d’une dizaine de succursales aguerries à la finance participative ; et que Dar Assafae était en train d’anticiper sa métamorphose, dans l’attente de la refonte (en cours) de la loi.

*Côté relais de croissance, le Président El Kettani a révélé que le groupe était inondé de demandes d’acquisition. «On pourrait s’implanter dans 40 pays si on le voulait, mais il n’y aurait aucune valeur ajoutée, ni pour le pays d’accueil, ni pour notre propre économie», a-t-il expliqué.

*Concernant la convention Groupe Attijariwafa/AFD (agence française de développement), le DG Boubker Jaï a expliqué qu’un 1er protocole d’accord avait été signé entre les deux parties en 2011. Il portait sur 50 millions d’euros et consistait à accompagner les PME pour des engagements ne dépassant pas les 2 millions d’euros. C’est sur cette base que l’expérience a été renouvelée. Cette fois-ci, il s’agit d’accompagner les opérateurs marocains, mais aussi français investissant en Afrique. Il n’y a pas de ligne précise. Les dossiers seront étudiés au cas par cas. Il pourra s’agir de financement, de conseil, de garantie… Une chose est sûre, l’AFD n’a pas opté pour ce partenariat avec le groupe Attijari au hasard. Des audits -8 mois en tout- ont été effectués aussi bien au siège du groupe que dans les filiales africaines (qui ont été passées au peigne fin), avant que l’AFD ne s’engage dans ce partenariat.

*Comme il a beaucoup été question de ce qui entre ou n’entre pas dans l’ADN du groupe Attijari, le DG Omar Bounjou a tenu à préciser que sa banque était une banque d’entrepreneurs «petits et grands». «N’en déplaise aux Cassandres, nous continuons de financer les PME. C’est dans nos gènes. Nos crédits d’investissements sont à 37,7% de part de marché. Donc, l’entreprise fait partie de nos gènes», a-t-il plaidé.

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