vendredi 28 avril 2017

Fondation AWB : Redémarrer la machine à fabriquer des champions

A l’occasion de la Journée internationale du sport, la Fondation Attijariwafa bank a organisé, à Casablanca, la 27ème édition de son cycle de conférences «Echanger pour mieux comprendre», sous le thème: «Le Sport au Maroc: comment redémarrer la machine à fabriquer des champions?».

Cette rencontre, qui visait à identifier des pistes de réforme du sport national, a réuni une assistance de qualité, composée de dirigeants de clubs et de champions internationaux, entre autres Nawal Moutawakil, Krimo et Aberrazak El Allam. Elle a été animée par un panel d’experts prestigieux dans les domaines du sport, à savoir le foot, en la personne de Nasser Larguet, Directeur technique national de la FRMF et l’athlétisme, avec Aziz Daouda, Directeur technique de la Confédération Africaine d’Athlétisme. En outre, la présence du Professeur Rachid M’Rabet, Directeur de l’Ecole Doctorale du Groupe ISCAE, a apporté une dimension académique au débat.

En ouverture de la conférence, Omar Bounjou, Directeur général du groupe Attijariwafa bank, a rappelé que les valeurs d’Engagement, de Leadership et de Solidarité que véhicule le sport sont inscrites dans l’ADN du Groupe. Raison pour laquelle ce dernier reste très sensible à la question du sport, en général et à la situation du sport marocain, en particulier. «Il est de notre responsabilité, à tous, décideurs publics, opérateurs privés et acteurs de la société civile, d’œuvrer pour redonner au sport marocain toutes ses lettres de noblesse et favoriser l’émergence de nouveaux talents capables de fédérer notre jeunesse», a insisté Bounjou. Le sport étant un phénomène social et culturel, cette thématique interpelle toutes les couches sociales et toutes les catégories socio-professionnelles.

Sport marocain, forces et faiblesses

Sous la modération de Belaïd Bouimid, ancien Président de l’Union des Journalistes Sportifs Africains, les intervenants ont livré un diagnostic sans concession du sport marocain. Les panélistes ont ainsi insisté sur les problématiques de la détection-formation des jeunes talents, de l’étiolement du sport de masse, de la formation des cadres, des techniciens et des managers du sport, de l’aménagement du cadre juridique de la pratique du sport et, surtout, du poids de l’Histoire, ainsi que sur le fort impact de la donne culturelle sur les performances des sportifs marocains.

Selon Daouda, le sport comporte des déterminants et des facteurs favorisant la réalisation de performances que les différentes disciplines sportives doivent s’approprier, pour créer de nouveaux champions nationaux. Pour M’Rabet, «les compétences et le citoyen marocain n’ont pas été associés au sport dès le départ et les gens ne se sont pas appropriés leur Sport. Nous devons arriver à faire en sorte que le public, le spectateur et le citoyen lambda puissent s’approprier l’activité sportive, quel que soit son niveau».

De nombreuses réalisations ont été accomplies dans le sport, notamment le football, avec la mise en place d’une série d’actions et de programmes qui ont permis au football marocain de récolter quelques bons résultats ces dernières années. Larguet a pour sa part estimé: «Il était nécessaire de doter les ligues régionales de ressources humaines et de former les cadres. Nous avons tous les ingrédients pour relancer la machine, il nous manquait la méthode. Ce à quoi nous nous sommes attelés».

Les échanges avec l’assistance, qui se sont déroulés dans une ambiance passionnée, ont mis le doigt sur la nécessité de rajeunir les dirigeants des Clubs. Acteurs associatifs, sociologues et techniciens du sport se sont ainsi succédé pour partager leurs expériences de terrain.

A travers cette nouvelle conférence, la Fondation Attijariwafa bank réitère son engagement à promouvoir un débat constructif sur des problématiques culturelles, sociales et sportives qui concernent l’avenir du Maroc.

Hamid Dades

Repères

– Le Maroc est le 1er pays en Afrique, en termes d’investissements dans le Sport.

– Le budget prévisionnel alloué au sport est estimé à plus 2,6 milliards de DH, en hausse de 33% par rapport l’exercice budgétaire précédent.

– Il faut en moyenne tester 10.000 jeunes pour détecter 1 talent à même de devenir un futur champion. Ce ratio est valable pour toutes disciplines sportives.

– Une politique performante de détection de nouveaux talents équivaut à 60% du chemin parcouru. Les 40% représentent la politique de formation, l’encadrement, les infrastructures, etc.

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