dimanche 21 octobre 2018

Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique

Les diagnostics économiques doivent être précis et sérieux

Pour Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique,  l’Université d’été de la CGEM a été une occasion pour les opérateurs économiques et sociaux d’apporter des propositions à même de permettre la relance de la machine économique dans le Royaume. Pour y parvenir, le ministre a préconisé le développement de certains secteurs, notamment le textile, dans le cadre d’un objectif global, celui du renforcement du tissu entrepreneurial. Il a, en outre, attiré l’attention sur la nécessité de se dresser contre ce qu’il a qualifié de «nihilisme» et de «négativisme» véhiculés par certains et qui contribuent, selon lui, à véhiculer une mauvaise image du Maroc auprès des investisseurs.  

Vous avez participé à la cérémonie de clôture de la première édition de l’Université d’été de la CGEM. Quel bilan en faites-vous? 

L’Université d’été de la CGEM a été d’une très bonne facture et j’en félicite les organisateurs. Les participants à cet évènement ont été de très haut niveau, avec une contribution constructive importante. C’est exactement ce que le Maroc mérite, d’avoir une Confédération d’opérateurs responsables, disposés à se remettre en question et à venir avec des propositions, de façon à ce que le gouvernement, les syndicats, les organisations professionnelles et les Organisations non gouvernementales puissent contribuer au développement économique et social du Royaume.  

Vous avez appelé, dans votre allocution, à mettre en exergue les atouts du Maroc, tout en pointant du doigt les failles qui freinent l’élan de la croissance économique à laquelle aspire le pays. Quels sont ces freins et comment les éliminer?

Notre pays a des atouts à mettre en évidence et des points faibles à dépasser. A mon sens, le principal problème auquel le Maroc fait face, aujourd’hui, est lié à l’essoufflement de son modèle économique. Ceci dit, je constate avec regret que nous ne sommes pas tous en ordre de bataille, en matière de développement économique. Aujourd’hui, nous avons besoin de renforcer notre tissu industriel national, surtout dans les secteurs qui en ont le plus besoin, dont le textile.

Vous semblez particulièrement exacerbé par certaines personnes qui, d’après-vous, véhiculent le «nihilisme» et le «négativisme» dans la société marocaine en donnant une perception erronée du Maroc et de son économie. Dites-nous en un peu plus. 

Il est malheureux qu’un corps meure en bonne santé. Les diagnostics économiques doivent être précis et sérieux. Quand on dit que quelque chose ne va pas, il faut l’étayer avec des preuves. Dire que tout va mal au Maroc véhicule une image erronée du pays auprès des investisseurs. Il faut être objectif et prudent et savoir distinguer entre ce qui va bien et ce qui va mal dans le Royaume. Je tiens à rappeler que notre pays s’est engagé sur le chemin d’une industrialisation soutenue, à travers la mise en place de plans industriels successifs. En plus des métiers traditionnels, le tissu industriel national s’est enrichi par de nouveaux secteurs, tels que l’automobile et l’aéronautique.  Le Royaume s’est hissé en partenaire mondial crédible en ce qui concerne le développement durable. C’est dire que, certes, des problèmes subsistent, mais que beaucoup a été réalisé en peu de temps, chez nous, au Maroc.

Propos recueillis par: 

Hamid Dades & Mohcine Lourhzal

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