lundi 11 décembre 2017

Avec Hicham Zanati Serghini, Directeur Général de la CCG

«Activité en hausse de 23% en 2016 et perspectives prometteuses pour les chantiers TPME et innovation»

En 2016, l’activité globale de la Caisse Centrale de Garantie s’est inscrite dans la progression quels ont été les principaux facteurs de cette hausse?

En effet, nous avons terminé l’année 2016 avec une hausse à deux chiffres (+23%) de notre activité qui a totalisé une enveloppe de 21 milliards de DH de crédits mobilisés grâce à l’intervention de la CCG en garanties et cofinancements. Il faut savoir que 2016 constitue la dernière année de notre plan de développement 2013-2016. Ces réalisations sont donc le fruit de cette stratégie qui a permis d’apporter des solutions adaptées aux besoins du marché pour appuyer le financement de l’investissement et de l’exploitation des TPME et faciliter l’accession au logement en faveur des ménages.  C’est aussi le reflet de l’excellent partenariat tissé aujourd’hui avec le secteur financier avec qui nous cofinançons des projets et partageons les risques pour permettre un meilleur accès au financement.

L’activité en faveur des entreprises a poursuivi son trend haussier notamment  pour ce qui est de l’activité de garantie des TPME. Comment expliquer cela ?

L’activité en faveur des entreprises a enregistré en 2016, un volume de crédits garantis et octroyés de plus de 16 milliards de DH, soit une hausse de 40%. Cette performance a été portée essentiellement par la garantie des crédits en faveur des TPME qui constitue le métier historique de la CCG, avec un volume de crédits garantis de 14,4 milliards de DH.

Ces résultats probants, la CCG les doit au dynamisme des produits dédiés d’une part, aux «Crédits d’investissement», destinés au financement de la création, développement et transmission des TPME  qui ont totalisé 3 milliards de DH, soit une hausse de 36% par rapport à 2015. Et d’autre part, aux «Crédits d’exploitation», destinés au financement des besoins de fonctionnement des TPME, aussi bien par décaissement que par signature, qui ont  connu une progression de 49% par rapport à 2015 avec une enveloppe de crédits garantis de 10 milliards de DH.

La CCG soutient aussi les TPE à travers les programmes  Damane Express, Ilayki et Mouwakaba. Les crédits qui leur ont été alloués durant l’exercice 2016 sont en hausse de 49% par rapport à 2015. Cela veut-il dire que les TPE ont de plus en plus recours à la CCG ?

Tout à fait. Depuis la mise en place par la CCG de produits de garantie dédiés à la TPE, à partir de 2012, avec l’offre générique «Damane express», nous constatons une augmentation significative des crédits alloués à cette catégorie d’entreprises. En partageant le risque avec les banques, nous avons réussi à les inciter à aller vers du downscalling en s’intéressant à une clientèle qui se caractérise par un nombre important et par des besoins de crédits de faibles montants (£1M de DH). Cela a été possible grâce à la simplicité et à l’adaptabilité de cette offre par rapport aux spécificités de la cible.

Il faut rappeler que lors de son  lancement en 2012, la garantie «Damane express»  avait permis l’octroi d’un volume de crédits de 200 MDH en faveur de 500 TPE. Cinq ans après, nous avons réalisé près de 10 fois plus en nombre, ce qui démontre tout le potentiel que recèle le marché du financement de la TPE sur lequel nous devons travailler davantage vu l’importance des besoins.

Qu’en est-il de l’activité de cofinancement ?

Je rappellerai que le cofinancement consiste à accorder conjointement avec les banques des crédits dédiés aux opérations de financement des projets d’investissement et de restructuration financière des TPME issues de secteurs cibles tels que l’industrie et les services liés à l’industrie, l’enseignement privé, l’hôtellerie et l’export.

En 2016, l’activité de Cofinancement de la CCG avec les banques a enregistré un volume de crédits de 2 milliards de DH dont 1,1 milliards de DH au titre des crédits de restructuration financière et 932 millions de DH de crédits d’investissements (en hausse de 118% pour la part de la CCG et +71% pour la part des banques). Ces crédits conjoints ont pu générer un volume d’investissement s’élevant à 1,6 milliard de DH.

Où en sont vos offres relatives aux chantiers de l’innovation ?

Je rappellerai tout d’abord qu’en vue de renforcer l’offre de financement en Equity ciblant les startups marocaines innovantes présentant un fort potentiel de développement, le Gouvernement marocain a retenu, dans le cadre de la stratégie de la CCG, la mise en place d’un Fonds d’investissement «fonds Innov Invest» destiné au financement de l’amorçage et de l’innovation. Ce projet bénéficie d’un financement de la Banque mondiale. C’est un chantier stratégique sur lequel nous travaillons actuellement avec nos partenaires.
Pour rappel, le fonds Innov Invest permet de couvrir les besoins de financement de l’innovation de l’étape pré-amorçage, à l’amorçage- création jusqu’à la croissance avec des outils d’aides et de dettes ainsi que d’equity (fonds propres).

Sur le volet de l’equity, nous avons lancé des appels à manifestation d’intérêt pour la sélection de sociétés de gestion de fonds public-privé d’amorçage ainsi qu’une offre d’investissement à l’attention de sociétés de gestion de fonds de capital risque dédiés au financement des startups innovantes.
Concernant le financement des porteurs de projet par la dette, nous allons bientôt lancer un appel à manifestation d’intérêt pour la labellisation de partenaires de l’écosystème (incubateurs, clusters, associations, réseaux…). Ces partenaires accorderont aux jeunes startuppeurs des financements sous forme d’aides et de prêts d’honneur pour la phase pré-amorçage et amorçage pour leur permettre de démontrer le potentiel et la faisabilité de leurs projets.

Et en 2017, quelles sont les perspectives de développement de l’activité de la CCG sur ses différents secteurs d’intervention?

Les perspectives pour 2017, ne peuvent être que prometteuses avec la poursuite de la croissance de l’activité en faveur des TPME. Nous prévoyons également la mise en production de l’offre en faveur des startups innovantes au titre du fonds Innov Invest, ce qui nous permettra de toucher davantage ce marché qui est caractérisé par une rareté de l’offre.

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