lundi 26 juin 2017

Le manque d’hygiène chez les dentistes m’horrifie !

Abbas, 54 ans, agent immobilier, est marié et a 3 enfants. Cet homme crie au scandale, pointant du doigt le manque d’hygiène chez les dentistes et les prothésistes. Voici ce qu’il a vu et vécu.

«Ma visite fortuite dans un cabinet de prothèse dentaire, situé dans un quartier populaire, m’a bouleversé. Depuis, je ne cesse de penser aux conséquences dramatiques qui pourraient découler à la chaîne de ce que j’ai pu y entrevoir. Je n’arrive toujours pas à concevoir qu’il existe encore à notre époque autant d’inconscience professionnelle, précisément dans ce secteur médical.

C’est la curiosité qui m’avait poussé à accompagner mon ami chez son prothésiste dentaire pour qu’il lui place un bridge. Je ne savais même pas que cela était possible. Pour moi, les soins dentaires -et j’en ai eu depuis ma tendre enfance, jusqu’à maintenant- étaient une spécialité de dentiste.

Vraisemblablement, les choses ont bien changé. C’est un peu normal, puisque avoir une belle dentition bien alignée est devenu aussi important que de posséder un téléphone portable. Même si tout le monde n’a pas les moyens de se payer les honoraires d’un praticien. J’ai même entendu dire que les prix étaient tellement exorbitants et parfois non remboursés pour une dentition en céramique que certains avaient eu recours à des crédits.

Le problème, celui-là même qui m’a choqué et qu’ignorent ces professionnels, c’est celui d’une hygiène irréprochable. Parce que sans cela, de nombreuses et graves maladies contagieuses peuvent infecter les individus. Eh oui, des maladies comme la polio, la lèpre, les oreillons, la méningite, la rubéole, l’herpès, la mononucléose et j’en passe… Mais je finirai tout de même par le sida.

C’est pour cette raison que j’ai plusieurs fois été dans l’obligation de changer de dentiste. Serait-ce un mensonge de dire que beaucoup misent sur l’appareillage, le design, la vidéo surveillance, l’enseigne, mais, en majorité, ils feront des économies sur la pastille rose dans votre gobelet rince-bouche? A ce stade, ce n’est pas le plus grave. Une fois sur leur fauteuil, comment ne pas avoir des sueurs froides lorsque, même aveuglé par le spot, vous localisez dessus des taches de sang fraîches ou sèches? Sans parler de celles qui décorent les branches de cette espèce de poulpe mécanique. Le coup de grâce vous sera porté lorsque votre dentiste se postera face à vous, le tablier sale et qu’il se mettra à choisir des pinces non sorties de son four stérilisateur. J’avoue ne pas avoir hésité à en prendre congé sur le champ et non sans créer un scandale.

Imaginez alors ce que peut ressentir une personne comme moi, dans un atelier de prothésiste qui ne se lave même pas les mains pour manipuler le bridge qu’il va directement placer dans la bouche de mon pauvre ami. Il a fallu que ce soit ce dernier qui le lui demande. Cet individu, pas même paré d’une blouse de travail, dérangé par cette remarque, lui a rétorqué qu’il ne fallait pas être aussi pointilleux. Qu’il valait mieux s’en remettre à la protection du Créateur. Et sans tiquer le moins du monde, il a saisi une fraiseuse, sans en changer la tête, pour réparer les dents de mon ami. Là, le comble a été atteint; je ne pus m’empêcher d’intervenir. Insensible à mon discours, il a continué sa besogne. A la fin de la séance, après avoir été rémunéré, il s’adressa à moi.

«Monsieur, m’a-t-il dit, regardez ce que je réalise comme exploits toute la journée et personne ne s’est jamais plaint de quoi que ce soit. Imaginez le bonheur de ces vieux avec des dentiers en résine flexible. J’ai redonné l’espoir d’une vie meilleure en changeant la bouche de vrais monstres». Preuves à l’appui, il me montra sur son ordinateur une série de photos de personnes dont il avait équipé la bouche de prothèses. J’ai failli tourner de l’œil à la vue de ce spectacle. Malheureusement, mon ami qui me connaissait bien a mis fin à cette conversation en me bousculant vers la sortie. Il était très inquiet qu’un drame ne se produise sur les lieux. C’est sur lui d’ailleurs que je rabattis ma colère, parce qu’il ne m’avait pas laissé l’occasion d’exposer à cet orfèvre de la dentition ce qui découle d’un manque d’asepsie. Je constatais avec horreur que mon ami était aussi inconscient que son prothésiste. Selon lui, j’en faisais trop et qu’il n’y avait pas de risques de maladies à importer ou exporter. Finalement, pour eux, j’étais une sorte de Don Quichotte seul à combattre les maladies causées par manque d’hygiène. Ce que j’espère du fond du cœur avec ce récit, c’est qu’il y ait plus de contrôle par les organismes de la Santé publique dans les cabinets de prothésistes et même chez les dentistes. A mon humble avis, il s’agit d’une urgence qui mérite son importance».

Mariem Bennani

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Un commentaire

  1. Ce fait soit existe en France et c’est passible de prison car exercice illégal ​de la médecine, soit est dans un autre pays où c’est autorisé !
    Ce qui est vrai c’est que dans n’importe quel pays, les acteurs de ces professions devraient avoir un minimum de conscience à commencer par se protéger eux mêmes​

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