mardi 22 août 2017

Symposium de la CAF : Ce qui va changer pour le foot africain

Dans son discours de clôture des travaux du Symposium de la CAF, le président de la FRMF, Fouzi Lekjaa, a qualifié cet événement de tournant décisif pour le football africain.

Pendant deux jours, le Symposium de la CAF a réuni d’importantes personnalités du football, notamment le président de la FIFA, Gianni Infantino, le président de la Confédération africaine de football, Ahmad Ahmad ainsi que les présidents de fédérations, des entraîneurs, des joueurs et des arbitres. Plusieurs recommandations ont été faites au Comité exécutif qui s’est réuni, jeudi 20 juillet à Rabat, pour décider de l’avenir de la pratique du football en Afrique. 
Dans son discours de clôture, Fouzi Lekjaa, président de la FRMF, a souligné que le Maroc et la FRMF resteront à la disposition du continent et de la CAF, pour contribuer à toutes les décisions. L’essentiel, a-t-il dit, est de servir le football africain et la jeunesse africaine: «Notre mission est de porter l’espoir de 500 millions de jeunes dans ce continent. La passion qui nous anime est notre force. J’espère que l’esprit familial né dans ce symposium se renforcera davantage».

Les décisions de la CAF

Le Comité exécutif de la CAF a suivi à 70% les recommandations émises par les groupes des experts qui ont animé les huit ateliers du symposium, dont la plus attendue concerne le changement du format de la CAN. Dorénavant, le nombre d’équipes participantes à la Coupe d’Afrique passera à 24, au lieu de 16 actuellement. La compétition est déplacée également en été, entre les mois de juin et juillet, au lieu de janvier-février actuellement. L’information a été communiquée par Ahmad-Ahmad en personne, à sa sortie de la réunion du Comité exécutif. Le patron du football africain a qualifié les décisions prises d’«historiques pour tout le monde».

La compétition, qui se jouait avec 16 équipes, continuera de se disputer tous les deux ans, les années impaires, exclusivement sur le continent africain et avec des sélections nationales africaines. Ces changements font partie des résolutions émanant des différents ateliers constitués lors du 1er Symposium sur le football africain, tenu les 18 et 19 juillet au Centre international de conférences Mohammed VI de Skhirat.

Les nouvelles mesures

Le changement de la date d’organisation de la CAN, mesure phare de la CAF, va offrir la possibilité à plusieurs nations de disputer cette Coupe. Il permettra ainsi à la Confédération africaine de s’aligner sur le calendrier européen et, par conséquent, mettre fin au bras de fer qui oppose à chaque Coupe d’Afrique les clubs européens, où évoluent la plupart des joueurs africains et les fédérations africaines. Le changement devra également toucher les compétitions interclubs de la CAF (la Ligue des champions et la Coupe de la CAF).

Les conclusions préconisent aussi de tenir compte des contraintes géographiques lors des tirages au sort, notamment dans les phases préliminaires, pour réduire le temps de voyage et les dépenses des équipes. Et ce n’est pas tout. Les pays organisateurs devraient remplir de nouveaux critères en termes d’infrastructures hôtelières ou encore de qualité des stades. L’objectif est de rehausser le niveau de ces compétitions, afin de les rapprocher des standards européens.

Concernant le système des licences des entraîneurs, les experts ont appelé à mettre fin aux diplômes d’équivalence de la CAF. Les experts ont relevé que cette harmonisation a contribué à banaliser le diplôme de la CAF. L’autre recommandation est de réformer et d’harmoniser les programmes et contenus des licences. Ces contenus n’ont pas été revus depuis 2009, date de leur mise en place, alors que l’UEFA, qui a développé ces contenus en 2005, a revu ses programmes en 2010 et en 2015. Le volume de formation pour l’obtention d’une licence devra être conséquent. En outre, chaque entraîneur devra avoir un numéro de matricule permanent de la CAF.

Toutefois, la question de la Coupe d’Afrique 2019 n’a pas été tranchée. La CAF devra envoyer dans les jours qui viennent une commission d’inspection pour évaluer l’état d’avancement des chantiers. Si la commission juge que le Cameroun n’est pas prêt à organiser la compétition, la CAF lancera un appel à candidatures pour organiser cet événement.

Ghita Hanane

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