lundi 23 octobre 2017

Mostapa Daoudia, poète

Mostapa daoudia

Le poète Mostafa Daoudia, natif de Tétouan, a fait ses études universitaires à Dahr Elmehraz, dans la ville de Fès. En 1981, il est devenu professeur de langue française et il a enseigné la langue de Molière durant quatre décennies avant d’être à la retraite en 2013. «Comme j’étais orphelin, il y avait un professeur français qui se nommait Oudouze, qui prenait soin de moi. Il était pour moi comme un père. Il m’achetait souvent des habits, surtout lors des fêtes. C’est quelqu’un de très généreux et il m’a marqué à jamais.

Ce professeur nous apprenait, mes amis et moi, le français, la poésie et la littérature au centre culturel français. Je suis aussi du genre qui apprend vite et qui mémorise tout ce que j’apprends. Tout cela a fait de moi un passionné des lettres et un tisseur de mots», a dit le poète Mostafa Daoudia. Ce dernier a participé à différents festivals régionaux, dont celui de la ville de Tétouan, de Martil, de M’diq, de Tanger, d’Assilah, de Larache, de Fès et de Casablanca. Il était également de la partie à la journée Internationale de Poésie qui s’est déroulée du 19au 22 mars 2014 à Assilah. Mostafa Daoudia, dont les extraits de ses poèmes ont été publiés dans différents support marocains (Al Bayane, entre autres), a également publié son premier recueil, Le Zéphir aux Editions Langlois Cécile de Paris, en 2014. «Nous étions dix auteurs qui avons été choisis par les Editions Langlois Cécile et j’étais le seul marocain. Ce recueil, je l’ai présenté à Rabat à D’Art Louane, au mois de mai. Et j’ai fait plusieurs lectures dans plusieurs cercles culturels, Cafés littéraires. Tanger, Marrakech… etc. J’étais même invité à la Radio de Tétouan Maroc Chaine Inter par Adib El Machrafi, dans son émission du 06.05.2014 », raconte Mostafa Daoudia. «Le Zéphir s’écrit de deux façons, mais la majorité l’écrit avec un Y au lieu du I ; une façon d’attirer l’attention des lecteurs intelligents et avertis. Ce recueil m’a emporté dans les cieux. Je l’ai écrit au creux de mes mains et aux prunelles de mes yeux. C’est en fait mon bébé et je l’ai dédicacé à ma chère mère. J’ai donc écrit dans sa préface, «A toute femme illettrée qui a accouché l’écriture dans la plume de sa progéniture», informe Daoudia. Les poètes ont leur style !
«On est tous poètes quoiqu’on n’arrive pas à tisser les mots. On a tous une mélodie et un chant dans nos intérieurs. Parfois, on écrit et on oublie, la preuve: ma mère. Illettrée, elle me chantait de la poésie dans sa langue maternelle rifaine et quand je lui demandais de me chanter les mêmes chansons, elle me répondait à chaque fois qu’elle oubliait et commençait à me chanter d’autres poèmes. La poésie, elle est en nous. Je ne me considère pas poète, je me considère comme un tisseur de mots et un troubadour, parce que je me déplace souvent entre les villes pour lire mes poèmes», lannce Mostafa Daoudia. Et il ajoute: «Je compose de la poésie prosodique et je suis très influencé par la Littérature de l’Amérique Latine, parce que ce les latino-américains était les pionniers de ce courant poétique. L’Amérique Latine symbolise pour moi la civilisation de création et je suis très influencé par le poète, écrivain, diplomate, homme politique et penseur chilien, Pablo Neruda». «Je refuse par la poésie en prose, les normes classiques de la poésie classique, figées. Je suis aussi rebelle dans la poésie que dans la vie. A travers ma poésie, je me cherche et je cherche l’autre. Les messages humains que véhiculent mes poèmes prônent la diversité dans la culture. La poésie a une ligne de diversité et de tolérance et je suis ainsi. La lecture de ma poésie, je la fais de façon théâtrale. Je suis toujours accompagné par des musiciens, que ce soit un flûtiste, accordéoniste, guitariste, violoniste… Quand je lisais mes poèmes, les mots m’emportent dans un autre monde. Je rentre en transes, j’oublie même le public. Je cherche toujours à partager ma passion de poésie à toute personne, tous âges confondus, pour la joie de lire, d’écouter tout ce qui est beau…», conclut le poète Mostafa Daoudia.

Badia Dref

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