mardi 24 octobre 2017

Hammouda Zaoui, artiste peintre

hammouda zaoui peintre

Né en 1957 à El Jadida, Hammouda Zaoui, artiste peintre, étudie d’abord au lycée technique Jaber Ibnou Hayane, à Casablanca, option «Arts Appliqués», où il décroche un diplôme en «Publicité» en 1981.

En 1984, il obtient un diplôme d’«Architecture d’intérieur» à Liège, en Belgique. De retour au Maroc, il devient professeur d’art plastique à El Jadida.
Parallèlement à son travail d’enseignant d’art, il contribue à des expositions d’art plastique. En 1986, il participe à une exposition collective des professeurs d’arts plastiques de Fez et de Rabat. En 1990, il expose ses œuvres au Centre culturel du Maârif (Casablanca). Et en 1991, il participe au Festival d’Argane à Essaouira et aux Six jours à Nice, en France. En 1994, il prend part à la grande exposition de 15 tableaux géants à El Jadida. L’année suivante, il se joint à la nouvelle vague artistique, un circuit de 25 villes à travers le royaume. En 1996, il contribue à Performance Installation à la Cité portugaise et en 1998, il expose ses toiles à la Faculté des Sciences de Aïn Chock à Casablanca.
En 2010, Zaoui participe à Installation Zaoui-Zokhrouf à la galerie Chraibia à El Jadida et en 2012, il contribue au Festival international des arts plastiques de Settat. Cette même année, il participe à une exposition internationale Picassina Collectiva à Malaga (Espagne) et collabore à «La nuit des Galeries» à la galerie Chaïbia à El Jadida. Il contribue aussi à l’International Artist Self-portrait à Rome (Italie, 2012). En 2013, Hammouda Zaoui participe au Festival national des arts plastiques à Agadir et à Performance peinture/music à Rabat, ainsi qu’à Performance peinture/poésie à Azemmour. Il prend aussi part à une Expo collective à la médiathèque Hassan II. Enfin, le 31 janvier 2014, il participera au Premier festival national des arts plastiques à El Jadida. Zaoui compte aussi participer à une exposition collective qui se déroulera en Égypte en 2014.
«Au-delà du plaisir de peindre, toute la beauté de l’art abstrait réside pour moi dans le fait qu’il est sans frontière. Chacun, peu importe sa culture ou son origine, peut s’y retrouver et ressentir des émotions qui lui sont exclusives: voir et concevoir d’une certaine manière et considérer d’une façon spécifique», souligne-t-il. Et d’ajouter: «Je me concentre sur l’acte même de peindre et non pas sur le résultat. Ces tendances revendiquent davantage une manière de travailler qu’un véritable style. J’ai expérimenté les différentes tendances de la peinture abstraite qui renoncent à toute règle de forme et de composition et privilégient l’acte spontané en essayant d’atteindre l’essence de l’objet pour donner une expression parfaite, simple et pure. La plupart de mes compositions se développe dans le rythme circulaire et dynamique de la couleur. Même si quelques éléments figuratifs apparaissent, la couleur reste le sujet du tableau».
Selon l’artiste peintre, l’art abstrait est avant tout une réflexion sur la peinture. Il n’est pas lié au monde de l’apparence, mais instaure un basculement radical contre une conception de l’œuvre déterminée par le culte de la ressemblance (émotionnelle, plastique, esthétique, symbolique, spirituelle). «Chaque couleur peut avoir une influence et nous émouvoir. Cet effet peut être amplifié par les formes qui contiennent ces couleurs. L’harmonie de la couleur et des formes doit reposer uniquement sur la mise en contact avec l’âme humaine. Ces tourbillons de couleurs et de formes représentent pour moi un examen de soi, une expression de soi, une découverte de soi», explique-t-il. «Le public n’arrive pas à se détacher de sa perception objective pour atteindre le contenu artistique car, dans ma dernière démarche artistique, je désarticule les objets pour les traduire dans des signes autonomes. Les couleurs deviennent réelles en tant que couleurs, raison pour laquelle je revendique la primauté du regard spirituel sur la perception objective. Les références ne sont plus dans le monde réel, mais à l’intérieur de l’être où se trouve l’essence de la création», relève Zaoui. «Le défi que je veux relever, c’est de pousser le public à savoir observer et extraire la beauté de tout ce qui est laid et de pouvoir analyser, selon ses émotions, la psychologie des couleurs, formes et signes et de les interpréter positivement de façon à voir dans une abstraction une réalité vécue», conclut Hammouda Zaoui.

Badia Dref

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