lundi 21 août 2017

Comment étouffer Daech & co…

Aujourd’hui, plus que jamais, ces jihadistes qui disent combattre au nom de l’Islam sèment la terreur et font peur. Ils font peur aux non-croyants comme aux croyants, y compris aux musulmans. Ils font peur à tous les pacifistes de la planète. Ils font peur à tous les gouvernements, tant l’attrait qu’ils exercent sur certains jeunes transforme ces néo-convertis en ennemis de leur propre pays.
L’éloignement géographique n’existe plus. Ils ont proclamé un Etat sur les terres conquises par la force en Irak et en Syrie. Mais leurs adeptes peuvent agir au cœur des plus lointaines démocraties. Non seulement en France, ou en Norvège, mais aussi en Australie ou au Canada.
La menace est partout.
La communauté internationale a beau multiplier les réunions et prendre des «résolutions fermes», elle a beau bombarder ce qu’elle croit être des fiefs, toute son action est sapée, faussée, à la base, par la saugrenue décision de ne pas engager de troupes au sol.
On ne gagne pas une telle guerre en se contentant d’envoyer des bombes à partir du ciel.

Les Etats Unis, qui ont les premiers pris la décision de ne pas engager de troupes au sol le savent, eux qui avaient pris la même décision du temps de la guerre du Viet Nam et qui ont dû revenir sur leur décision.
Tôt ou tard, cette guerre contre les «décapiteurs» de Daech &co, aussi, les contraindra à réviser leur position et à amener la communauté internationale à en faire autant.
Parce que pour déloger les envahisseurs, leur confisquer les armes volées et neutraliser au maximum leur capacité de nuisance, il faut les affronter au sol.
Pour étouffer ces nébuleuses du terrorisme et de la barbarie qui dévoient nos compatriotes et nos enfants, il faut les priver de sanctuaires et de moyens ! C’est l’argent qu’ils font couler à flot qui attire les néo-convertis. Et ce sont les territoires mal acquis qui les font rêver.
Dans les récents témoignages de jeunes partis au Jihad (ou qui étaient sur le point de le faire), on en apprend beaucoup sur ce qui les fascine. On les entend dire «J’ai l’argent que je veux, la voiture que je veux, les armes que je veux…» et on les voit en effet arborer fièrement des kalachnikovs, conduire des tanks et mitrailler -sans compter les munitions- le présumé ennemi d’en face. Eux auxquels leur pays n’a jamais accordé la moindre attention, se voient propulsés chefs de guerre, décapiteurs glorifiés, ou précieux artificiers… En plus, ils peuvent, par des moyens détournés faire parvenir leur part de cette nouvelle fortune à leurs familles restées au pays… Une diaspora terroriste !
Ceux qui les financent si généreusement, eux aussi plastronnent. Alors que des femmes et des enfants de 7 à 10 ans se font exploser sur la place publique, tuant des innocents, les chefaillons de Boco Haram narguent la communauté internationale en affichant de larges sourires et des attitudes de conquérants.
Pour étouffer toutes ces nébuleuses, il faut les priver du nerf de la guerre : les moyens financiers ! Et cela ne se fait pas du haut du ciel bleu.

Bahia Amrani

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