mercredi 25 avril 2018

Ahmed Lahlimi : Haut-commissaire au Plan

Diversifier le tissu productif du Maroc

Vous insistez sur  le potentiel de diversification de l’économie marocaine et les opportunités de sa croissance. Pourquoi un tel intérêt?

Ce qui requiert un intérêt particulier, c’est que nous ne disposons pas d’une diversité des produits que nous exportons, pour que l’on puisse corriger nos possibilités d’exportation -et, de là, la demande extérieure- et soutenir les possibilités de financement de notre développement, lequel repose plus particulièrement sur la demande intérieure.

Qu’en est-il des études que vous avez réalisées dans ce contexte précis?

Justement, depuis que nous avons réalisé nombre d’études, nous  insistons sur la nécessité de diversifier le tissu productif du Maroc.

Du fait que ce tissu productif du Maroc, s’il est diversifié, procurera plus d’opportunités de travail et une meilleure rentabilité, en plus d’une plus grande exportation et, par conséquent, plus de financement et une meilleure pérennité de notre développement.

La problématique de diversification de notre tissu productif ne date pourtant pas d’aujourd’hui…

Absolument. Elle a toujours été présente, nous l’avons d’ailleurs posée dans toutes les études que nous avons réalisées jusqu’à présent.

Quelle nouveauté aujourd’hui?

Cette fois, plus particulièrement, nous avons décidé d’aborder cette donne à partir d’une approche sur le terrain.

C’est-à-dire?

C’est-à-dire que nous avons essayé de profiter d’une étude récente, réalisée par des chercheurs à l’Université de Harvard qui sont partis d’une chose essentielle, à savoir de l’espace international où sont présents tous les produits qui existent sur le marché international.

Pourquoi insister sur la nécessité de diversifier notre tissu productif?

Tout simplement, parce que cette diversification est impérative, d’abord pour multiplier les possibilités d’emplois, de revenus et, surtout, d’exportations, donc, de renforcement de la demande extérieure, du financement de cette demande extérieure et de notre modèle de croissance qui est, aujourd’hui, tiré surtout par la demande intérieure.

Quelles sont les conclusions de cette étude?

Nous avons pu voir, dans une série de branches d’activités, quels sont les produits qui sont, aujourd’hui, exportés et ceux qui sont proches de ces produits-là qui, peut-être, requièrent les mêmes compétences et capabilités.

L’étude nous renseigne sur une chose, c’est que plus vous avez des produits proches de ce que vous produisez, plus vous avez une possibilité de les faire émerger et de leur donner une plus grande complexité. Donc, avec les deux concepts de complexité du produit et de complexité de l’économie, nous avons pu voir dans plusieurs branches économiques quelles sont les possibilités qui se présentent.

L’utilité de cette étude?

Nous avons estimé qu’une étude pareille, si elle est débattue avec des professionnels de ces secteurs, peut être utile non seulement pour voir quelles sont les possibilités qui s’offrent, mais elle donne même l’occasion de voir aussi l’itinéraire stratégique que peut prendre cette approche de diversification des produits.

Propos recueillis par Mohammed Nafaa

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