lundi 23 octobre 2017

Mustapha El Kihel, SG de la Fédération nationale des professionnels du transport et des taxis.

«Les taximen ont eux aussi des droits à défendre»

Les taximen sont en colère contre le wali de Casablanca, Khalid Safir. Pourquoi?

Le wali de Casablanca a signé un arrêté dans lequel il détaille les règles que doivent observer les chauffeurs des petits taxis dans la métropole. Au sein de la Fédération nationale des professionnels du transport et des taxis, nous avons plusieurs remarques sur cet arrêté qui, à notre sens, regorge de restrictions visant les professionnels du secteur. Nous ne sommes pas contre la réforme du transport urbain à Casablanca. C’est pourquoi les responsables ne doivent pas oublier que les taximen ont eux-aussi  des droits à défendre.

Vous refusez donc d’appliquer l’arrêté  du wali de Casablanca. Est-ce bien bien ça?

Personne n’est contre la restructuration et le développement du secteur du transport urbain à Casablanca. En tant que représentant des professionnels du transport et des taxis dans la métropole, j’appelle le wali de Casablanca à ouvrir un débat avec les taximen, avant de prendre une quelconque décision qui ne ferait qu’électrifier l’atmosphère entre les taximen et les responsables locaux à Casablanca.  Les doléances des taximen sont ignorées par les autorités en charge de ce dossier. Une grande partie des chauffeurs des petits taxis à Casablanca ne bénéficie d’aucune protection sociale. Ils sont exploités par les propriétaires des agréments qui ne jurent que par la recette quotidienne. Au lieu d’élaborer une stratégie, pour servir les intérêts des taximen et des clients, nous remarquons, non sans regret, que les autorités locales préfèrent l’approche simpliste qui diabolise les professionnels du transport aux yeux de l’opinion publique. Cette politique doit cesser.

L’objectif du wali de Casablanca est de réorganiser le transport par petits taxis à Casablanca. Pourquoi refuser un plan de remise à niveau avant même son application?

Réorganiser le transport urbain dans sa globalité et celui des petits taxis en particulier est une urgence. Pour organiser le transport de deuxième catégorie (petits taxis), il faut s’attaquer à l’origine du problème. Je tiens à rappeler que les taximen versent régulièrement des sommes d’argent sous forme d’impôts au Conseil de la ville de Casablanca. Ces contributions financières doivent normalement servir à l’ouverture de stations dédiées aux petits taxis. Or, sur le terrain, rien de tout cela n’est appliqué. J’appelle la Cour des comptes à intervenir pour tirer au clair cette affaire.

A Casablanca la guerre entre les taxis dits traditionnels et Uber se fait de plus en plus féroce. Pourquoi?

Le conflit avec certaines entreprises privées, qui offrent des services de transport urbain à la demande, date d’il y a longtemps. Plusieurs manifestations ont été organisées par les chauffeurs de taxi dits traditionnels, contre l’Uberisation du transport urbain au détriment des taximen modestes dits traditionnels. Nous allons tout faire pour préserver les acquis et réclamer plus de droits au profit des milliers de chauffeurs de taxi modestes que nous représentons.

Propos recueillis par: Mohcine Lourhzal

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