dimanche 22 octobre 2017

Maudites photos de ma fille !

Ratiba, 50 ans, professeur dans un lycée, découvre l’album de photos de sa fille de 21 ans, étudiante dans une grande école supérieure. Cette découverte sur l’ordinateur de son ainée la bouleverse…

«Tout allait si bien ce jour-là. J’étais si heureuse de revoir le minois de ma fille chérie. Je ne me résous pas à la voir grandir et notre séparation me coûte. C’est depuis qu’elle est allée poursuivre ses études dans cette grande ville. Je ne l’ai pour moi qu’un weekend sur deux et pendant les vacances. Dès qu’elle m’annonce sa venue, une irrépressible frénésie s’empare de moi. Ainsi, je me dépêche avant son arrivée de lui concocter tous ses petits plats préférés. Tout mon bonheur est suspendu jusqu’à ce que j’aie enfin cette possibilité de la retrouver saine et sauve et que je puisse enfin profiter pleinement de sa présence.
Tout se passait comme d’habitude et comme prévu, quand ce jour-là, enfin sonnait l’heure de son arrivée et que je m’apprêtais à aller la chercher à la gare…
En cette maudite fin de journée tout allait basculer pour moi, ma vie, mes espérances, mes convictions. Alors qu’elle était sortie pour faire quelques courses avec sa meilleure amie d’enfance qui l’attendait, elle aussi, je me suis faufilée dans sa chambre pour y faire un peu de rangement. Je remarquai que son ordinateur était branché, son écran affichait une jolie photo d’elle. Je me suis ainsi aventurée à faire défiler les images de l’album ouvert. Sous mes yeux horrifiés, un nombre incalculable de photos de ma fille dans des tenues légères, presque dénudée, avec des pauses, des gestes et des sourires très suggestifs… En les faisant défiler, je sentais une sorte de foudre exploser dans ma poitrine. Je ne pouvais en regarder plus, mon corps était comme en enfer, tellement il était en ébullition. Comme une hystérique, en prise d’une crise démentielle, je me mis à fouiller dans ces affaires. Il me fallait trouver «ce» quelque chose qui allait dans le sens de ce que j’avais découvert à la vue de ces horreurs.
En même temps, je me sentais perdre la raison et devenir folle parce que j’essayais de me rassurer, alors que tout était bien clair. Je trouvai des vêtements luxueux, une montre et des bijoux. Ne m’avait-elle pas dit qu’elle et ses amies se prêtaient de temps à autre les vêtements et que cette montre de marque prestigieuse, que j’avais repérée sur son poignet, n’était qu’une réplique, une vraie fausse -pour les breloques, c’était pareil-? Elle m’avait parlé de ces achats et nous avions bien ri en plaisantant sur le fait qu’aucune étudiante, ni femme de mon niveau social ne pouvaient s’offrir ce genre de choses. Qu’est-ce que ma fille, mon bébé, ma raison de vivre, fait de son temps libre? De qui est-elle la proie?
J’ai toujours voulu pour elle ce qu’il y avait de mieux. Je me suis endettée pour qu’elle puisse poursuivre de hautes études. Etant issue d’un milieu très conservateur, j’ai tout de même divorcé pour éviter de lui imposer de vivre dans un foyer où la vie conjugale pesante, sans amour, ne tenait plus la route.
Que de sacrifices pour qu’elle puisse grandir, étudier sans se sentir défavorisée! Je n’ai jamais cessé de m’occuper d’elle. Aujourd’hui, alors que je suis si près du but, heureuse de pouvoir me délecter du fait que mon travail de mère n’a pas été vain et qu’il va enfin porter ses fruits, je découvre ces écœurantes photos de ma belle jeune fille, mon bébé, ma chair et mon sang, celle dont l’avenir ne devait, pour moi, se profiler que brillant et prometteur grâce à son éducation et ses études.
J’ai toujours veillé sur mon enfant. Quand ai-je été dépassée par la réalité? Qu’est ce que fait ma fille avec ces photos sur son ordinateur? Depuis quand s’adonne-t-elle à cette activité? Qu’est ce qui l’y a poussée? Faut-il que je lui en parle? Comment le faire? Je suis en proie à un sentiment de grande impuissance, tout comme quand elle n’était encore qu’un nourrisson, qu’elle pleurait et que je ne savais pas d’où venait son mal, ou quand je la laissais seule entre les mains de puéricultrices, parce que je n’avais pas le choix. Que faire, mon Dieu?».

Mariem Bennani

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Un commentaire

  1. que Dieu te viens en aide tu n’est pas la seul avec ça au Monde , occupe toi de toi même , personne au Monde n’a jamais était ou il est ou il sera épargné par ce fléau, moi ce que je n’aime pas en particulier voir les filles et femmes voilés faire ça et surtout avec des étranges

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