samedi 15 décembre 2018

Jean-Yves Clemenzo, Porte-parole du CICR pour l’Afrique francophone, basé à Dakar

Protéger les journalistes dans les zones de conflits

Quel est l’objectif de cette formation destinée aux journalistes, concernant de leur protection et le Droit international humanitaire?

C’est  très important d’organiser ce type de formation en Droit international humanitaire pour les journalistes. Nous le faisons dans la plupart des pays où nous travaillons, dans une grande partie de l’Afrique francophone.

Pourquoi précisément dans cette région du continent africain?

Parce que, malheureusement en Afrique, il y a encore des régions et des pays où il y a encore des conflits armés.

Et les journalistes dans tout cela?

Il est très important pour nous que les journalistes aient une bonne connaissance du Droit international humanitaire qui protège les personnes touchées par les conflits armés. Et c’est ce droit précisément et les conventions de Genève en la matière qui sont enseignés, aujourd’hui, lors de cette session de formation organisée à Rabat.

Quelles sont les difficultés et les obstacles qui entravent l’exercice de vos fonctions?

Les difficultés, c’est que, malheureusement, on voit depuis quelques années des conflits en Afrique; des conflits internes qui perdurent, par exemple en République Démocratique du Congo et ce, depuis près de 20 ans. En Centrafrique, on voit une situation qui ne s’améliore pas.  On a des soucis également, s’agissant du Sahel. C’est important, pour nous de ne pas oublier ces contextes.

Quel est le rôle des journalistes dans ces conflits?

Les journalistes et les médias jouent un rôle vraiment très important, pour qu’on n’oublie pas les problèmes des gens dans ces pays.

Et quelle relation du  CICR avec les médias, pour une éventuelle coopération ?

Le CICR doit être transparent: nous devons convaincre, gagner la confiance pour démontrer que nous sommes là pour aider les personnes affectées par les conflits. Et là, les médias jouent un rôle évidemment très important.

Quels médias ?

Les médias classiques, mais aussi et de plus en plus tous les médias électroniques. Les citoyens des pays touchés par les conflits doivent nous interpeller, nous poser des questions et nous leur expliquons ce que nous faisons.

Qu’attendez-vous de cette session de formation des médias à Rabat?

A titre personnel, c’est ma seconde visite au Maroc. Donc, j’ai envie de mieux connaître ce pays et davantage sa presse et ses médias, de connaître les besoins des professionnels des médias, de voir si nous pouvons aussi leur apporter quelque chose en matière de connaissances, de leur expliquer nos opérations et de voir une belle participation.

Interview réalisée par Mohammed Nafaa

Voir aussi

Omayma Achour, présidente de l’association Jossour

«Plusieurs éléments manquent à la loi 103.13» Pour la présidente de l’association Jossour, la loi …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter du Reporter

Pour recevoir les dernières actualités et mises à jour de notre équipe.

Félicitations vous êtes bien inscrit(e) !

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer des services, contenus ou publicités adaptés selon vos centres d'intérêts. En savoir plus.