dimanche 22 octobre 2017

L’homme qui veut sauver les animaux

Ane maltraite maroc

Nous avons reçu cette lettre émouvante d’un «militant» de la défense des animaux. D’autres, avant lui avaient mené campagne sur le même sujet. Lui ne savait pas à qui s’adresser. Il a envoyé une sorte de bouteille à la mer. Nous avons choisi de la transmettre… Voici.

«Par ce courrier, j’attire votre attention sur les conditions de vie, ou plutôt de survie, des animaux au Maroc. Je me suis rendu il y a peu au Maroc et comme toutes les fois où je m’y rends, je constate avec effroi et énormément de tristesse le malheur des animaux.
Les chiens, les chats, survivent tant bien que mal en se nourrissant du peu qu’ils trouvent dans les poubelles. Ils ne peuvent malheureusement pas compter sur la générosité et la compassion des habitants, qui sot pour ainsi dire inexistantes. En plus d’être affamés, ils subissent le mépris des gens qui les chassent la plupart du temps.
A ça il faut ajouter le fait qu’ils ne sont pas stérilisés et donc qu’ils se multiplient indéfiniment, ce qui n’arrange en rien la situation désastreuse dans laquelle ils sont.

Dans certaines villes, les gardes chasses organisent des battues prétextant que les chiens et chats ont la rage. C’est vraiment désespérant !
Les ânes et les chevaux ne sont pas épargnés par cette situation.
Ils sont exploités de manière inhumaine pour le travail où ils doivent tirer la plupart du temps des charrettes surchargées de gravats et produits en tous genres. J’ai été moi-même témoin d’un cheval qui était chargé de gravats et qui n’arrivait pas à avancer ; et le propriétaire le tapait et tapait encore. Avec quelques passants choqués de ce comportement, nous avons poussé la charrette pour aider cette pauvre bête à pouvoir se lancer malgré la surcharge de la charrette. Le pire étant que pour le propriétaire il n’y avait rien d’anormal dans ce qui se passait, ni dans son comportement. C’est révoltant. Ils les font travailler du matin au soir sous la chaleur et le soleil, sans eau ni nourriture.
Quand ils sont à bout de force, pour les faire avancer, les propriétaires les rouent de coups de bâton. C’est vraiment terrible de voir ça.
Je ne suis qu’un ouvrier travaillant en France et j’essaie, dans la mesure du possible, de venir en aide à ces animaux en leur apportant de la nourriture et du réconfort quand je suis sur place. J’en parle aux imams afin qu’ils sensibilisent un peu les gens à cette triste situation. Malheureusement je ne dispose que de peu de moyens et je n’ai pas d’influence pour faire évoluer les choses.
C’est pourquoi je me tourne vers vous en espérant que cette lettre aura attiré votre attention sur la situation catastrophique et que vous pourrez leur venir en aide».

Ahmed Sbai

Voir aussi

Une «Semaine Maroc-Afrique» à Washington

Le patrimoine culturel marocain et africain sera à l’honneur lors de la première édition de …

Un commentaire

  1. Il existe malheureusement de nombreux pays ou les animaux sont très mal traités. Votre lettre est touchante et ne manque pas de sens. Vous avez raison de continuer votre combat et de faire bouger les choses.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter du Reporter

Pour recevoir les dernières actualités et mises à jour de notre équipe.

Félicitations vous êtes bien inscrit(e) !

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer des services, contenus ou publicités adaptés selon vos centres d'intérêts. En savoir plus.