dimanche 22 octobre 2017

Sahara : Déblocage…

Certes, le dossier du Sahara a connu un relatif déblocage depuis le 22 janvier dernier, date à laquelle le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a eu un entretien téléphonique avec SM Mohammed VI, Roi du Maroc. Un entretien au cours duquel Ban Ki-Moon a apporté deux assurances importantes au Roi.
La première est «qu’il a pris dûment compte des commentaires et observations du Maroc et a donné des assurances fermes quant à la neutralité, l’objectivité et l’impartialité des responsables de l’ONU en charge de la conduite de la facilitation onusienne» (communiqué du cabinet royal).
Et la seconde –capitale- est que «la Minurso poursuivra sa mission dans le respect strict de son mandat actuel».
Fin donc de la guerre sans merci, menée par la diplomatie algérienne et tous les alliés qu’elle a pu mobiliser contre le Maroc, pour l’élargissement des compétences de la Minurso.
Ces points étant ainsi clarifiés, le Roi a de son côté assuré le Secrétaire général de l’ONU, du soutien du Maroc à «la facilitation conduite par l’Envoyé personnel» et de «sa pleine coopération» avec «les responsables» qu’il aura désignés dans le cadre de cette «facilitation».
En clair, le Maroc ne refusera pas d’accueillir l’Envoyé personnel du SG de l’ONU, Christopher Ross, lors d’éventuelles tournées dans la région.

De même qu’il ne s’opposera plus à l’arrivée à Laayoune de la nouvelle chef de la Minurso, Kim Bolduc, dont il avait contesté la nomination, pour n’en avoir pas été informé en même temps que les autres parties (et dont il avait dénoncé un positionnement partial avant même sa nomination).C’est bien ce qu’a confirmé le ministre des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, mardi 27 janvier, au sortir d’un entretien avec son homologue italien, Paolo Gentiloni, en visite officielle à Rabat, déclarant: «naturellement, après les clarifications, Christopher Ross est le bienvenu au Maroc ainsi que la chef de la Minurso, Kim Bolduc. Ils reprendront prochainement leur mission».
Mais, si la situation est débloquée dans la mesure où les agents onusiens peuvent reprendre leur mission de facilitation, l’issue de cette mission n’en est pas pour autant à portée de main. Loin s’en faut ! Sur le fond du dossier, le blocage est immuable. Quand bien même Christopher Ross reprendrait son bâton de pèlerin, que pourrait-il en sortir de nouveau ? Les pourparlers formels et informels –une dizaine à ce jour- n’ont rien donné. Ils continueront de ne rien donner, tant que les hypothèses de base restent les mêmes… Parce que les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Pour le Maroc, si Christopher Ross poursuit sa «facilitation» sur la voie diplomatique, il lui faudra admettre l’évidence-même: c’est que l’Algérie est impliquée dans ce conflit et que le véritable blocage se situe à ce niveau-là.

Bahia Amrani

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