lundi 26 juin 2017

Rupert Joy, ambassadeur de l’Union européenne au Maroc

«Les solutions seront apportées à l’issue des réunions entre les deux parties»

Rupert Joy le réaffirme: «Le Maroc est un partenaire clé pour l’Union européenne et l’Union européenne est un partenaire clé pour le Maroc. Les deux parties continuent de travailler ensemble, afin d’élargir leur champ de coopération et renforcer les acquis du partenariat». Il ajoute que les services européens et marocains poursuivront leurs concertations jusqu’à trouver un terrain d’entente pour le développement des relations entre les deux parties, notamment dans le domaine agricole. Entretien.

Entretien

Suite à la réunion de la Commission de l’agriculture de l’UE, le 28 février dernier, où il a été rappelé qu’il fallait appliquer l’arrêt de la Cour de Justice européenne de décembre dernier, relatif à l’Accord agricole Maroc-UE -et donc n’appliquer cet accord aux produits du Sahara qu’après consentement de la population locale-, Vincent Piket, chef de la Division Maghreb du Service d’action extérieure de la Commission européenne, a indiqué qu’il n’y avait pas de cadre juridique clair concernant les produits du Sahara, mais que l’UE compte collaborer étroitement avec le Maroc pour toute solution à ce problème. Ce travail commun a-t-il commencé?

Comme indiqué dans la déclaration conjointe de Madame Federica Mogherini, Haute représentante et vice-présidente de la Commission européenne et Monsieur Nasser Bourita, ministre marocain délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, du 7 février dernier, dans laquelle les deux parties ont convenu que les équipes techniques se réuniraient bientôt pour élaborer en détail la voie à suivre, concernant les relations commerciales entre elles, des réunions ont effectivement eu lieu récemment entre les services européens et marocains. Ce dialogue s’est effectué dans un climat serein et constructif et se poursuivra, afin de s’entendre sur les arrangements nécessaires à la poursuite et au développement des relations entre les deux parties, notamment dans le domaine agricole. Le Maroc est un partenaire clé pour l’Union européenne et l’Union européenne est un partenaire clé pour le Maroc et les deux parties continuent de travailler ensemble, afin d’élargir leur champ de coopération et renforcer les acquis du partenariat.

L’Accord de pêche Maroc-UE est la prochaine étape. Si une solution juridique n’est pas trouvée d’ici là, cet accord ne pourra pas être renouvelé. Le Maroc et l’UE ont-ils le temps et les moyens de trouver une issue juridique dans les délais?

L’Accord de pêche est un texte juridique différent, avec des précisions différentes. La procédure judiciaire relative à l’accord de pêche est toujours en cours. Par conséquent, toute autre considération à cet égard sera purement hypothétique. Nous ne faisons pas de commentaires sur des scénarios hypothétiques. Toute considération sera prise en temps voulu, une fois que le cas est réglé.

Sinon, quelles perspectives? Quelles solutions voyez-vous qui seraient à même d’assurer la continuité de l’Accord agricole entre le Maroc et l’UE, globalement?

Les solutions seront apportées à l’issue des réunions entre les deux parties.

Les exportateurs agricoles marocains se plaignent de se heurter à des restrictions récurrentes à l’entrée des marchés européens. Que leur répondre?

La Délégation de l’UE au Maroc, ainsi que nos services de la Commission européenne ne sont pas au courant de ces plaintes. Par ailleurs, les échanges dans le cadre de l’Accord agricole ont augmenté depuis l’entrée en vigueur de cet accord en 2012, faisant du Maroc aujourd’hui un des premiers exportateurs de fruits et de légumes vers l’UE. Bien évidemment, nos services à la Délégation se tiennent toujours à la disposition des opérateurs marocains pour nous informer de tout problème qu’ils pourraient rencontrer dans le cadre de cet accord, afin de pouvoir les résoudre dans les meilleurs délais.

Propos recueillis par: Mohcine Lourhzal

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